PROMPSAULT
M. l'abbé Jean-Henri-Romain Prompsault, originaire du diocèse de Valence, ajourd'hui chapelain de l'hospice des Quinze-Vingts aveu gles à Paris, est auteur d'un Dictionnaire raisonné de droit et de jurisprudence en matière civile eecclésiastique, Petit-Montrouge , 3 vol. in-4^ , dont nous portons le jugement suivant dans la préface du tome IIP de notre Cours de législation civile ecclésiastique : » Ce Dictionflaire qui peut être utile à ceux qui possèdent déjà d'autres ouvrages, du même genre, renferme pourtant bien des décisions fausses, inexactes et dangereusea, de sorte qu'on ne peut s'en servir
(1) Manvef du droit ercléêiof tique françaiê.
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qu'avec une extrême réaerre. Seul, il ne pottirrait qu'induire en erreur dans une foule de questions. » Nous n'avons porté un jugement si modéré sur cet ouvrage, queparce que nous y sommes l'objet continuel des attaques de M. Vabbé Prompsault, MaisM. l'abbé Crouzet ne craint pas de dire dans son Essai de Bibliographie canonique, que « cet ouvrage renferme plus de soixante articles repréhensibles sous le rapport doctrinal et que l'auteur suppose que l'État peut réglementer les matières mixtes sans le concours et l'intervention de l'Église ; qu'il émet plusieurs propositions qui sont en opposition directe avec la bulle Auctorem fidei. »
M. l'abbé Prompsault, dans uHe Requête adressée au mois de mars 1853 à Mgr l'archevêque de Paris, se plaignait « d'être signaléaupublic, par cet article, conmie un écrivain repréhensible sur plusieurs points de doctrine, hérétique ou d'une foi suspecte sur plusieurs autres, parlementaire dans quelques-uns et dangereux pour ceux qui le consultent; que ces imputations, dénuées de preuves, rendent sa foi, ses intentions et sa doctrine suspectes. >»
Ces preuves, M. l'abbé Prompsault s'est chargé de les fournir luimême dans ses Observations sur V Encyclique du 21 mars 1853. Voici dans quels termes et avec quelle témérité scandaleuse il ose s*cxprimer en parlant du chef suprême et infaillible de l'Église : * Noui connaissons tous la haute sagesse du Souverain Pontife, le désintéressement de ses affections, la pureté de ses désirs et la droiture de ses intentions. S'il arrivait donc que l'Encyclique adressée aux évéques de France fût mal motivée, tomme nous le craignons, et renfermât des avis pernicieux iponr nos Églises, ce serait bien certainement contre le vœu de son cœur. Dire librement et franchement ce que nous pensons à cet égard, ne doit ni leçon tri ster, ni passer aux veux de qui que ce soit pour un manque de respect. Il serait eans doute fâcheux qu'une autorité aussi élevée tombât dans V erreur, mais il serait plus fâcheux encore qu'on laissât la société chrétienne subir la conséquence funeste de ses actes, plutôt que d'oser se permettre de les critiquer : la vérité est au-deBsuft de tout. Nous n'avons été choisis de préférence à tant d'autres, pour être ses ministres, qu'afinde lui rendre témoignage en toute diose sHon notre conscience, dans la sincérité de nos convictions. Ayons le courage de remplir fidèlement notre devoir, servons le dans la vérité et de tout notre cœur : car si nous marchions avec persévérance dans la mauvaise voie, nous pé^ ririons, et celui ^î nous dirige. «
Nous pourrions citer quelques autres extraits de fee genre dans les divers écrits de M. Prompsault, mais celui-ci est plus que suffisant pour faire apprécicrsa doctrine. PithoU l'aurait admirée, Fébronius l'eût signée et Richer lui-même n'eût pas hésité à la prendre sous ses auspices.
Tous les ouvrages de M. l'abbé Prompsault ont une assez mauvaise tendance pour mériter d'être condamnés par la congrégation de V Index.
QDIBN, RAGIGOD, RAMON. Wl