ANTRE
Voba vad da glea tit poro Pendant que j'étais dans cette
— ro, jêobo da g— la incertitude, tout à coup j'entends
pbre — re juv vad b — re -, da une voix plus qu'humaine ; je
Et moi, pour toute brigue et pour tout artifice De mes larmes au ciel j'offrais le sacrifice.
Enfin, on m'annonça Tordre d'A«suérus,
Devant ce fier monarque, Elise, je parus.
Dieu tient le cœur des roii^ entre ses mains puissantes ;
Il fait que tout prospère aux âmes innocentes.
Tandis qu'en ses projets l'orgueilleux est trompé :
De mes faibles attraits le roi parut frappé.
Il m'observa longtemps dans un sombre silence ;
Et le ciel qui pour moi fit pencher la balance,
Dans ce temps-là, sans doute, agissait sur son cœur.
Enfin, avec des yeux où régnait la douceur :
Soyez reine, dit-il ; et dès ce moment même.
De sa main sur mon front posa son diadème.
Pour mieux faire éclater sa joie et son amour,
Il combla de présents tous les grands de sa cour ;
Et même ses bienfaits, dans toutes ses provinces,
Invitèrent le peuple aux noces de leurs princes;
Hélas I durant ces jours de joie et de festins,
Quelle était en secret ma honte et mes chagrins :
Esther, disais-je, Esther dans la pourpre est assise,
La moitié de la terre à son sceptre est soumise.
Et de Jérusalem Therbe cache les murs !
Sion, repaire affreux de reptiles impurs.
Voit de son temple saint les pierres dispersées,
Et du Dieu d'Israël les fêles sont cessées !
Racine.
g— la t*re t«t p8e —eb— e : vois Hercule dans un nuage éclatant:
dia glèi cr — a tu — &> te — ri. il était environné de rayons de gloire.
Da g— lia h— pis — s p8o Je reconnus facilement ses traits un
— b— e, pie — e b — e va peu rudes, son corps robuste et
pire — re b— re; vwb dia g — lei ses manières simples ; mais il avait
p»re -^re va p8re — re d8ra une hauteur et une majesté qui
zelewjopycr — ajajob — atybi n'avaient jamais paru si grandes en
dio vov dia g — lei c —g. lui quand il domptait les monstres.
Dia dau g— lii. Il me dit :
Dea g— le, dea g — le =e. Tu entends, tu vois Hercule.
Da lia cr— a e b — e=et&)be J*ai quitté le haut Olympe pour
deu g— s c — c te =i. Dea t'annoncer les ordres de Jupiter. Tu
g— le twbu pufw — û> da lia sais par quels travaux j'ai
cr— are— re. Disag— livad acquis l'immortalité. Il faut que
dea 1— re tibo o — o le =i tu ailles avec le fils d'Achille
tybe 1 — s tiv pirw — rw lit o pour marcher sur ses traces dans le
—0 te ri — ri. Dea l~loe, chemin de la gloire. Tu guériras,
dea g — loe 18 parw — rw =e, tu perceras de mes flèches Paris,
— e le juja te —y. Toda ro auteur de tant de maux. Après la
-ro te =ri, dea g-loe tu b-n prise de Troie, tu enverras de riches
— rg tyb =30, peo — o, tiv o dépouilles à Péan, ton père, sur le
— >»d ; pora — ra gloo» mont Oéta ; ces dépouilles seront
cr — ra tiv pao — o va p8a mises sur mon tombeau comme un
— a te ri — ri cr — ri twb parw monument de la victoire due à mes
— rw. Va deé, fé — é te =«i, flèches. Et toi, ô fils d'Achille,
da deu g— la vad dea ze g — le je te déclare que tu ne peux
1— s tuta s=o, jeté =a vaincre sans Philoctèle, ni Philoctèle
tuta deo. L — n8 vej va p8ea sans toi. Allez donc comme deux
— a d8a g— Iw jud pyre lions qui cherchent ensemble leur
— re. Da g — loa =e teb =ro proie. J'enverrai Esculape à Troie
g— s =e. Japi, fé =ê! guérir Philoctèle. Surtout, ô Grecs!
g— n8 va g— n8 re — re ; a aimez et observez la religion ; le
— a 1 — li, dira ze 1 — li jopy. reste meurt, elle ne meurt jamais.
