‹ Cours complet de grammaire latineChapitre 153 sur 220 · I. — EMPLOI DU PARTICIPE · texte numérisé non relu

I. — EMPLOI DU PARTICIPE

Règle 1. — Dormicns infaBB.

402. Le verbe subordonné sous forme de participe s’accorde, comme l’adjectif, en genre, en nombre et en cas, avec le mot auquel il se rapporte. Exemples :

Dormiens infans, Pline, petit enfant dormant ou qui dort.

Vrbes captas, Tite Live, villes prises ou qui ont été prises.

Remarque. Le participe suit, pour l’accord, les mêmes règles que l’adjectif. Exemples :

Pater et filius amati, père et fils aimés.

Pater et mater mortui, Tér., le père et la mère morts tous deux.

SYNTAXE DE SUBORDINATION

Règle 2. — Parltbas faetis» aie locatas est leo.

403. Lorsque le nom auquel.se rapporte le participe n’est ni sujet ni régime dans la phrase, on le met ainsi que le participe à l’ablatü'. C’est ce qu’on appelle X ablatif absolu. Exemples ;

Parlibus factis, sic L.ulus est leo, Phèdre, les parts étant faites, le lion parla ainsi.

Advenientibus Persis, Thermopylas occupaverunt Græci, Just., les Perses approchant, ou à l’approche des Perses, les Grecs occupèrent les Thermopyles.

Remarque. Mais si le nom auquel le participe se rapporte est sujet ou régime dans la phrase, il reste soumis, ainsi que le participe, aux règles ordinaires. Exemples :

Canis, oblitus cibi, famé consumptus est, Phèdre, le chien, ayant oublié de manger, mourut de faim.

Augustum in Africam transire apparantem tempeslates inhibuerunt, Scét,, Auguste se préparant à passer en Afrique, des tempêtes l’en empêchèrent (mot à mot, des tempêtes empêchèrent Auguste se préparant à passer en Afrique).

Règle 3. — Cleerone eonsal«.

404. Quelquefois un nom suivi d’un autre nom ou d'un adjectif se met à l'ablatif absolu, comme si l’on sous-entendait le participe présent du verbe sum, qui manque en latin. Exemples :

Cicerone consule, Cicéron étant consul.

Id fit aere sereno, Pune, cela arrive l’air étant serein.

Règle. — Quuin Id non llcent.

Lorsque le verbe latin manque du participe nécessaire pour exprimer l’époque dont on veut parler, l’emploi de l’ablatif absolu devient impossible, et l’on tourne alors par quum, signifiant lorsque, puisque, comme, avec le subjonctif. Exemples :

Quum id non liceat, Cic., cela n’étant pas permis (mot à mot, comme cela n’est pas permis; on tourne ici par quum, parce que le verbe lieet n’a pas de participe présent).

ÇÛæ quum üa sint, Cic., ces choses étant ainsi (mot à mot, puisque ces choses sont ainsi ; on tourne ici par quum, parce que le verbe sum n’a pas de participe présent).

Quum bellum gererelur, Tite Live, la guerre se faisant (mot à mot, lorsque la guerre se faisait ; on tourne ici par quum, parce que les verbes passifs n’ont pas de participe présent en latin).

Ca. Lat. 14

SYNTAXE

Remarques. I. Par suite de cette rèplo, les verbes actifs n’ayant pas en latin de participe passé, on tourne par quum, avec le plus-que-parfait du subjonctif. Exemple :

Quum cxclamdssel Lælius, Cic., télius s’étant écrié (mot k mot, comme Lélius S'était écrié).

n. Mais les verbes déponents, ayant tous un participe passé dans le sens actif, sont d’un usa{,'e fréquent k l’ablatif absolu. Exemples:

Mortuo Tullo, Tite Live, Tullus étant mort. '

Consulibus ad hélium profeclis, Tite Live, les consuls étant partis pour la guerre.

m. Même en dehors de l’ablatif absolu, on emploie en latin la tournure par quum, pour remplacer le participe passé qui manque aux verbes actifs. Exemple ;

Capuam quum venisscm , consules conveni , Cic., étant venu (mot k mot, comme j’étais venu) k Capoue, j’allai trouver les consuls.

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