IS
(roÿ.’ l’Appendice, ftg. 28.)
DE L’ATMOSPHÈKE.
Les points dont nous nvons réuni des résultats n ont aucune analo^^ie entre eux. Tandis que Bude représente le climat de l’Europe continentale; Bagdad, celui du continent asiatique; (’^mbridge dans le Massachusets est situé sur la (xite orientale de l’Amérique, et Ey a fiord dans une île, l’Islande. Malgré ces difîérenccs de climat et de position la loi se vérifie, et les observations faites à Santa-Fede-Bogota par M. Boustingault viennent encore les confirmer. Quoique la table précédente offre encore bien des anomalies qui tiennent à ce que les séries météorologiques sont trop courtes, cependant on voit l'antagonisme des signes, et Ton remarque que les changements thermomélriques sont d’autant plus grands que les oscillations barométriques ont plus d’étendue. Ces changements conservent même entre eux une certaine proportionnalité ‘.
On peut, en hiver surtout, s’assurer do l’exactitude de cette loi en observant le baromètre pendant quelques jours. Toutefois le baromètre baisse souvent sans que le thermomètre monte, mais alors on peut s'assurer qu’il a baissé dans les contrées voisines.
Ajoutez à cela que presque tous les instruments météorologiques, savoir, la girouette* le lhermomètre, l’hygromètre, indiquent uniquement ce qui se pa.sse au point où ils sc trouvent. Ainsi, quoique l’ascension du lhermomèire prouve souvent que l’air s’est réchauffé, le sol peut quelquefois produire un effet semblable sur l’instrument. La dilférence du niveau entre Halle et le sommet du
' Les grands changements de température sont ordinairement produits par lea changements des vents ; et comme ceux-ci ont une influence marquée sur le baromètre, on voit d’avance que les variations des deux instruments ne sauraient être indépendantes l’une de l’autre. Si donc l’on compare entre elles les roses baromiêtrique et thermomëtrlque des vents d’une certaine localité du globe, on pourra en conclure, yii.rqu’à un certain point, les rapports qui lient dans ce lieu les oscUlalions simultanées de la température et de la pression. Cette comparaison est généralement très -favorable A la loi des oecittalionM inver tes \ les vents qui dépriment le baromètre font monter le thermomètre; ceux qoi produisent le pius haut état de la colonne barométrique donnent en même temps les températures moyennes les plus basses. '
Mais fl n’en est pas toujours ainsi : en certains lieux du globe , l’action des venta est diflerente. Les obs* rvations faites près du cap Nord par les membres hibernants de la Commission du Nord, et calculées par M Ur>Tai>, en fournissent la preuve. Lorsque les vents de l'O.N.O ou du nord \ienncnt à remplacer les Vents d’est et de S.E. et A souffler avec une certaine force, la baromètre commence A monter A raison de 0"'“,35 par heure, et le thermomètre éprouve un changement correspondant de-t-0‘’,75, du moins pendant les six ou doute premières heures. Si les vents de l’ouest on 8.0. avaient remplacé ces mêmes vents d’est et de S.E., les résultats auraient été peu dilTérents; l'ascension moyenne horaire du baromètre eût été égale A 0""”,1T, et celle du thermomètre égale A 0“,5.
Dans le cas actuel , la loi des variations en sens contraire a A lutter contre une influence qui lui est délmorable, celle produite parles changements de vents. Mais, d’un autre cèté, il peut y avoir de grandes variations dans le baromètre et le ther-* momètre sans que le vent change, et il reste A savoir si dans ce cas la loi de M. Krrinit se vérifie. C’est ce qui a lieu en effet , et en définitive , sauf quelques exceptions ducs A des obscivaticms trop peq nombreuses, au A une trop grande part
CAt’SES DE SES VARIATroNS. m
Brockon entraîné une diPTérence de Icmpéraliirc do t® environ; èt cependant, dans l’Iiiver rigoureux de 1837 à 1838, on a vu souvent que le thermomètre du Brocken était de 6° à 12" plus élevé que celui de Halle. Tous les autres instruments présentent de semblables indications, qui souvent no seraient plus les mômes à 50 mètres de distance; le baromètre nous indique la pression moyenne • de l'atmosphère jusqu’à sa limite, et signale les ruptures d’équilibre • dans la tem|)érature. Si nous avions un insirument qui nous indi- . quât les changements de température des régions supérieures de l’air, une foule d’anomalies se trouveraient expliquées : on le voit déjà quand on connaît les changements qui ont eu lieu à un point ' situé à 1000 ou 1200 mètres au-dessus de notre tète.
Le tableau suivant fait voir combien la marche de la température peut ditférer dans la plaine et sur une montagne. Au commencement de novembre 1838, le temps fut très-varii>ble à Halle; le 18, il tomba de la neige, et le vent d’est fit dt'scendre le thermomètre' au-dessous de zéro ; le Iwromètro était bas et le ciel couvert. Je donne ici les observàtions de 6 heures du matin, 2 heures et 10 heures du soir, et à côté la quantité en millimètres dont l’instrument s’est élevé (+) ou abaissé ( — ). Pour lô Brocken, Je donne seulement les indications thermométriques telles qu’elles onl été recueillies avec le plus grand soin par l’auberj^isle M. Nehse.
d’action txtTcée pur les changeir.ents de yents. Les observatlnns de la Commission flrançaisean Finmark {>ehdant les six mois d'hiyer lS38-ltt39 Tcriflent la loi de l'antagonisme des marches. Ainsi en plaçant dans la première colonne le changement , diurne du botomètre d’un minuit i l'autre, et dans la colonne voisine le changement moyen correspondant qu'éprouve le Uiermohiètre, on trouve ‘ ,
MAfIGUE INVEBSE DU BAHOHÈTRE BT DU TOERMOUfeTRE.