Toda se cr — a porg — rg, Après avoir entendu ces paroles,
da dae g— lia : fé b— é — é ! je m'écriai : ô heureux jour !
b— ré — ré, derà dere g— le douce lumière, lu te montres
joji toda pujiw le — ry ! Da enfin après tant d'années ! Je
deu I— la, da 1— la, toda se l'obéis, je pars, après avoir
cr — apog — Ê. — él b — é — é, salué ces lieux. Adieu ! cher antre,
— é ! — rô te poy — y adieu ! Nymphes de ces prés
b— y ; da se g — loa jeve e humides; je n'entendrai plus le
— e b — e tery — ry te pori bruit sourd des vagues de celte
—ri. — é ! — é jjga juja le mer. Adieu ! rivage où tant def
— ry da lia cr— a rc — rete fois j'ai souffert les injures de
i — i. — é I ^— ê, jega »»a Tair. Adieu ! promontoires, où Echo
g — lii juja te — ry pa« — «. répéta tant de fois mes gémissements.
— é ! b — rô — rê dSra dau Adieu ! douces fontaines qui me
gli» jajob— ra. — é I fé — ré fûtes si amères. Adieu ! ô terre
te s=i, g — ne dae 1— s de Lemnos, laisse-moi partir
h — , vege da 1 — la jega heureusement, puisque je vais où
dae g— li ra — ra tey —y va m'appelle la volonté des dieux et
le pay — y. de mes amis.
J8ba daa I — lio, daa Ainsi nous partîmes, nous
1— lio tyblo — te =ri; =a arrivâmesau siège de Troie; Machaon
va =a, twbu ro b — ro — ro et Podalyre, par la divine science
te pyi — i =i, dae g — liw, de leur père Esculape, me guérirent,
ve vêige dae g — liu lit ou du moins me mirent dans
— jïga dea dae g — 18. Da Télat où vous me voyez. Je
ze 1-lajeve; da liacr-a pudre ne .^^ouffre plus ; j'ai retrouvé toute
pare — re ; vub da gla zu jut ma vigueur ; mais je suis un peu
b— a. Da g — lia 1 — s =:e va boiteux. Je fis tomber Paris comme
pbeb — e — ete — ri d»e p8a un timide faon de biche qu'un
— a g — li tw piw — w. Jovi chasseur perce de ses traits. Bientôt
B=sa glii cr — a tsbi — rw; dea Ilion fut réduit en cendres; vous
g — 18 e — e. Da g— lea vwd savez le reste. J'avais néanmoins
jopag da je g — la pufre — re encore î°i ne sais quelle aversion
lybe b — o =o, twbu o — o pour le sage Ulysse, par le souvenir
te pay — y, va pira — ra je de mes maux, et sa vertu ne
g — lei g — s poe — e; vwd pouvait apaiser ce ressentiment; mais
ra— ratep8i — idHadiul — li la vue d'un fils qui lui ressemble
vad^^e da je g— la dae g— s et que je ne puis m'empôcher
te g — s, dau g — li e — e lybe d'aimer, m'attendrit le cœur pour
—0 juvo. le père même.
Fénélon.
Principes pour la transfcrmation de la langue grecque dans la partie analytique grammaticale qui correspond à la Langue universelle.
La langae grecque se compose des onze parties du discours que nous avons distinguées dans la Langue universelle.
Ce sont : le nom substantif, Tadjectif, Tarticle, le pronom, le verbe, le participe, la préposition, Tadverbe, la conjonction, l'interjection et la particule.
Elle a trois nombres : le singulier répond à Tunité, le pluriel à la multiplicité, et le duel indique que Ton parle de deux personnes ou de deux choses.
Elle admet trois genres : le masculin, le féminin et le neutre.
La Langue universelle caractérise : les difTérenles espèces de mots, par une initiale ; le nombre, par les voyelles douces pour le singulier, les fortes pour le pluriel et les grammaticales pour le duel ; les genres, par la consonne qui précède la terminaison des mots dont le genre doit être exprimé.
