‹ Cours alphabétique et méthodique de droit canon dans ses rapports avec le droit civil ecclésiastiqueChapitre 82 sur 408 · SOCIALISME · texte numérisé non relu

SOCIALISME

eodéaUulâqTies àH leurs plus jeunes ans, et pour qne, rangées autour du Tabernacle du Seigneur, elles grandissent et croissent comme une plantation nouvelle dans l'innocence de la vie, la religion, la modestie, l'esprit ecclésiastique, apprenant en même temps, de maîtres choisis, dont la doctrine soit pleinement exempte de tout péril d'erreur, les lettres, les sciences élémentaires et les hautes scienoes, mais surtout les lettres et les sciences sacrées.

« Mais comme vous ne pourrez que difficilement compléter rinstniction de tous les clercs mineurs dans les séminaires ; comme d'ailleurs les jeunes gens de l'ordre laïque doivent assurément être aussi l'objet de votre sollicitnde pastorale, veillez également, Vénérables Frères, sur toutes les autres écoles publiques et pri vées, et, autant qu'il est en vous, mettez vos soins, employez votre influence , faites vos' efforts pour que dans ces écoles les études soient en tout conformes k la règle de la doctrine catholique, et pour que la jeunesse qui s'y trouve réunie, instruite dans les lettres , les arts et les scienoes, n'ait que des maîtres irréprochables sous le rapport de la religion et des mœurs, qui, lui enseignant aussi la véritable vertu, la mettent en mesure de reconnaître les pièges tendus par les impies , d'éviter leurs funestes erreurs et de servir utilement ot avec éclat la société chrétienne et la société civile.

u C'est pourquoi vous revendiquerez la principale autorité, une autorité pleinement libre sur les professeurs des disciplines sacrées et sur toutes les choses qui sont de la religion ou qui y touchent de près. Veillez à ce qu'en rien ni pour rien, mais surtout à ce qui touche les choses de la religion, on n'emploie dans les écoles que des livres exempts de tout soupçon d'erreur. Avertissez ceux qui ont charge d'âmes d'être vos coopérateurs vigilants en tout ce qui concerne les écoles des enfants et du premier âge. Que les écoles ne soient confiées qu'à des maîtres et à des maltresses d'une honnêteté éprouvée , et que pour enseigner les éléments de la foi chrétienne aux petits garçons et aux petites filles on né se serve que de livres approuvés par le Saint-Siège. Sur ce point nous ne pouvons douter que les curés ne soient les premiers à donner l'exemple, «t que, pressés par vos incessantes exhortations, ils ne s'appliquent chaque jour davantage à instruire les enfants des éléments de la doctrine chrétienne , se souvenant que c'est là un des devoirs les plus graves de la charge qui leur est confiée (1). Vous devrez de même leur rappeler que dans leurs instructions soit aux enfants, soit au peuple, ils ne doivent jamais perdre de vue le catéchisme romain publié, conformément au décret du Concile de Trente, par l'ordre de saint Pie V, notre prédécesseur d'immortelle mémoire, et recommandé à tous les pasteurs des âmes par d'autres Souverains Pontifes, notamment par Clément Xm, comme vnsicour» onna peut plus propre à repouBSw les fraudes de$ opinCotu pMverseê, à propager et à établir ^une motiière solide la véritable et saine doctrine (2).

M Vous ne vous étonnerez pas. Vénérables Frères, si nous vous parlons tm peu lon^ goement sur ce siget. Votre prudence, assurément, a reconnu qu'en ces temps périlleux nous devons, vous et nous, faire les plus grands efforts, employer tous les moyens, lutter avec une constance inébranlable, déployer une vigilance continuelle pour tout ce qui touche aux écoles, à l'instruction et à l'éducation des enfants et des jeunes gens de l'un et de l'autre sexe. Vous savez que, de nos jours, les ennemis de la religion et delà so^ ciété humaine, poussés par un esprit vraiment diabolique, s'attachent à pervertir par tous les moyens le co9ur et l'intelligence des jeanes gens dès le premier âge. C'est pourquoi il n'y a pas de moyen qu'ils ne mettent en œuvre, il n'y a pas d'entreprise audacieuse qu'ils ne tentent pour soustraire entièrement à l'autorité de l'Eglise et à la vigilance des sacrés pasteurs les écoles et tout établissement destiné à l'éducation de la jeunesse.

