‹ Cours complet de langue universelleChapitre 17 sur 87 · EXEMPLE ALLEMAND · texte numérisé non relu

EXEMPLE ALLEMAND

Reden erhôhet der Menschen Geschlecht hoch iiber die Thiere. usa ^odevVi y albaby egatse jubé tivi s&> aSu.

Beden : Substantif (pas de caractéristique), neutre (s), sujet de

la phrase (a), soit — sa

^rhohet : Verbe ayant un complément (g), au mode in-

der

Memchen

Geschlecht

hoch

uher

die

Thiere

INTRODUCTION

dicalif (1), au présent (pas de voyelle avant la finale), troisième personne du singulier (i), soit g — lî

Article (pas de caractéristique) , rappelant Tattribut d'un substantif (y), masculin, et pluriel comme Tattribut, soit y

Substantif (pas de caractéristique), neutre (s), complément d^un autre substantif (y), au pluriel (la finale est forte), soit — y

Substantif (pas de caractéristique), masculin (ni r ni 5), complément direct du verbe (e), singulier (finale douce), soit — se

Adverbe non dérivé (j), de quantité (u), proprement dite (b), indiquant grande quantité (e), soit • . jubé

Préposition (t), de situation (i), supérieure à une autre (v), spécialement au-dessus de (i)^ soit livi

Article (pas de caractëristique), neutre (s), se rapportant ao complément indirect du verbe (&>), au pluriel (finale forte), soit. . . S(a

Substantif (pas de caractéristique), neutre (s), complément indirect du verbe (»), pluriel (la finale est forte), soit — s«

TEMPLE FBANÇAI8.

Mais il n'était plus temps... les chants avaient cessé. Vfiod disa je glei jev ova... a o/soc ls&> croctige.

Mais: Conjonction (v), marquant oppsition (u), spécialement mais (d), soit \<»A

il : Pronom (d), personnel de la troisième personne (i), ne se rapportant à aucun mot exprimé ou sous-entendu (s), sujet du verbe (a), au singulier (finale douce), soit disa

^tait

pltis

temps

Les

iNTRODCCnON. XXVII

Adverbe non dérivé (j), commencement de négation (e), soit , . . . . je

Verbe (g), qui lie le sujet à l'attribut (pas de radical), au mode indicatif (1), à l'imparfait (e), à la troisième personne (i) du singulier [celle du pluriel est (u)], soit ....>. * glei

Adverbe non dérivé (j), de négation (e), signiûant plus (v), soit jev

Substantif (pas de Caractéristique), correspondant au sujet du verbe (a), masculin (ni r ni 5 avant la finale)^ singulier (finale douce), soit .... — a

Article (pas de caractéristique), se rapportant au sujet (a), masculin (finale sans r ni s), pluriel

(finale forte), soit, a

chants : Substantif (pas de caractéristique), sujet du verbe (a), masculin (nir ni s avant la finale), pluriel

(finale forte), soit — a

avaient : Auxiliaire d'un verbe (toutes les finales du verbai^ sans radical et sans caractéristique), indiquant que le verbe est au mode indicatif (1), qu'il est au plus-que-parfait (e), à la troisième personne du pluriel ((»), soit U<a

Participe (c), passé (r), ne se rapportant pas au sujet comme accompagné de l'auxiliaire avoir (pas de finale), soit cr —

-cesse

Il est évident que les autres Langues se prêteront toutes à la même analyse; nous avons d'ailleurs choisi cinq Langues fort riches et qui réunissent des circonstances grammaticales très variées.

On voit déjà que si un Anglais présentait de cette manière l'analyse de sa langue, un Allemand ou un Espagnol saisirait aisément les formes grammaticales anglaises, et réciproquement. Or chaque peuple faisant le même travail sur sa propre Langue, s'habituera facilement à décomposer un idiome qui lui est si familier. Notre système conventionnel est d'ailleurs de la plus grande simplicité, et

XXtm INTRODUCTION,

présente des analogies qui viennent sans cesse au secours de la mé* moire. En une semaine ou deux une intelligence d'une capacité trè» ordinaire pourra donc acquérir une connaissance consplète de l'analyse grammaticale de toutes les Langues connues mortes ou vivantes. £n supposant que des grammairiens trouvassent à contester quelques parties de notre analyse, le principe n'en resterait pas moins établi, et notre cadre se prête merveilleusement à tous les perfectionnements que le temps ou des connaissances plus approfondies tendraient à y apporter.