IVom substantif.
Le substantif se caractérise par le radical lui-même, qui n'est pas, dans ce cas, précédé d'une consonne, Tttfcàii (yjora) ; analysé grammaticalement : — ra.
Que ces noms soient réguliers ou irréguliers; qu'ils soient ou
ooD surabondants ou défectueux ; qu'ils soient d*un genre au singulier et d'un autre genre au pluriel, la Langue universelle n'a pas à se préoccuper de ces accidents : elle constate la circonstance actuelle du genre, du nombre et du rôle que le nom remplit dans la phrase analysée. Ex. : ^û^voç, la lampe (utydea) — a ; ^T^^va, les lampes (otydesa) — so.
Le grec ne compte que cinq cas dans la déclinaison du nom substantif, parce que l'ablatif usité chez les Latins se confond avec le datif. Cette distinction des cas n'étant pas admise dans notre analyse, et le substantif pouvant jouer les six rôles que nous avons distingués par rapport aux verbes et aux autres mots, nous ne prenons pas en considération cette particularité.
Le substantif se termine donc par :
SinguUer Pluriel
a OU oc quand il est sujet du verbe ;
e — 8 quand il est complément direct du verbe ;
i — y quand il est complément d'un mot autre que le verbe;
— 6> quand il est complément indirect du verbe régi par une préposition exprimée ou sous-entendue ;
u ^- b quand il est complément du verbe, sans préposition, et indiquant ce qui est attribué à quelqu'un ou à quelque chose.
Cette finale, placée immédiatement après le radical, indique que le substantif est masculin ; précédée d'un r, elle indique le féminin, et précédée d'un s, elle figure le neutre.
L'analyse conservant, autant que possible, les formes même spéciales, quand elles sont admissibles dans la Langue universelle, nous acceptons le singulier du verbe avec le pluriel neutre du nom, comme dans cet exemple : TocOrà êffriv àyadà, ces choses sont bonnes (posagli bibisa), posa gli b— sa.
De même, quoique le sujet soit au pluriel, nous admettons au singulier les verbes que les poètes emploient quelquefois à ce nombre : ^ée^oxrae rHftoveç f\jyoLlj de tristes exils furent décrétés (rejadlêi bivojira ev»cr«), r— lêi b—ra — ra. Nous conservons les
irrégularités que présentent les nombres quand le verbe prend la forme du pluriel, son sujet étant au duel, ou même quand le verbe est au pluriel avec un sujet collectif au singulier.
Article.
L'article, 6, v, to, ne présente aucune difficulté; soit qu'il accompagne le substantif, soit qu'il le rappelle sans que celui-ci soit exprimé dans la phrase, il est toujours représenté par la finale de ce substantif, a, ra, sa, etc.
L'orsqu'il se lie à un autre mot au moyen de l'apostrophe, comme iq' v(rc6eia, il s'analyse à part et distinctement (ra idefera), ra—ra; quand il est confondu avec le mot, comme TuvcTpoç, xoLv^pi, il se confond aussi avec le radical (ialbabi, ualbabu), i — i, u-— u.
Adjectif.
L'adjectif qualificatif est caractérisé par fr, et le déterminatif par p.
L'adjectif qualificatif prend la terminaison du substantif, 9 «y^O^ fiiiTtip (ra bidwra elgera), ra b— ra — ra. Son analyse est donc celle du substantif.
Quand l'adjectif se met au neutre comme attribut, quoique le substantif soit d'un autre genre, ou quand, pour des considérations que les grammairiens ont expliquées, il prend au grec un nombre différent de celui du substantif auquel il est joint, l'analyse se plie à ses caprices, et reproduit la forme grecque : oî yv-hnot tûv ^Auv ovx Mi sTrouvoOert, les vrais amis ne louent pas toujours (a bibuoc y ildubiy jeb jopo ludylw), a b— a y —y jeb jopo 1 — L.
