‹ Cours complet de météorologieChapitre 120 sur 194 · CO CO CO · texte numérisé non relu

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SUIVANT LES DIFFÉRENTS VENTS

Ces nombres font voir clairement que la pression atmosphérique varie avec la direction du vent; partout le baromètre est très-haut quand le vent souille entre l’est et le nord, et très-bas quand il vient d’un point compris entre le sud et l’ouest; sa hauteur varie assez régulièrement entre ces deux extrêmes. