CHAPITRE VH
T.A HOLLANDE ET l’aNGLETERRE JUSQU’a LA RÉVOLUTION FRANÇAISE. (I648-I800).
I. — LA HOLLANDE JDSQO’a LA CO.NQÜÊTË KRANÇAISE. (l 8*8-4 7»g).
La hollande jusqu’au rétablissement du stathoudé- HAT. (1648-1672). La paix de Munster avait définitivement
et donna une nouvelle impulsion à la culture des lettres et des sciences. L’établissement des Bénédictins de St-Maur (1604) et de VOratoire en France (164 1), Is constitution de VAcadémie française par Richelieu (16.85), les enseignements de Port-Royal (de 1638 k 1064) contribuèrent au progrès intellectuel. Le règne 61e Louis XIV marque l’apogée de la littérature française; le roi lui-même favorisa les lettres et les arts, en encourageant tous k» talents et en fournissant aux artistes, par sa magnificeiice et son goût, roccasion de se produire. Cependant les règles empruntées k l'antiquité et rigoureusement observées arrêtèrent quelquefois l’élan du génie. Elles Rxcrent déHnitlTcment le genre classique, qui devint dominant en France. La- littérature française rayonna aussi au dehors et exerça une inOuence marquée sur les autres littératures de l’Europe jusqu'à la fin du dixtinitiëme siècle.
néveloppements. — À consulter ; Van Kampen, Histoire des Pays-Bas. Hambourg, 1833, 2» vol. (en allemand). Léo, /lisfoire nérr/endaise. Halle. 1835. î* vol. Wagenaar, Histoire nationale (en hollandais).
I. SfATiiovDénAT DE cDiLiADME II (1647-1650) : il succède à son pèrc Frédéric- Hijnri (voyez ft. IW). DlIIérends entre les EÙts-Généraux et le stathouder,
D. DHIV. V.
garanti Tindépondance de la Hollande. Les vastes possessions de la jeune république dans les Indes Orientales et en Amérique lui assuraient une place importante parmi les grandes puissances de l’Europe. Le développement de sa inarine la mit en état de lutter sur mer contre l’Angleterre et l’éleva bientôt au rang des premières puissances maritimes. A la mort de Ouillaume II d’Orange, qui ne laissait qu’un fils posthume, le stathoudérat resta vacant; mais la république eut le bonheur de trouver un chef capable et énergique dans Jean De Wit, qui la gouverna pendant vingt ans sans prendre d’autre titre que celui de grandpensionnaire. Secondé par son frère Corneille, et par Tromp et De Ruyter, deux amiraux aussi distingués par leurs talents militaires que par leur patriotisme désintéressé. Jean De Wit soutint, pendant deux ans, une lutte acharnée sur mer contre l’Angleterre. La paix de Londres fut avantageuse pour la Hollande. Cromwell exigeait que la famille cCOrange fût exclue à perpétuité du stathoudérat. Jean De Wit, ennemi de cette famille dont la puissance lui paraissait incompatible avec la constitution républicaine de son pays, souscrivit facilement à cette condition. — Une insurrection avait fait perdre aux Hollandais le Brésil, qui était retourné sous la domination
qai a en outre à lutter contre le parti républicain. — VAcxace du statrodnénAT. — Auftnbli» générale des délégués des provinces à la Haye (l'an 1651); le atathoudérat est aboli et le pouvoir suprême passe aux Elals-Ginéraux. Commencement de la carrière politique de Jean De iril, qui devient grandpensionnaire de la province de Hollande. — Premiér^guerre contre l'Angleterre (165S--I654) : elle se fait presque exclusivement sur mer. Brillants exploits des deux amiraux hollandais, Tromp et De Ruyter : ils livrent aux Anglais sept batailles navales entre les côtes de l’Angleterre et de la Hollande; dans aucune ils ne sont entièrement défaits. Bataille de Schéveningue. Tromp est tué dans ce combat (l’an 1653). Le commerce hollandais souffre de la guerre: plus de 1600 navires sont capturés par les Anglais ; h Amsterdam 3000 maisons restent inhabitées. Paix de Londres {Van 1654). -- Perte du Brésil, par suite des persécutions religieuses exercées par les Hollandais contre les catholiques de ce pays et des vexations commises par les gouverneurs; les Brésiliens se soumettent de nouveau au roi do Portugal (1645-1660). Etablissement d’une colonie hollandaise au cap de Bonne- Espérattoe (l’an 1651). Guerre entre les Hollandais et les Portugais dans les Indes Orientales. Les Hollandais s’emparent de Coromandel, de Malabar, de
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