Le comparatif et le superlatif se forment en plaçant les grammaticales l et r après la caractéristique de l'adjectif : (to^ôç, (ro^spoç, aoftiyccfxoç (bilia, blitia, britia), — a, bl — a, br — a. Lorsque des substantifs admettent en grec des degrés de comparaison, c'est qu'ils expriment des qualités ; ils sont donc en réalité regardés comme
adjectifs ; la langue analytique les considère aussi comme tels : J3a<je>6vç, |3a(7i>tvrf/>oç (elviboa, bleviboa), — a, bl — a.
Le substantif, que le grec met au génitif après le comparatif, a dans notre analyse sa finale en i pour le singulier, et en y pour le pluriel, parce qu*il est le complément d'un mot autre que le verbe. Lorsqu'un positif suivi de a fait l'elTet d'un comparatif, c'est sur la signiGcation de celte conjonction que s'applique la comparaison : 9fAca; âixouov <;ir6ty tô Itsjoov xépaç, ^nep ÂOiQva/ouc, il est jUSte
que nous occupions l'autre aile plutôt que les Athéniens (dqs bitesa gabas se pucese ehibogse vaj Ateoaic), dai b — sa g—s se pucse ^-se, Vaj =8. Ces locutions et les autres qui expriment comparaison à l'aide de conjonctions et de prépositions, se transforment dans toutes leurs parties, et la comparaison se trouve renfermée dans le mot qui est surtout chargé de la transmettre. Cette remarque s'ap^ plique aux superlatifs formés par les adverbes ûç, ort, $, etc.
L'idiotisme cv roîç fià^iça, et celui qui se rend en français par des plusy s'analysent dans toutes leurs parties, et chacun des mots prend une signification qui rend compte de la locution : s'il s'agit de substantifs masculins on dira : tit dou jave , et s'il s'agit de choses non exprimées : tit dos^u jave, etc.
V Sidjeciiî déteifninatif esi ou possessif, ou démonstratif, ou indéfini, ou interrogatif, ou numéral.
VaéÎPdii possessif se reconnaît quand l'idée de possession détermine l'objet possédé, sans remplacer le mot qui désigne cet objet : dans ce dernier cas, l'analyse reconnaît un pronom. Le grec rend ces deux circonstances de la même manière; l'analyse les distingue parce qu'elle ne peut admettre une espèce de mots qu'on appellerait adjectif pronominal. Ainsi : (iukrtpoç naxiip ovx ccrev o ^iiirtpoç^
votre père n'est pas le nôtre (pea elgea jeg gli a dapa), pta — -a jeg gli a dapa.
Nous ne confondrons pas non plus les adjectifs démonstratifs avec les pronoms démonstratifs ; le sens de la phrase faisant reconnaître dans quel cas le même mot est employé comme adjectif ou comme pronom ; nous analyserons de manière à transformer le mot donné suivant Tacception particulière qui lui convient dans la phrase.
Nous séparons égalemenl les adjectifs indéfinis des pronoms qu'on doit ranger sous cette dénomioatioir : les mots xlç, (feîvoi, etc., quand ils remplacent des substantifs, sont considérés comme pronoms ; quand ils accompagnent les substantifs en les déterminant, ils sont rendus par puba, puva, etc.
Nous ouvrons aussi une classe pour l'adjectif interrogatif, employé dans quelques langues, et qui jette de la clarté dans la phrase. Ainsi les mots rlç, 7ro(7oc, employés interrogativement et comme adjectifs déterminatifs, se transforment en p^a, p&)ja.
L'adjectif numéral se décline jusqu'au nombre cinq inclusivement en grec ; l'analyse n'est pas embarrassée pour suivre cette déclinaison avec la finale du substantif; elle va même plus loin à cet égard : car elle décline tous les nombres après cinq. Quand les nombres sont composés de plusieurs mots, l'analyse peut ou reproduire chacun des adjectifs numéraux, .ou les résumer en un seul mot : on peut donc transformer rpioix6<Tiot é^^oitiixoyroL xou éwéa, par pSihHoe p 3cHa va p8ua, OU en seul mot par p^icwoc ( Voir ci-dessus pour la suite des nombres ordinaux et cardinaux , à l'article des noms de nombre dans l'analyse générale de la Langue universelle).
