‹ Cours alphabétique et méthodique de droit canon dans ses rapports avec le droit civil ecclésiastiqueChapitre 81 sur 408 · CONCESSION · texte numérisé non relu

CONCESSION

SI PER DIUGENTEM.

C'est une clause que l'on insère dans les provisions de cour de Rome, sur permutation, lorsque l'impétrant obtient avec ses provisions quelque dispense. Elle est marquée ainsi dans les signatures: Committatur archiepiseopo N, sive ejus officiali, avec la clause si per diligentem. Elle est étendue en ces «termes dans les bulles : Si per diligentem examinationem dictum N. idoneum esse repereris, super quo consdentiam tuam oneramus prioratum prœdictum, etc.

SOCIAUSME.

Nous disons sous le mot comusunibme ce que c'est que le socialisme^ et nous y citons l'encyclique du 8 décembre 1849 que nous croyons ' devoir rapporter ici à cause de son importance. On peut voir aussi, BOUS le mot séMiNAuœ, l'encyclique du 9 novembre 1846 , dans la-

(1) Saint Thomas, 2, qu. 33, ctrt, 7.

(8) Râbnffe, Praxit,

SOCIÀUSME. 181

quelle Pie IX qualifie cette doctrine d'exécrable, de contraire au droit naturel et renversant la société humaine elle-même.

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Pie IX, aux archevêqueê et évéquee d'Italie.

u PIE IX, PAPE.

« VÉN^RABLBB FsÈSEtEB, 8ALUT Vt B^N^ICTIOM AP08TOUQUB.

« Vons savez et vous voyez comme nous, vénérables Frères , par quelle perversité ont prévalu en ces derniers temps certains hommes perdtis, ennemis de toute vérité, de tonte justice, de toute honn^tet^, qui, soit par fraude et par des artifices de toute espèce, soit ouvertement et jetant comme une mer en furie son écume , la lie de leurs confusions, s'efforcent de répandre de toutes parts, parmi les peuples fidèles de Tltelie la licence e£&énée de la pensée, de la parole, de tout acte audacieux et impie, pour ruiner dans ritalie même la religion catholique et, si cela pouvait jamais être , pour la renverser jusque dans ses fondements. Tout le plan de leur dessein diabolique s'est r<^véié en divers lieux; mais surtout dans la ville bien-aîmée, siège de notre Pontificat suprême, où, après nous avoir contraint de la quitter, ils ont pu se livrer plus librement pendant quelques mois à toutes leurs fureurs. Là, dans un afireux et sacrilège mélange des choses divines et des choses humaines, leur rage monta à ce point que, méprisant l'autorité de l'illustre clergé de Rome et des prélats quî^ par notre ordre, demeuraient intrépides à sa tdte, ils ne les laissèrent pas radme continuer en paix l'œuvre sacrée du aaint ministère, et que sans pitié pour de pauvres malades en proie aux angoisses de la mort, Os éloignaient d'eux tous les secours de la religion et les contraignûent de rendre le dernier soupir entre les bras des prostituées.

« Bien que depuis lors la ville de Rome et les autres provinces du domaine pontifical aient été, grâces à la miséricorde de Dieu, rendues, par les armes des nations catholiques, à notre gouvernement temporel ; bien que les guerres et les désordres qui en sont la suite aient également cessé dans les autres provinces de l'Italie, ces ennemis infiâmes de Dieu et des hommes n'ont pas cessé et ne cessent pas leur travail de destruction ; ils ne peuvent plus employer la force ouverte, mais ils ont recours à d'autres moyens, Ins uns cachés sous des apparences frauduleuses, les autres visibles à tous les yeux. Au milieu de si grandes difficultés , portant la charge suprême de tout le troupeau du Seigneur, et rempli de la plus vive affliction à la vue des périls auxquels sont particulièrement exposées les Églises de l'Italie, c'est pour notre infirmité, au sein des douleur;*, une grande consolation. Vénérables Frères, que le zèle pastoral dont^ au plus fort mSmo de la tempête qui vient de passer, vous nous avez donné tant de preuves, et qui se manifeste chaque jour encore par des témoignages de plus en plus éclatants. Cependant la gravité des circonstances noua presse d'exciter plus vivement encore, de notre parole et de. nos exhortations, selon le devoir de notre charge apostolique, votre fraternité, appelée au partage de nos sollicitudes, à combattre avec nous et dans l'unité les combats du Seigneur , h préparer et à prendre d'un seul cœur toutes les mesures par lesquelles, avec la bénédiction de Dieu, sera réparé le mal déjà fait en Italie à notre religion très sainte, et seront prévenus et repoussés les périls dont un avenir prochain la menace.

u Entre les fraudes sans nombre que les susdits ennemis deTÉglise ont coutume de mettre en œuvre pour rendre odieuse aux Italiens la foi catholique, l'une des pins perfides est cette opinion, qu'ils ne rougissent pas d'affirmer et de répandre partout à grand bruit, que la religion catholique est un obstacle à la gloire, à la grandeur, à la prospérité de la nation italienne, et que , par conséquent, pour rendre à l'Italie la splen- ' deur des anciens temps, c'est-à-dire des temps païens, il faut mettre à la place de la religion catholique, insinuer, propager, constituer les enseignements des protestants et

m SOttULUMS.

leurs convântkmlM. On ne «ait ee qui en 49 telles attnaak^oni est le plps détestable, U

perfidie de Timpiëté furieuse ou Timpudence du mensonge éhonié.