•< Kous avons donc la ferme espérance que nos très chers fils en JéBus-ChrÎBt, tous

(I) Concile de Trente, geuion xinr, «A. 4; Benoit ut, Oonslltatlon KtH minime^ du 7 février 1744. (9) Lettre enefcllqne k loos let éydqnet, dn 4i Juin 4761.

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lea princes <!e HtafËe , aidevont volve fraternité de I«nr f/tàêtâsit pcRTOiia^, Éfin que vous puiseles remplir avec plus de fruSt les devoirs dO votre charge* que liions venons de rappeler. Nous ne doutons pas non plus qu'ils n'aient la voidnté de prOliéger VEglise et tous se» droits, soit spirituels, soit temporels. Rien n'est plus conforme à ki rdîgion et à la piété qu'ils ont^héiftée de leurs ancêtres, et dont ils semontrent animés. U lie peut pas échapper à leur sagesse que la cause première de tous les maux dorit nous sommes accablés n'est autre que le mal fait à la religion et à l'Église catholique dans les temps antérieurs, mais surtout à l'époque où parurent les protestants. Us voient, par exemple, que le mépris croissant de l'autorité des sacrés Pontifes, que les viofartions chaque jour plus multipliées et impunies des préceptes divins et eeelésiaslaques, ont diminué dans une proportion analogue le respect du peupla pour la puissance ekile, et ouvert aux ennemis actuels de la tranquillité puhliqise une voie plus large aui^ révoltes et aux séditions. Ils voient der même que le speotaele sowent renouvslé des biens tempordsde l'Église envahis, partagés, vendus- publiquement , quoiqu'ib lui appartinsnoit en vertu d'un droit légitim» de propriété, et que l'affaiblissesnedt, au sein des peuples, du sentiment de respect pour les propriétés oonsaterées par une destination reUgienBe, ont eu pour effet de rendre un grand nombre d'hommes plus aoeessibles ainx âsurtiona audamenses du nouveau SociëUttm et du Cùmmurnsm», enteigiiaiit que Von peot de même s'emparer des antres propriétés et les partager on les trbnsfonuer de toute' dnfo« manière pour l'nsago de tous. Ils voient de plus letottbef' peu à peu svar la puissaaoe civile tontes les entiaives multipliées jadis aveo tant de persévérance pour empêcher lea pasteurs de l'Eglise d'user librement de leur autorité saerée. 13s voient enfin qu'au milieu des eaUmntés qui nous pressent, il est impossible de trouver un remède d'un effet plus prompt et d'une plus grande efficacité que ia religion et l'Église catbeHqiie réfleurissant et reprenant sa splendeur dans toute l'Italie , l'Église oatiioliqne qui possède, on n'en peut douter, les meyonv les plus propres à seoourir les indigences diverses de riiernsne dans toutes les conditions.