L'adjectif verbal en rioç a été pour nous l'objet d'une observation dans l'analyse générale ; nous l'avons traité comme un participe. Son analyse permettra de suivre les caprices mêmes du grec dans l'emploi de ce participe* On analysera donc (gepocjogsera gli ra idera) g— sera gli ra — ra; ou (gepajogsera gli re idere)g — sesa gli re — re, ou même (gepajogsesoc gli re idere), g — sesa gli re — re, suivant que l'adjectif verbal s'accorde avec le substantif, ou se mette au neutre singulier et pluriel, en acceptant comme le verbe un complément direct.
Pronom*
Les grammairiens grecs ne considèrent guère comme pronom que ce que nous appelons en français pronom personnel ; ils rangent parmi les adjectifs ceux que nous nommons possessifs, indé-
finis, elc. La distinction si bien faite par les analystes français est conforme à la raison, et nous a paru devoir être conservée dans la Langue universelle. Nous analyserons donc comme pronoms tous les adjectifs dont nous venons de parler , quand ils rappelleront l'idée d'un nom sanâ lui servir d'accompagnement dans la phrase.
Mous trouvons ainsi les six sortes de pronoms énumérés dans notre analyse générale : les pronoms personnels, démonstratifs, indéfinis, possessifs, interrogatifs et relatifs.
Le pronom personnel qui le plus souvent est de tout genre en grec, parce que la finale ne donne à cet égard aucune indication, s'analysant toujours de manière à rappeler le substantif qu'il représente, prendra tous les genres que celui-ci peut adopter. Ainsi, syu, (Tj, vfA€iç, vfA£K, S, (T^aç^etc, s'analyseront par daa, dea, daa, de», die, die, etc., quand il s'agira du masculin, et par dara, dera, dara, dera, dire, dirs, quand le substantif qu'il représente sera du féminin. Quand il se joindra à quelque particule grecque, comme îytoyt, Ifxoeys, la signification de la particule sera rendue par la particule équivalente : daaiza, daulza (1). Quand l'article devient pronom personnel, il se transforme suivant cette nouvelle signification.
Les pronoms démonstratifs 6<^e, àurôc, ovtoç, Ixeivoç, se distinguent des adjectifs de ce nom, comme nous l'avons dit plus haut, quand ils sont seuls et indépendants des substantifs qu'ils remplacent. La table des grammaticaux donne alors leur transformation.
Lqs pronoms indéfinis sont : tïç, sxaerroc, ov^séc, etc. On trouve leur transformation dans la table des grammaticaux.
Il en sera de même des pronoms possessifs et interrogatifs.
Le pronom relatif est appelé adjectif conjonctif par beaucoup de grammairiens. Comme nous tenons, afin de mettre d'accord toutes les langues, à conserver l'idée de pronom à ces petits mots que la grammaire accepte pour lier les phrases, mais aussi et surtout pour rappeler les substantifs auxquels ils se rapportent, nous continue-
(1) La lettre t indique en arittimétique le signe +, nous IMntercalons toutes les fois qu'en unissant plusieurs mots pour en faire un seul, on ne distingue pa& aisément i queUe lettre commence le mot annexé.
\Sti GUEC.
rons à les appeler pronoms relatifs. Leur analyse n'offre aucune difficulté : elle se trouve d'une part dans la table des grammaticaux; pour la finale, en rappelant le rôle qu'ils remplissent dans la phrase , et enfin, pour le genre; par celui des substantifs auxquels ils se rapportent.
Terbe.
Le grec a trois voix : la voix active, la voix passive et la voix moyenne. Les verbes actifs et les moyens peuvent être transitifs ou intransitifs, c'est-à-dire avoir un complément direct ou en être privé.
La voix ACTIVE est caractérisée, comme on l'a vu, par la lettre g placée avant le radical. Les verbes qui ont la signification active avec la forme passive ou moyenne, conservent la caractéristique de la voix active ; car la Langue universelle s'occupant de la signification des mots avant de chercher à imiter les formes, abandonnera celles-ci toutes les fois que le sens du mot y sera intéressé. Les verbes ordinairement actifs en grec, telles que «x6veiv, veulent leur complément direct tantôt à l'accusatif, tantôt au génitif; d'autres comme àpitrxsiv veulent ce complément tantôt à l'accusatif, et tantôt au datif. Nous considérons comme complément direct celui qui est vraiment l'objet sur lequel retombe l'action du verbe transitif, et comme indirect celui qui ne reçoit cette action qu'indirectement. Dans le premier cas, l'analyse du verbe sera g — s; dans le second cas, elle sera l — s et représentera le verbe neutre.