M Le bien spirituel par lequel, soustraits à la puissance des ténèbres, nous sommes trausportés dans la lumière de Dieu, par lequel, la grâoe nous justifiant ^ .npjis aouaojgkOB faits les héritiers du Christ dans respérance de li( vie étemelle^ fie h^n dos âmes, émanant de la sainteté de la religion catholique , est certes d*un tel prix qu'auprès de ce bien tonte gloire et tout bonheur de ce monde doivent être regardés oomme un pur néant : Quid entm prodest homini ti mundum univentum lucretur, animœ verà auœ detrimentum fMtialur ! anêt quam doMl ftomo commutatiùntm pfo ofiwid mtà (1)? Mais bien loin que la profession de la vraie foi vt causé à la race italienne les dom^pages temporels dont on parle, c'est à la religion CAthoUquo qu'elle doit de n'être pas tombée , à U chute de l'empire romain, dftns la même ruine que les peuples de l'Assyrie , de la Chaldée, 4s la Médie, de la Perse, de la Macédoine. Aucun homme instruit n'ignore en effet que non seulement la très sainte religion du Christ a arraché l'Italie des ténèbres de tant et de si grandes erreurs qui la couvrai<^nt touto entière, mais encore qu'au nûlieu des raines de l'antique empire et des invasions des Barbares ravageant toute l'Europe, elle Ta élevée dans la gloire et la grandeur aunlessus de toutes les nations d^ monde , de aorte que, par un bienfait singulier de Dieu, possédant dans Aon 9ein 1» chaire sacrée de Pierre, l'Italie a eu par la religion divine un «mpire plus solide et plus étendu que «on antique domination terrestre.

u Ce privilège singulier de posséder le Siège apostob'que, et de voir p^r œU même la Religion catholique jeter dans les peuples do l'Italie de plus fortes racines, a été pour elle la source d'autres bienfaits insignes et sans nombre ; car la tiès sainte rellgitm dtt Christ, maltresse do la véritable sagesse, protectr^e vengeresse de l'humanîté, mèse féconde de toutes les vertus, détourna Tâme des Italiens de cette soif funeste de ^tm qui avait entraîné leurs ancêtres à faire perpétuellemen|; la guerre, à tenir les pesées étrangers dans l'oppression, à réduire, selon le droit de la guerre alors en vigueiir, une immense quantité d'hommes à la plus dure servitude ; et en même temps illuminant les Italiens des clartés de la vérité catholique , elle les porta par une impulsion puissante ^ la pratique de la justice, de la miséricorde , aux œuvres les plus éclatantes de la piété envers Dieu et de bienfaisance envers les hommes. De U, dans les principales villes de l'Italie, tant de saintes basiliques et autres monuments des âges chrétiens, lesquels n'ont pas été l'œuvre douloureuse d'une multitude réduite en esclavage, mais qui jont été librement élevés par le zèle d'une charité vivifiante, à quoi il faut ajouter les pieuses institutions de tout genre consacrées, soit à l'éducation de la jeunesse, aux lettres, aux arts, à la sainte culture des sciences, soit enfin au soulagement des malades et des indigents. Telle est donc cette religion divine, qui embrasse sous tant de titres divers le salut, la gloire et le bonheur de l'Italie, cette religion que l'on voudrait faire nyeter par les peuples de l'Italie. Kous ne pouvons retenir nos larmes. Vénérables Frères, en vojpat qu'il se trouve, à cette heure, quelques Italiens assez pervers, assez livrés k de miserarâbles illusions pour ne pas craindre d'applaudir aux doctrines dépravées des impies, et de conspirer avec eux la perte de l'Italie.