De l'analyse radicale.

L'analyse radicale est le travail de déduction que fait notre intelligence pour descendre d'une idée générale à l'espèce d'idée que nous voulons étudier. Ce travail correspondra à la définition du mot, si les classes intermédiaires sont choisies de manière à nous éclairer dans le trajet de l'idée plus générale à l'idée plus particulière.

Le travail analytique de Cuvier pour former une nomenclature zoologique, peut servir d'introduction à notre système. Ce célèbre naturaliste fait, comme on sait» descendre les animaux de quatre grandes sources : ils sont ou vertébrés, ou mollusques, ou articulés, ou rayonnes ; quand il a reconnu à laquelle de ces divisions ils appartiennent, il s'assure s'ils correspondent à l'une des classes qu'il a distinguées dans ces divisions; de là il les fait entrer dans l'ordre, le genre et l'espèce qui leur sont propres ; et il arrive, de degrés en degrés, par l'analyse, aux individualités qu'il étudie. Cette excellente méthode sera la nôtre; mais plus heureux en cela que Cuvier^ nous saisissons sans retard l'instrument précieux dont la Providence nous a doués pour analyser notre pensée; je veux dire l'élément lui-même de la parole ; par son secours il nous sera encore donné, comme on le verra dans la suite, de compléter l'œuvre du grand naturaliste.

Sans doute, au point de vue philosophique, dans cette classifica-

INTRODUCTION. XXIX

tion des éléments de la pensée humaine» nous rencontrerions de nombreux contradicteurs, si nous ne nous retranchions derrière ua rempart qu'il faut d'abord abattre pour nous attaquer : la nécessité de renfermer notre classification dans le cadre des mots usités dans les Langues. C'est en louvoyant sans cesse entre la rationalité et la nécessité du langage que nous avons fondé notre théorie.

Nous partageons toutes les pensées humaines en dix grandes divisions , chacune desquelles est figurée par l'une des voyelles a, e, i, etc. Ces divisions sont elles-mêmes partagées chacune en dix classes : ce qui produit cent classes de pensées ; les consonnes radicales placées à la suite de la voyelle les exprimeront de cette manière : ab, ej\ id, etc.. Si chaque classe est elle-même décomposée en dix ordres, les cent classes produiront mille ordres de pensées, et le retour de la voyelle/adicale, a, e, i, etc. , exprimera ces ordres composés de trois lettres : ubi, discours; ave, acanthoptérygien ; ygo, orage ; etc.

Cette classification poussée jusqu'à la troisième lettre sera souvent suffisante pour donner une idée du radical ; mais nous devon» la poursuivre dans toutes ses ramifications et dans toutes ses nuances : aussi divisons-nous nos ordres en dix genres d'idées, et les genres en dix espèces. Les genres peuvent atteindre le nombre dix mille et les espèces le nombre cent mille ; de sorte qu'avec cinq lettres on pourrait composer cent mille radicaux ou espèces d'idées. Des radicaux réunissant autant de lettres que ceux-ci : prière, constance, constitution, supposeraient un nombre de mots égal k un million, un milliard, mille milliards : le matériel de notre langue est donc plus abondant qu'il ne faut pour répondre à tous les besoins présents et futurs du langage.

Nous nous contenterons d'offrir ici le moyen de distinguer la première lettre du radical ; le travail ultérieur pour obtenir les autres lettres n'est autre chose que l'étude de notre Dictionnaire.

Pour nous toutes les idées exprimées par la partie radicale des mots se distinguent essentiellement de la partie grammaticale ; cette dernière s'applique indistinctement à toutes les pensées radicales. Ainsi de ivo, tristesse, par l'addition des lettres grammaticales, on

XXX INTRODUCTION

fera givos, allrisler; livos, être triste; ivora, la tristesse; Bivoa^ triste; civoa attristant; clivoa, étant triste; hivo, tristement. Cetterègle ne souffrant pas les exceptions que chaque peuple admet danssa propre langue, nous permet de nous approprier les formes grammaticales les plus variées de tous les idiomes. Nous extrayons donc la pensée du radical aussi bien dans le yerbe que dans l'adjectif et dans les autres espèces de mots ; et c'est sur l'ensemble de toutes ces idées que nous appliquons notre travail analytique.