Comme nous reproduisons la forme d'une langue autant que la signification nous' le permet , nous accepterons certaines formes qui semblent irrégulières, parce qu'elles transportent au complément indirect les apparences du complément direct. Telles sont ces locutions : eu TToisîv Ttva, xoxûç liyeiv tivol ( hibi gabs dube, hibo gubis dube) h— g — s dube, h — g— s dube. Nous ne supposons pas qu'il y ait telle ou telle préposition de sous-entendue ; pour nous, le mot rivoL est un véritable complément direct, et les verbes muiv et Mytiv nous représentent des verbes aciifs analogues h ceux que nous ac-
cepterions dans ces phrases : bien traiter quelqu'un, apostropher quelqu'un.
Il n'en est plus de même quand le verbe actif se trouve avec deux accusatifs : évidemment alors un des accusatifs est régi par quelque préposition sous-entendue. L'analyse doit distinguer soigneusement le complément direct du complément indirect, et donner à ce dernier Tune des deux finales qui le font reconnaître dans la phrase.
Ainsi, dans ces mots : ot ix'^poZ Tro^^à xoocà l/sydcyovrat ifU (a iljubooc
pujess iboss gibeL dau), a — a pujesi — sc g — la dau, le complément indirect se rend bien par celui que nous avons nommé attributif, tandis qu'il s'analyserait avec la préposition sous -entendue
dans cette phrase : ô luxpàrqç Tro^^à xal iityàCkci s^^^ocoxc Toùc ftctBirtôiÇ
(a Socrata pujesfi» va bobisu gepeplei i elpedic), a «ssa pujesu va b— sw g— lei, t —• (1).
Les verbes neutres ou intransitifs, quand ils sont suivis d'un corn* plément direct, devenant de véritables verbes actifs, doivent être analysés comme tels, et prennent g au lieu de / pour caractéristique.
Le verbe substantif être adopte, comme on l'a vu, la même caractéristique que le verbe actif. Ce qui le distingue de ce dernier, c'est qu'il n'a pas de radical; lorsque l'existence est présentée d'uue manière particulière, alors l'emploi des radicaux, tels que a, e, i, o, u, qui figurent cinq manières d'être dififérentes, fait modifier la caractéjistique qui devient / si le verbe n'a pas de complément direct.
La voix PASSIVE est caractérisée par la lettre r placée avant le radical : iftkoviuQùv , nous étions aimés tous deux (riduleà) r — leà* Le complément du verbe passif étant toujours indirect, il n'y a de difficulté que pour le choix des deux finales que nous affectons à cet emploi. Or, le sens indiquera toujours quand ce complément sera pris de la manière que nous appelons attributive , et qui répond le
(1) La phrase serait encore intelligible en donnant au complément aaOïiràç la forme attributive : le verbe aurait alors la signification de montrer. C'est ainsi qu*on dit : montrer (apprendre) quelque chose à quelqu'un.
plus souvent au datif. Ainsi, quoique nous trouvions un datif pour complément dans cette phrase, itoCkuç "kiltaral o-ot (hibi rubiiêi deo) , nous comprenons que le discours ne s'adresse pas à celui qui parle» et qu* ainsi le mot trot ne doit pas être traité comme sMl était complément attributif; mais plutôt comme régi par une préposition sous-entendue : h — r — li deo.
Quand le verbe passif est suivi d'un accusatif, qui porte ainsi l'apparence du complément direct, cet accusatif ne peut être considéré que comme le régime d'une préposition sous*entendue ; il sera donc analysé comme les autres compléments indirects ; exemple: rtv T^ç Trd^swç sTrc/xé'Xgtav imtmùQn (ro ri bbaderi evepuro ridalii) ; ro ri — ri — ro r — lii ; vjirrzrou nlnyoLç noklàç (rapyli apyrw pujerw); r— li — rw pujerw.