« Mais vous n'ignorez pas, Vénérables Frères , que les principaux auteurs de oette détestable machination ont pour but de pousser les peuples, agités partout vent de perverses doctrines, au bouleversement de tout ordre dans les choses humaines, et de les livrer aux criminels systèmes du nouveau SocioiiraM et du dnMnwmmê. Or, oes hommes savent et voient, par la longue expérience de beaucoup de siècles, qu'ils ne doivent espérer aucun assentiment de l'Église catholique , qui , dans la garde du dépôt de la révélation divine, ne souiSre jamais qu'il soit rien retranché aux vérités proposées de la foi ni qu'il y soit rien ajouté. Aussi ont-ils formé le dessein d'attirer les

(I) SeiiiC Mttikiev, xvi, tS.

peuple» Italiens aux opinion» dt imis «aavMiAÎGiileB de* protaetftnto, dan» )«âquQl», notent-ils sans cesse afin de les séduire, on ne doit voir autre eàose qn*uae forme diiS^ntè de la même vraie religion chrétienne, où ron .peut plain à Diea aussi %ttai ^li» datH^ VtgfÎM cathol^ne. Kn attendant , ils aava»t 4arta4>iaii que rien »e peut ^tre plus utile à leur cause isojpie qn» U j^jxaom principe des epÔDons preteslames, ^ï» principe de la libre interprétation des saintes Écritures, par le jugement particulier de i^ëeuA. Ds Mt la confiance qu'il leur deviendra plus fiacUe, apass «voir atesé é'mbonfé de IMnMrprétation en mauvais sens des Lettres sacrées «pour z4{Musftre Imus asretfra, <Miltifne au nom de Dieu, de pousser ensuite les ItommaSi enflés de l'oi^guailleaeo UoeÉoè de juger des choses divines , à révoquer eu doute va^auà les pmcipee oomauMB «lu fuste et de Thonnête.

M Puisse ritaUe, Vénérables Frèces, piaigse ritalis, où les «utrea nuHons ont cou* tume de puiser les eaux pusee de la seine doctctae, parée que le SiéffS apostolique a été établi à Borne, ne pas devenir pour eUes désormais une pierre d'aekoppement <$t de scandale! puisse oette porlian chérie de 1* vigne da Seigneur ne pas 9tre livrée en pf(^e aux bêtes ! puissent les peuples italiens, ayant bu la démenée à la coupe empoitonnée do Babylone, ne jamais prandve des annes parrieides contre rKgli«e>-Mère! Quaat à nous et quant à vous, que Dieu, dans sen jugement seovet, a véeervés pour ces temps do si grand dai^r, gardons-nous de craindre les ruées et les attaques de ces hommes qui conspirent contre la foi de l'Italie, oomme si nous «rions à les vaincre par nos propres forces, lorsque le Christ est notee oonseil et notre foioe, le Christ, ««us qui nous ne pouvons rien, mais par qui noue pouvons tout(l). Agisses donc, Vénérables Frères, veillez avec plus d'attention eneero sur le troupeau qui voue est oonÉé, et faite» tous vos efforts pour le défendre des embûches et dee attaqoee dee loups ravisseurs. Cxnamuniques-vons mutueUoment vœ desseins, eonthinez, comuM vous avei déjà oomiAencé, d'avoir des réunions entre vous, afin qu'apiès avoir découvert, par tme commune investigatioui l'origbe de nos maul, et, selon la diversité des Ueux, les soureei principales des dangers, vous puissiez y trouver, sous l'autorité et la conduite du Saint-Siège, lès remèdes les pins prompts, et qu'ainsi, d'un aeoord unanime aveo nous, vous appUcfuicz, avec l'aide de Dieu et avec toute la vigaeur du zèle pestoral, vos soins et vos travaux à rendre vains tous les efforts, tous les artifices, toutes les embilehAS et to«tM ItM machinations des ennemis de l'Kglise. *

« Pour y parvenir, il ùnat prendre une peine continuelle, de peur que le peuple, trop peu instruit de la dootrine chrétienne et de la loi du Seigneur, hébété par la longue licence des vices, ne diatingue qu'à peine les embftches qu'on lui tend et la méchanceté des erreurs qu'on lai pro^^oee. Noos demandons avec ins^taanee de votre sollicitude pastorale, Vénérables Frères, de ne jamais cesser d'appliquer tous vos soins h ce que hi fidèles qui vous sont confiés soient instruits, suivant l'intelligenoe de chftenn, dos trèssaints dogmes et des préoeptes de nettto religion ,, et qu'ils soient en même temps avertis et excités par tous les moyens à y conformer leur vie et leurs mcenrs. Enflammez pour cette fin le xèle dee eoo|ésiastiques, surtout de ostix qui ont charge d-dmes, afln que, méditant profondément sur le ministère qu'ils ont reçu dans le Seigneur, et t3r8nt devant les yeux les prescnptioas du concile de Trente (2), ils se livrent avec la plus grande activité, selon que rezige la néœaslté des temps, à Vinstmotlon du peuple, et s'appliquent tt graver dans tous les oosnrs les paroles sacrées, les avis de salut, leur ffdsant connaître, dans dee discours brefs et simples, les vices quHls doivent fuir pour éviter la peine éternelle, les vertus qu'ils doivent recherohei pour obtenir la gloire céleste.

