‹ Cours complet de météorologieChapitre 105 sur 194 · SOIR · texte numérisé non relu

SOIR

mm.

nm.

La loi dé ces nombres-est i peu près la même qu'aux autres époques de l’année ; mais raniplitude de la variation esté peine égale à O"'"' ,3. Il en résulte que les régions polaires participent aussi à la grande marée atmosphérique qui, en .se propageant de l'est i l'ouest sur le. globe, y produit le phénomène de la vaiiation diurne.

Le retard d’environ deux heures qu’éprouvent dans leur arrivée les époques des maximu et des mtiitiiui semble prouver que le mouvement atihosphérique qui sq manifeste alors au delé du cercle polaire serait le résultat dérivé de la vague atmosphérique équatoriale, dopt la partie la plùs boréale, en se mouvant le long du cercle polaire, mettrait en mouvement, de proche en proche, les sônes d’air voisines, et finirait par leur communiquer sa marche progressive. Il ne parait pas indispensable d'admettre qu'une onde aille, eh se propageant de réqiiateuf vers les pôles, le long d'un même méridien pour expliquer ce mouvement périodique.

soi i'Oii>S l)k L’ATMOSPHKRt:.

Il v a üéjà deux siècles , on pliysicien allemand appelé Stnmi avait construit un instrument qni fut tiré de l’oubli par x«»lie et Ramfordï c'est le thermomètre différentiel, qui indique la différence de température entre deux points rapfwochés. Courbez en deux points à angle droit un tube large de deux à quatre millimètres, de manière à ce qu’ii présente deux brandies terminées chacune par une boule de deux centimètres de diamètre; puis versez dans le tube quelques gouttes d’un liquide coloré, ^ fermez l’appareil. La petite colonne liquide séparera l’air contenu dansrinstrumenl en deux parties? si la température de l’air emprisonfté est égale de part et d’autre, l’index liquide restera au milieu. Mais si l’une des botilcs A est échauffée, tandis que la boule B reste à la même température , l’équilibre sera rompu , l’air contenu dans la boule A se dilatera, et l’index marchera du côté de la boule B. Le résultat eût été le même si l’on avait refroidi la boule B , la boule A restant à la même température.

Le baromètre à la plus grande analogie avec un thermomètre différentiel . il nous indique les différences de température entre des lieux situés à de grandes distances. Pour le comprendre, rappelons ce que nous avons dit sur l’origine des vents (p. 31) : si la température était uniforme sur toute la surface du globe, et si les couches aériennes avaient la même température, l’océan aérien serait toujours calme, il n’y aurait jamais de courants, et, à hauteur égale, la pression atmosphérique serait partout la même.’ Mais, dès que la région EF (tab. ii, fig. i) est plus échauffée, tandis que les régions AE et FB conservent la même température, une partie de l'air des contrées échauffées s’écoule au-dessus des hautes régions de l’atrnosphère, et le baromètre doit baisser. Si EF conserve la même température tandis que AE et FB æ refroidissent, le résultat sera identique; mais la pression atmosphérique augmentera dans les régions AE et FB, à cause de la masse d’air provenant de EF qui s'ajoutera à celle qui los presse. Ainsi, dans le premier cas, le baromètre baissera tandis que le tlienmomètre montera; dans le second, le baromètre montera tandis que le thermomètre baissera. Mais ici se reproduit l’incertitude que nous avons sigjialée à propos du thermomètre différentiel ; car, tandis que EF s’échauffe, les contrées voisines conservant leur température, le ba- Yomètre baisse dans la région EF, et il monte dans les espaces AE et FB sans que leur température change. On peut donc résumer ces rapports en disant : Quand le baromètre baisse dans un paf/s, cela tient à ce que la température de ce pays est plus élevée que celle des contrées avoisinantes, soit parce qu'il s'est échauffé directement ^

CLiUSES DE SES VAHI VTIONS. 2ft5

«Oit parce que ces contrées se sont refroidies; au contraire, l'ascension du baromètre prouve que ce pays devient plus froid que ceux qui l’entourent.

Pour démontrer complètement cette théorie, il faudrait avoir des observations correspondantes d’un grand nombre de points; mais, en observant le baromètre et le thermomètre d’une seule station ■ on voit déjà qu’en général le thermomètre monte quand le baromètre descend. Pour découvrir fa loi, il suffit de chercher dé combien le thermomètre monte ou descend quand le baromètre descend ou monte de t, 2, 3 millimètres. J’ai fait ce calcul pour un grand nombre de localités, et le tableau suivant contient les résultats obtenus. Le signe + signifie que l’instrument monte; le signe qu’il descend.

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