La voix MOYENNE, dans laquelle le sujet fait et reçoit l'action, se confond avec le verbe dit neutre, en latin, toutes les fois qu'il n'y a pas de complément direct. Quand on est prévenu par la lettre / qu'un verbe est privé de complément direct, quoiqu'il en présente un ordinairement, alors l'esprit fait naturellement retourner l'action sur le sujet et donne au verbe la signification moyenne. C'est ainsi qu'en français on détourne, à tort souvent, mais cependant sans cesser de rendre la phrase intelligible, le sens réfléchi de quelques verbes ; on dit dans quelques contrées : j'ai été promener ( me promener), etc.
Quand le verbe au moyen est suivi d'un complément direct et garde cependant sa forme réfléchie, il prend alors dans l'analyse le g du verbe actif, et c'est le radical qui se charge de compléter la signification ainsi : uiptaBox ; lever sur soi, n'est autre pour la signification que porter^ g — s ; mimiffou. ; faire venir, signifie mander^ g — s, etc : il eu est de même lorsqu'il exprime l'action réciproque exercée par plusieurs sujets, ou quand le sujet fait faire l'action.
Le grec nous offre cette particularité pour les nombres^ que le verbe a comme le substantif trois nombres : le singulier, le duel et le pluriel; nous avons donné dans notre analyse générale la manière de distinguer le duel du pluriel ; le premier prend les fortes des personnes correspondantes dans le singulier : «, e, y ; et le
pluriel se transforme par les voyelles : o^ 8, u. Les nombres n'offrent pour le grec aucune particularité, sauf celle du duel, qui ne soit à peu près identique dans les autres langues. D'ailleurs toutes celles qui peuvent se maintenir sans nuire à Tintelligence de Tidée doivent être conservées : c'est ainsi que le verbe au singulier peut subsister avec un nom neutre au pluriel, comme cela a lieu en grec.
L'analyse des temps n'offre aucune difficulté : car nous avons prévu les nuances que le temps peut admettre dans le passé, ou dans l'avenir. Ainsi les temps principaux sont, pour le présent, analysés par l'absence de la voyelle entre la caractéristique du mode et celle de la personne g— la; pour le passé, en intercalant i entre ces deux mêmes caractéristiques ; et pour le futur, par un o intercalaire. L'aoriste qui est plus usité que le parfait, est le passé caractérisé par t ; nous n'établissons aucune distinction entre l'aoriste premier et l'aoriste deuxième, qui sont des formes différentes du même temps. L'imparfait prend e, le parfait ^, et le plus-queparfait c, entre les caractères qui représentent le mode et la personne. Exemple :
NEUTRE
1— la, etc.
I — lea, etc.
1 — lia, etc.
1— léa, etc.
1— Ica, etc.
ACTIF
PASSIF
Présent
g~la, etc.
r— loa, etc.
Imparfait . . .
g— lea, etc.
r — lea, etc.
Passé aoriste.
g— lia, etc.
r— lia, etc.
Parfait
g— léa, etc.
r— lôa, etc.
Plus-^jue-parf
g^Ua, etc.
r— Isa, etc.
Le futur n'offre qu'un temps à l'actif et deux temps au passif; le futur simple prend le caractère o^ et le futur antérieur prend (o :
ACTIF
PASSIF
NEUTRE
Futur
g— loa, etc.
r— loa, etc.
I—loa, etc.
FutuT'^ntér,
r— Ftoa, etc.
Les MODES sont au nombre de six, en grec, quand on y comprend le participe dont nous formons une espèce de mots ; nous avons donné dans notre analyse générale la caractéristique des modes ;
nous allons la reproduire ici en disant quelques mots sur chacun d'eux en particulier.
Vindicatif (l après le radical) ; on l'emploie invariablement là où le grec le place, même quand il semblerait plus naturel d'adopter le mode subjonctif.
t! optatif (m après le radical) et le subjonctif (r après le radical) se conservent aussi partout où ces modes sont employés en grec. L'optatif a tous les temps de l'indicatif, sauf l'imparfait et le plusque-parfait ; on l'analysera donc ainsi : .