« n faut veiller spécialement à ce que les fidèles eux-mêmes aient profondément gravé dans l'esprit le dogme de notre très-sainte religion sur la nécessité de la foi oathoUque

(I) Saint Uon le Grand, Epiilola ad HuJtticum Xarboneititvfii. iS) Sew. r, ch. î; se*», xxiv, ch. I et 7 de RffhrmalioHe.

ia4 SOGIALISHB.

pour obtenir le saint (1). Pour cette fin, il sera sonverainement ntile qne, dans les prières pnbliqnes, les fidfeles, nnis an clergé, rendent do temps en temps de particulières aotions de grâces à Dieu pour Tinestîmable bienfait de la religion catholique, qu'ils tiennent tons de sa bonté infinie, et qn'ils demandent humblement an Père des miséricordes de daigner protéger et conserver intacte dans nos contrées la profession de cette même religion.

u Cependant vous avres spécialement soin d'administrer à tous les fidèles, dans le temps convenable, le sacrement de Confirmation, qui, par un souverain bienfait de Dieu, donne la force d*nne grâce particulière pour confesser avec constance la foi catholique, mfime dans les pins, graves périls. Yons n'ignores pas non plus qu'il est utile, pour la mdme fin, que les fidèles, purifiés des souillures de leurs péchés, expiés par une sincère détestation et par le sacrement de Pénitence, reçoivent fréquemment avec dé • votion la très sainte Eucharistie, qui est la nourriture spirituelle des âmes, l'antidote qui nous délivre des fiintes quotidiennes et nous préserve des péchés mortels, le symbole de ce seul corps dont le Christ est la tftte, et auquel il a vonlu que nous fussions attadiés par le lien si fort de la foi, de l'espérance et de la charité, afin que nous soyons tons ce seul corps, et qu'il n'y ait pas de schismes parmi nous (2).

M Nous ne doutons pas que les curés, leurs vicaires et les autres prdtres qui, dans certains jours, et surtout au temps du jeûne, se livrent au ministère de la prédication, ne s'empressent de vous prêter Unr concours en toutes ces choses. Cependant, il faut de temps en temps appuyer leurs soins par les secours extraordinaires des exercices spirituels et des saintes missions, qui, lorsqu'elles sont confiées à des hommes capables, sont, avec la bénédiction de Dieu, très-utiles pour réchauffer la jnété des bons, exciter à une salutaire pénitence les pécheurs et les hommes dépravés par une longue habitude des vices, faire croître le peuple fidèle dans la science de Dieu, lui faire produire tonte sorte de biens, et, le munissant des secours abondants de la grâce céleste, lui inspirer une invincible horreur pour les doctrines perverses des ennemis de l'I^lise.

M Du reste, en toutes œs choses, vos soins et ceux des prfitres vos coopérateurs ten dront particulièrement à faire concevoir aux fidèles la plus gprande horreur pour ces crimes qui se commettent au grand scandale du prochain. Car vous savez combien, en divers lieux, a grandi le nombre de ceux qui osent blasphémer les saints du ciel et même le très-saint nom de Dieu, ou qui sont connus comme vivant dans le concubinage et y joignant par fois l'inceste, ou qui, les jours fériés, se livrent à des œuvres serviles, leurs boutiques ouvertes, ou qui, en présence do plusieurs, méprisent les préceptes du jeûne et de l'abstinence, ou qui ne rougissent pas de commettre de la même manière d'autres crimes divers. Qu'à la voix de votre sèle le peuple fidèle se représente et considère sérieusement l'énorme gravité des péchés de cette espèce, et les peines très-sévères dont seront punis leurs auteurs, tant pour la criminalité propre de chaque faute que pour le danger spirituel qu'ils ont fait courir à leurs frères par la contagion de leur

mauvais exemple. Car il est écrit : Vœ mundo à êcandalis Vœ homitii ilU fter quem

âcandalum O0nil(3).

M Parmi les différents genres de pièges par lesquels les pins subtils ennemis de l'Église et de la société humaine s'efforcent de prendre les peuples, un des principaux est assurément celui qu'ils avaient préparé déjà depuis longtemps dans leurs criminels desseins, et qu'Us ont trouvé dans l'usage dépravé du nouvel art de la librairie. Us s'y donnent tout entiers, de sorte qu'ils ne passent pas un jour sans multiplier, sans jeter

(I) Ce dogme, reçu de Jiftat-Chriit, et enseigné par les Pères et les oondles, se trouve aussi dans les formulas de proflHsIon de fol. soit dans celles qui sont en usage chei les laUos, soU dans celles qui sont en usage cbes les Grecs on cbes les autm nations catholiques de rorieni.

(t) Conrile de Trente. sess.xiQi Décret, d» SS. Emckaritliœ eacrêmente, cap. %.