Ainsi envisagées toutes les idées contenues dans les mots seront ou des manières d'être ou des êtres.

1» Les manières d'être sont relatives aux faits que nous remarquons chez les individus ou dans les objets ;

2* Les êtres sont ou des êtres proprement dits ou des objets.

De cette distinction vont découler les dix grandes divisions que nous cherchons : cinq de ces divisions appartiendront aux manièresd'être, et seront caractérisées par les voyelles radicales douces ; les cinq autres appartiendront aux êtres et seront caractérisées par les voyelles radicales fortes.

En effet, nous pouvons distinguer les faits qui se passent chez les^ individus pris isolément (a), ou ceux qui résultent des rapports mu^ tuels des individus entre eux (e) ; ensuite, les manières d'être relatives au monde moral (i), et au monde physique (o), formeront la troisième et la quatrième division ; et, en consacrant une classe aux. manières d'être du langage (u), nous compléterons la cinquième des divisions qui renferment toutes les manières d'être.

Le partage des êtres en cinq divisions se fait plus simplement : car les êtres sont, ou des êtres proprement dits : les animaux (a), les végétaux (e), ou des objets naturels^ c'est-ci-dire mis à la disposition de l'homme par la nature (y), ou des objets artificiels. Ces derniers pouvant être très nombreux, nous en formons deux grandes divisions : l'une des objets artificiels de iiécessité première (u) (1),

(1) Par objets de première nécessité nous entendons tous ceux qui se rattachent aux premiers besoins de l*liomme : la nourriture, le rogemcnt, le vêtement et le* mobilier.

INTRODUCTION XXXI

Taulre des objets artificiels de nécessité secondaire (8). Voici le tableau de ces dix divisions :

/ ( (isolément a

dans leurs rapports mutuels. ... e

les manières; aux Individus prisj^

d*étre desl

faits reIa-\ (du monde moral I

tifs laux objets. ï du monde physique o

\ à l'usage de la parole u

Radicaux / / "

figurant ^ / (animaux «

proprement dits. . )

\ végétaux e

les êtres. . . / ,

i naturels • y

ou objets < (de nécessité primaire. 6i

I artificiels <

^ * ^ de nécessité secondaire o

Quoique la forme d'un tableau ait l'avantage de reproduire d'une manière synoptique et de coordonner les parties de l'analyse, nous ne l'employons pas dans notre dictionnaire avec autant de développements, pour ne pas surcharger la mémoire de détails dont elle peut se passer. Notre système est d'ailleurs une véritable mnémonique, car chaque tableau est comme Thisloire de la pensée dont il renferme l'analyse. En effet :

L'homme jeté sur la terre n'est-il pas tout d'abord aux prises avec son existence, ses sensations, son organisation, etc...., enfin avec sa propre individualité ; manière d'être de l'individu .... a

?ié dans la société et pour la société, il établit bientôt des rapports entre lui et les êtres de son espèce : rapports mutuels des individus e

C'est alors que les idées morales, les notions de vertu et de vice s'éveillent dans son esprit : manière d'être du monde moral i

A la suite de ces premiers aperçus sur lui-même, il tourne son attention sur les objets qui l'environnent, en découvre et en étudie les lois : manière d'être des objets o

XXXIÎ INTRODUCTION.

Enfin, à Taide du langage, il reçoit les observations de ses semblables et leur communique les siennes : manière d'être du

langage if

, C'est quand ces premières idées ont pris un développement suffisant, qu'il porte son attention sûr les animaux ce

Sur les végétaux, e.

Sur les autres objets, tels que le ciel, les bois, les montagnes, etc. : objets naturels • . * y

Enfin il tire de ces connaissances les ressources nécessaires pour satisfaire ses premiers besoins : objets artificiels de nécessité première . . . ^ &>.

Et plus tard il emploie,, à la satisfaction de ses désirs et à l'embellissement de sa vie, les moyens dont il est doué et les connaissances qu'il a acquises : objets artificiels de nécessité secondaire »

Ce que nous présentons ici comme l'historique d'une pensée analysée doit faire comprendre combien l'ordre des idées dans lesquelles, nous décomposons nos différentes classes,, peut rendre service à la mémoire, en même temps qu'il constitue une véritable théorie pour la formation des radicaux.

Opérons maintenant sur les exemples qui ont servi à noire analyse grammaticale,, et cherchons les radicaux des mots qui entrent dans la composition de ces phrases.

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