Démontrer que, dans tout triangle, on a l'identité
:osA
Première démonstration. — En retranchant la troisième colonne de la seconde, cette égalité se ramène à la suivante
Remplaçons-v cos- - par
co
pip —
> en vertu de la formule (8) du n° 135 ;
2 ' bc
l'égalité devient, en chassant les dénominateurs.
Il I a(p —a)- p — a || = o.
Pour que ce déterminant soit nul, il faut et il suffit que Ton puisse détei miner / et m pour que Ion ait (t. I, n° 293)
(Il
et les deux relations analogues en b et c. Or, si, dans cette relation, on regarde /, m, p comme donnés, on a une équation du troisième degré en a, dont les racines doivent être a, b, c. La somme de ces troi- racines doit être égale à 2/>. Or, c'est bien ce qui a lieu, comme on le voit en calculant les deux premiers termes. Celte condition étant remplie, on peut toujours déterminer / et m de manière que le coefficient de a et le terme constant aient des valeurs données quelconques^ c'est-à-dire de manière que l'équation (i) ait pour racines les cotés d'un triangle quelconque, de périmètre ip. • c. 0- ^■■ D.
Deuxième démonstration. — Considérons le cercle insciit dans le
TIIIGONOMETBIE. — CHAPITRE II.
triangle el soieni A', B', (7 les points de contact avec les côtés BC, CA,AB. On a
AP.'^ r.A'-+- BAr= - ( AB -BC~CX)=p;
or, (;A' + BA' z=z a; donc,
D'antre part, le triangle rectangle IB'A donno
< V ) d'oi'i
/• = (/> — rt I t a n tr - ;
- tani: -
Portons celle formule et les deux formules analogues dans l'idenlité à démontrer; elle devient
tanu; — cosA i
ou. en développant suivant la première colonne,
' lang— (roslî — cosC)=o,
OU, en transformant cosB — cos(I en un produit el remarquant que
sin = (OS —
> sin sin
Or, le premier membre de cette égalité n'est autre que le développement suivant la première colonne du déterminant
sin — sin — eus —
(|iii est nul, comme ayant deux colonnes identi(|ne«.
2. Ré'ioiidrc (in li (angle, connaissant tes trois hauteurs. ( K. I*., J<)i i .) Soient A, //', h" les hauteurs respectivement opposées aux côtés a, 6. c el soit S la surface du liianjrliv On a
RESOLITION DES TRIANGLES.
Nous avons quatre équations à quatre inconnues : a, b, c, S. Pour sinaplifîer l'écriture, désignons par /, i' , i" les inverses des hauteurs et par iq la somme de ces inverses. Nous avons
(3) p = iSq, p — a =^ i'è){q — t), p — b = 2S{q — i'),
Portant dans (2), il vient
(4) Sî
De (4), on tire S; portant dans (3), on a ensuite/?, a, b, c el l'on est ramené au premier cas (n° 135).
Pour que le problème soit possible, il faut et il suffit que chacune des quantités i, i', i" soit inférieure à la somme des deux autres, ce qui entraîne évidemment la réalité de la valeur de S donnée par (4).
EXERCICES PROPOSES