IS) Saint Hattlilen, xinii, 7t

SOCIÀLISMB. 185

dans les popnlatioiis les libélleft impies, des jonrnanz, des feoilies détachées y pleins de mensonges, de calomnies, de séductions. Bien pins, usant da secours des sociétés bibliques, qni, depuis longtemps déjà, ont été condamnées par le Saint-Siège (1), ils ne rou • gissent pas de répandre de saintes bibles, traduites, sans qu*on ait pris soin de se con • former aux règles de l'Église (2), en langue vulgaire, profondément altérées et rendues en un mauTais sens avec une audace inouïe, et, sous un faux prétexte de religion, d'en recommander la lecture au peuple fidèle. Vous comprenez parfaitement dans votre sagesse. Vénérables Frères, avec quelle vigilance et quelle sollicitude vous devez travailler pour que les fidèles fuient avec horreur cette lecture empoisonnée, et se souviennent, pour ce qui est nommément des divines Écritures, qu'aucun homme, appuyé sur sa propre prudence, ne peut s'arroger le droit et avoir la présomption de les interpréter aatrement que ne les a interprétées et que ne les interprète la sainte Église notre mère, à qui seule notre Seigneur le Christ a confié le dépôt de la foi, le jugement sur le vrai sens et l'interprétation des livres divins (3).

« n sera très utile, Vénérables Frères, pour arrêter la contagion des mauvais livres, que des livres de mdme volume, écrits par des honnnes de science distinguée et saine, et préalablement approuvés par vous , soient publiés pour l'édification de la Foi et la salutaire éducation du peuple. Vous aurez soin que ces mêmes livres, et d'autres livres de doctrine également pure, composés par d'antres hommes, selon que le demanderont les lieux et les personnes, soient répandus parmi les fidèles.

M Tons ceux qui coopèrent avec vous dans la défense de la Foi auront spécialement en vue de faire pénétrer, d'affermir, de graver profondément dans l'esprit de vos fidèles la piété, la vénération et le respect envers ce Siège suprême de Pierre, sentiments par lesquels vous vous distinguez éminemment. Vénérables Frères. Que les peuples fidèles se souviennent qu'tct vit et présidé, en la personne de ses succeesews, Pierre, le prince des apôtres (4) dont la dignité n'eet pas eéparée de son héritier indigne (5). Qu'ils se souviennent que Jésus-Christ Notre Seigneur a placé sur cette Chaire de Pierre l'inexpugnable fondement de son Église (6) et qu'à Pierre il a donné les clefs du royaume des Cieux (7) et pour cela il a prié, a/ln que la foi de Pierre ne faillit jamais, et ordonné à Pierre de confirmer ses frères dans cette foi (B), de sorte que le successeur de Pierre, le Pontife romain, tenant la Primauté dans tout l'univere, est le vrai Vicaire de Jésus-Christ, le chef de toute l'Égliee, le Père et le docteur de tous les chrétiens |9).

u C'est dans le maintien de cette union commune des peuples, dans l'obéissance an Pontife romain, que se trouve le moyen le plus court et le plus direct pour les conserver dans la profession de la vérité catholique En effet, on ne peut se révolter contre la foi catholique sans rejeter en même temps l'autorité de l'Église romaine, en qui réside le Magistère irréformable de la Foi, fondé par le divin Rédempteur, et en qui conséquemment a toi^ours été conservée la tradition qui vient des Apôtres. De là vient que les hérétiques anciens et les protestants modernes, si divisés dans le reste de leurs opinions, se sont totyours entendus pour attaque^ l'autorité du Siège Apostolique, qu'ils n'ont pu, en aucun temps, par aucun artifice, par aucune machination, amener

(I) Oo a sor M fiilel, outra Ict décrets tnlérlsnrt, l'Encyclique de Grégoire XVI du mois de mal 1814, comnienfuni par ces moU : litter prœeipwu machimatiomeey que ooos avons rappelée Dous-nèoie dans notre encyclique du 9 nof embre iS46. — Cetle dernière encyclique se trouve dans cat outrage sons le moi stfanujBB» et l'autre sous le mot Litaa.

(S) Voyet le n<* i dea règles dreasées par les Pères du eonoile de Trente et approntées par Pie IV dans la ConsU* talioa Dominiei grtgi» du ii mars I&64, et l'addition faite par la congrégation de 17iufex, en vertu de raulorilé de Benoit XIV, le 17 juin 1787. Ces règles se trouvent toutes, d'ordinaire, en tébe de Vfndex des livres défendus. — > Nous rapportons nous-mème ces règles sous le mot initsx.

(S) Voyex la concile de Trente, session iv, dans le décret: De editione et ut» tacrormn librorum.

(4) Concile d'Épbèse, act. m et saint Pierre Chrysologue, Epitt^a ai Eutiehen, (Si Saint Léon le Grand, Sermo in mnuiv, Aêtump. tuœ,

(5) Saint Matthieu, XVI, 18.

iS) Saint Lue, xxii, 31, 3t.

(9) Condle œcuménique de Florence, In définit, teu décret, unieniê.

iM SêttàUAMÊL

eoclété hiUDttoe n'ooMttiBt rien pour «rrAoher 1m patipjlet it^àmaê à noteo AiifMiwi ot à l'obéissanoe du 8uiii-6i4ge, pwfqadés qu'jJo» il leur jen poMible de pnweaîr à BouiUar Tlttfie de ria|piélé.de ifliir dootiRM et del» peeto de kun um^eaiiz e^afeènee.