M Et, en effet, pour employer ici les poroks de soinlÀugustin : w L'É|^ise calholi« «« que ombrasse non seulement Dieu lui-même , mais enoofe l'amour et la charité pour M le prochain, de telle sorte qu'elle a des remèdes pour toutes les maladies qn'éprou- M vent les êmes à cause de leurs péchés. Elle exerce et ensôgne les enfants d'une >« manière appropriée à leur fige, les jeuses gms avec force , les vieillards aveo tran- <i qailHtè, chacun, en un nmt, selon que l'exige l'âge, non pas seulenMnt de son corps i< mai» encore de son ftme. Elle soumet la femme à «on mari par une chaate et fidèle M obéissance, non pour assouvir le Ubertinage, mais pour propager la iMioe huoMine et «. conserver la société domesëque. Elle met ainsi le mari an-dessus- de la femme, non » pour qu'il se joue de ce sexe plus faible, mais afin qu'ils obéissent tous deux aux M lois d'un sinoèro amour. Elle assujettit les fils à leurs parents dans une sorte do aeru ^tudo libre , et l'autorité qu'elle donne aux parents sur leurs enfants est une sorte ** do domfaïaition compatissante. Elle unit les frères auac frères par un lien de religion «« plus fort, ^u» étroit que le lien du sang, elle resserre tous les liens de paarenté et M d'alliance par une charité mutuelle qui respecte les nesuds de la nature et ceux •< qu'ont formés les volontés diverses. Elle apprend aux serviteurs à s'attacher à leurs •« maîtres, nos pas tant à oausjs des nécessités de leur conditien que par l'attrait du •• devoir; elle rend les maîtres doux à leurs serviteurs par la pensée du maître comtt mun, le Dieu suprême, et leur fait préférer les voies de la persuasion aux voies de la u oontrainte. Elle lie les citoyens aux citoyens , les nations aux nations, ot tous les « hommes entre eux, non seulement par le lien social , mais encore par une sorte de u fraternité, fruit du souvenir de nos p^miers parents. Elle enseigne aux rois à avoir u toi^jours en vue le bien de leurs peuples ; elle avertit les peuples de se soumettre aux i« rois. Elle apprend à tous, avec une sollicitude que rien ne lasse, à qui est dû Thoni< neur, à qui l'affection, à qui le respect, à qui la crainte, à qui la coiMolafeioii, à qui

SOCIÉTÉS vmÂtBE», socdoÉfr sacRism, sodomie, m

» Taverteemeit, h qai l'exhMtatioii, à qni iM cKacip^*^ à^i la vépTîmftiide, à qiû le •« suppHoe, aumtrani <!axnnra toutos ehose^iie fiont pu dnes à tous, ibaîs qu'A tons est •4 due la charité et à pcrsoBoe rinjufttiee (1). "

M C'est donc notre devoir et le votre, VénéraUefi Frères, de ne reculer devant ancun labeur, d'affronter toutes les difficultée, d'employer toute la force de notre lèle pastoral pour protéger chez les peuples italiens le culte de la religion catholique, non seulement en nous opposant énergiquement aux efforts des impies qui trament le complot d^amchcr Fltalîe elfe-m^e du sein de l'Égïïse , mais encore en travaillant puissamment à ramener dam la voh an sahit cor file dégénérés âer VlttSle qtà à^h. ont eu In foihfesae àt svlaissep sédaîra.

« Maû tout bien emeéttût- et to«t èsn fmr£Bà% ykm^ d'en haofc ; appiotbonv d«m* avec confiaoee da tiôna de la gtàce, Vénérable» Fikra», ne cemona pas de yiter ovw supplication, de conjurer par des piièrea pabUquee et particnllèrefi le Père céleste dee lainières et des miséricordes, afin que, par les mérites de san Fils unique notre Seigneur Jésus- Christ , détournant sa face de nos péchés, il éclaire, dans sa clémence , tous 1er esprits et tous les coeurs par la vertu de sa grâce ; que domptant les volonté» rebelles il glorifie la sainte Eglise par de nouvelles victoires et de nouveaux triomphes, et que, dans toute ritalie et par toute la terre, le peuple qui le sert croisse en nombre et en mérite. Invoquons aussi la très sainte Mère de Kea , Mbrie la Vierge immaculée , qui , par son tout-puissant patronage auprès de Dieu, obtenant tout ce qu'elle demande, ne peut pas demander en vain. Invoquons avec elle Pierre, le prince des Apôtres, Paul, son frère dans l'apostolat, et tous les Saints du dél , afin que le Dieu très clément, apaisé par leurs prières, détourne des peuples fidèles les fléaux de sa colère et accorde, dans sa bonté, & tous ceux qui portent le nom de chrétiens, de pouvoir par sa grâce et rejeter tout ee qui est contraire à la sainteté de ce nom et pratiquer tout ce qui lui est conforme.

M Enfin, Vénérables Frèrea, recevez, en témoignage de notre Wve affection pour vous, la bénédiction apostolique que, du fond de notre coeur, nous vous donnons avec amour, et à vous, et au clergé, et aux fidèles lifques confiés & votre vigilance.

«• Donné à Kaples, nu palais de Portici, ce 8 décembre 1849, de notre pmitiflcHt la 4* année.

'« FIE IX Pape. -

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