« Q«aaÈ à eette dtÉfcrinii de dépeaiwAimi et À ees sjAtàmai, iont le monde Mk d^ qn'iU ont ^Mor but {tfincîpil id« rëpMidre diae de peuple, «n «hiaeaft dee moto de M* berté et d'^geUfaé, lei pnmirinMii ânoentioiie du {Jommmdsme «t dn Socûiiteiif. Il eet floneteat que lee ehefii eoît dn Cémmuniâmê, eoH da Soâmlùmô, Uea qv'egîaamit p« ém mdthodae et dea mofeoe différente, ent po«r htà eommu de teoir en «gitetîoB ooiÉi- MieUe et d'iMbUner yen à pen à dee aatee plae erimiaeb eneoniee ouvriers «t lee hoanniee de /condition inférienie, trenopée par leur laaga^ eetîiciei« et eédmte per le pe»roeeee d'nn étei de vie plue bewenee. Hé eomptent se eerdr ennite de leur eeoenm pe«r ntteqtterk poaTOÛr de tonte Autorité enpérieom, poarpQler, dilapider, envahir les propriétés de TEglise d*abord, et ensuite celles de tons lee «ntraa pairlBoiiIien, pour violer enfin toae lee droits dîrine et hnmidee; amener la deBùrnoÉion de Diîeu et le boelevei^ aemeot de timt ocdxe deae lea soeîétéa einies. Daoe en ai ^eand danger ponr lltafie il est de votre devoir, Yénérablea Frères, de déployer toutes les £Mces dn zèle peeteral pour faire oompeendre au pMple fidèle qnes'âae laiaee entraîner à ces <qdmoos et à oea a^etèmea pervers, ils le oondineent à «on malfaeiir tempemlet à sa porte étomdle.

•« Qae les fidèles confiés à vos soins aeient dene avertia qu'A eat easenlM à la nature mdme de la aooiété humaûie que tous obéiaseat à faaterité léfi^tîmemoBt oonstitaée dans cette aodéte; et que rien ne pent (tare lâiangé dans lea préoeptea dn Seîgnenr, qui sont énoncée dans les Lettres aeoréea enr ee ai^et. Oer M est écrit : Su^9eii ê$toU mmU kumanm oreoUmv proplar Dauni aka Aapî, quati fiiwo$llmU, §4t$ éhêcilmi, tanqttàm at 00 mCMts od 9MMam waUfaotorwn, ianÊdem 9trd bwMrwn; qyia rit têi wdunku DM, of tensfwUntê obfmOêteen fecieMs inpmdenUnm htmimm igmmwniiitm : qmii W6«W, H non qwBÊi ttiémen kalbêMtamaUtiœ lib9rÈtÊiem, êedêioÊiteni Dei{l). Et encore : Omnis ankna pntêêtmifriw «tf6/MnioH6M mMiia êit : non Oêi ênim ptêêstat ni$i à D§o : qnœ autâtn êtmi à Deo ordinatœ êun* : Uaque f«< reoiHH potêsUM, Dm' oféinatUmi têHoiU : qui mthm refistenf, ipn êibi dammaêionêm aeq^runt (2).

•* Qu'ils sachent encore que, daas lacondltfon des éhoses humaines, il est naturel et invariable, que même, entre ceux qui no sont point dans une autorité plus élevée les uns remportent sur les autres, soit par diverses qualités de Tesprit ou du corps , soit par les ridiesses ou autres biens extérieurs de cette sorte : et que jamais sous aucun prétexte de liberté et d'égalité, il ne peut êtra licite d'envidilr les biens ou les droite d'airtrui ou de les violer d'une façon quelconque. A ce sujet, les eommaademento divfais, <jui sent gravés çà et là dans les livres sainte, sont fort dairs et nous défendent formellement non seulement de nous emparer dn bien d 'entrai, mais même de le désirer (S|.

« Que les pauvres, que les malhenreux se rappellent surtout combien ils doivent à la religion catholique, qui garde vivante et intacte et qui proche hautement la doctrine de Jésus-Christ, lequel a déclaré qu'il regarderait comme fait à sa personne le bien fait aux pauvres et aux malheureux (4). Et il a annoncé d'avance h tous le compte particulier qu'il demandera, au jour du Jugement, sur les œuvres de miséricorde, soit pour réoompeflser de la vie étemelle lee fidèles qui auront accompli ces œuvres, soit pour punir de la peine du feu étemei ceux qui les auront négligées.

« De cet avertissement du Christ notre Seigneur et des avis très sévères qu'il a donnés

(I) I*** Êpttra de nint Pierre, II. 13. (t) Sftinl Paol ■vx Roméios. xiii, I et seq. (3) Exode XX, IS,i7 ; Deoléronome, v, 10, il. 14) Saint Hatthlea.xvii. IS; xxt, 40, 4S.

tottchAut Vasagf» d<b» jc3ych#SM^ et lear# ^«Bgers (l) avi^ cùïmx\é$ iiiviolft^lwMDt dan» r£gti9e ffatholigue, .11 ut résiliai que 1» «omdition dm pimvireB et des iDidJbLeiu;eu^ est 4c beiiucpiup jplii» dov/oe ohe^ les n«4iio|>8 outbotiqi^Q» ,^ae .cto ^i^tes JAa »uti««. £t lea pauvix» c^t>t»9ffdrAiiBPt d^uo» A06 cox^Urée^ d^ bqqoi^ eDC<»e pUi^ «2)ondwD^ #i| au nûlieu de» séee&tf^ cemmoMoAf 4ep affiiirea pi»i4îi^»«ip, de juyubrfWL #aj)liww[>ei4f .fondés |i«r la piété de «os «oçêtn» pow les soulager n'av^e^t été détruits au piUcfi. Au ;:eMc, <1(mï iu>s p«uysss se Mowv'ysfmentj d'u^^ i'fflpefepeynent dé^ J^u^-Q^nst ijvi-jKid^^e ^u'Us ,<tp doivent peiitt «'atuister de jleur co^uV^^ : pwsque, e» e^t, .dao^ 1a p^Miigoeté, ^e ghemin du salut leur est préparé plus facile, pourvu to\4e£bis qu'il# supporteat putUmiuont leur ûtd^eaoe , et ^'^s soieoi; pauv^oss uon seulemeut AQatérieUemfgEkIj mtàs encore m esprit. Car il dit : Beati pavptres tpirUu, suoniam ipsarfim sst re^tiiM» oflorum (^J-

u Que le peupjb fidèle tout e&tler sache que les aocions rois des nations païennes et lies chefs de leurs républiques ont abusé de leur pouvoir beaucoup plus ^avemenjb et beaucoup plus souvent ; et que ^ar Ik il reconnaisse qu^il est redevable au^ biaufaiti} do notre très sainte religion si les princes des temps chrétiens, redoutant, à la voi^c do cette religion, h Jugement trèn sévère qui swa rend^ sur ceux qui commandent ^ et le supplice éternel destiiié aux pécheurs, supplice dans lequel les puissants seront puisfiommeiU torturés (3) ont usé ^ l'égard despeujples, leurs sMJets, d'u9 cooi^iiandement plu^ clément et plus juste.

u Ënfio , que les fidèles confiés à vos soins et aux nôtres reconnaissent que la vrak et parfaite liberté et égalité des hommes ont été mises sous la garde de la loi chrétienne, puisque le Dieu tout-puissant, qui a fait le petit et te grand et qui a un soin égal de tous no soustraira au jugement la personne de qw que ce soit (4) et n^aura égard à aucune grandeur ; il a fixé le jour où il jugera l'univers dans sa justice en Jésus-Christ, son fils unique, qui doit venir dans la gloire de son Père gvfç 99ê anges^ et qui rendra alors à c/tocttn selon ses anivres |5].

i< Si les fidèles, méprisant les avis paternels de leurs pasteurs et les préceptes de la loi chrétienne que nous venons de rappeler, se laissent tromper par les promoteurs dos machinations du jour, s'ils consentent à conspirer avec eux dan^ les systèni^cs pervers du Socialisme et du Comm^nisme^ qu'ils sachent et qu'ils considèrent sérieusemcut qu'ils amassent pour eux-mêmes auprès du divin Juge des trésors de vengeance au jour de l^i colère, et qu'en attendant il ne sortira de cette conspiration aucun avantage temporel pour le peuple, mais bien plutôt un accroisiH'ment do misères et de calamités. Car il n'est pas donné aux hommes d'établir de nouvelles sociétés et des communautés opposées à la condition naturelle des choses humaines ; et c'est pourquoi le résultat de pareilles conspirations, si elles s'étendaient en Italie, serait celui-ci: l'état actuel des choses publiques serait ébranlé et renversé de fond en comble par les luttes de citoyens contre citoyens, par des usurpations, par des naeurtres, puis quelques hommes enrichis des dépouilles du grand nombre saisiraient le souverain pouvoir au milieu de la ruine commune.

u Pour détourner le peuple fidèle des embûches des impies, pour le maintenir dans la profession de la religion catholique et l'exciter aux oeuvres de la vraie vertu, Texemplo et la vie de ceux qui se sont voués au sacré ministère a, vous le savez, une grande puissance. Mais, oh I douleur, il s'est trouvé en Italie des ecclésiastiques, en petit nombre, 11 est vrai, qui ont passé dans les rangs des ennemis de l'Kgliâc et ne les ont pas peu aidés à tromper les fidèles. Pour vous, Vénérables Frères, la chtite de ces hommes a été un nouvel aiguillon qui vous a excités à veiller avec im zèle de plus en plus actif

(1) Saint Mauhiea, xix, 13 sed-iminX Luc, vi, 4; xv^ii, tS^eg.; épllredc lainUacque», \, 1, ntq. [•) Saint Matthieu, v. 3.

(S) Saceau, Ti, 0, 7.

il) /Mdefn, vi.

Ci) ActeM, i%ii, Si.

18» SOeiAUSMB.

à maintenir la discipline du clergé. Et ici, voulant, selon notre devoir, prendre des me sures préservatrices pour Vayenir, nous ne pouvons nous empèclier de vous recommander de nouveau un point sur lequel nous avons déjà insisté dans notre première Lettre Encyclique aux évêques de tout l'univers (1], et nous vous rappelons de n'imposer jamais légèrement les mains à personne (2) et d'apporter le soin le plus attentif dans le choix de la milice ecclésiastique. U faut une longue recherche, une minutieuse investigation au sujet surtout de ceux qui désirent entrer dans les ordres sacrés; il faut vous assurer qu'ils se recommandent par la science, par la gravité des mœurs et par le zèle du culte divin, de façon à donner l'espoir certain que, semblables à des lampes ardentes dans la maison du Seigneur, ils pourront par leur conduite et par leurs œuvres procurer à votre troupeau l'édification et l'utilité spirituelles.

« L'Église de Dieu retire des monastères, lorsqu'ils sont bien conduits, une immense utilité et une grande gloire, et le clergé régulier vous porte à vous-mêmes , dans votre travail pour le salut des âmes, xm secours précieux ; c'est pourquoi nous vous demandons. Vénérables Frères, d'abord d'assurer , de notre part, aux familles religieuses de chacim de vos diocèses, qu'au milieu de tant de douleurs nous avons particulièrement ressenti les maux que plusieurs d'entre elles ont eu à soufirir dans ces derniers temps, et que la courageuse patience, la constance dans l'amour de la vertu et de leur religion dont un grand nombre de religieux ont donné l'exemple , a été pour nous une source de consolations d'autant plus vives qu'on en a vu d'autres, oubliant la samteté de leur profession, au grand scandale des gens de bien, et remplissant d'amertume notre cœur et le cœur de leurs frères, prévariquer honteusement. En second lieu, vous aurez soin d'exhorter en notre nom les chefs de ces familles religieuses et quand cela sera nécessaire , les supérieurs qui en sont les modérateurs, à ne rien négliger des devoirs de leur charge pour rendre la discipline régulière là où elle s'est maintenue de plus en plus vigoureuse et florissante, et pour la rétablir dans toute son intégrité et toute sa force là où eUe aurait reçu quelque atteinte. Ces supérieurs rappelleront sans cesse, et par les avertissements, et par les représentations, et par les reproches aux religieux de leurs maisons qu'ils doivent sérieusement considérer par quels vœux ils se sont liés envers Dieu, s'appliquer à tenir ce qu'ils lui ont promis , garder inviolablement les règles de leur institut, et, portant dans leur corps la mortification de Jésus, s'abstenir de tout ce qui est incompatible avec leur vocation, se donner tout entier aux œuvres qui entretiennent la charité envers Dieu et le prochain, et l'amour de la vertu parfaite. Que sur toutes choses les modérateurs de ces ordres veillent à ce que l'entrée n'en soit ouverte à aucune personne qu'après un examen approfondi et scrupuleux de s&\îe, de ses mœurs et de son caractère, et que personne n'y puisse être admis à la profession religieuse qu'après avoir donné, dans un no\icîat fait selon les règles, des preuves d'une véritable vocation, de telle sorte qu'on puisse à bon droit présumer que le novice n'embrasse la vie religieuse que pour vivre uniquement en Dieu et travailler, selon la règle de son institut, à son salut et au salut du prochain. Sur ce point, nous voulons et entendons que l'on observe tout ce qui a été statué et prescrit, pour le bien des familles religieuses, dans les décrets publiés le 25 janvier de l'année dernière par notre congrégation sur l'état des réguliers , décrets revêtus de la sanction de notre autorité apostob'que.

u Après vous avoir ainsi parlé du clergé régub'er, nous tenons à recommander à votre fraternité l'instruction et l'éducation des clercs mineurs ; car l'Eglise ne peut guère espérer trouver de dignes ministres que parmi ceux qui, dès leur jeunesse et leur premier âge, ont été, suivant les règles prescrites, formés à ce ministère sacré. Continuez donc. Vénérables Frères, à user de toutes vos ressources, à faire tous vos efTorts pour que les recrues de la milice sacrée soient autant que possible reçues dans les séminaires

(1) Novembre 4846. — Elle est rapportée d^deeiiu sous le mot eÉifniiJix. (9) !«• ^pltre k TImotbée, t, tt.

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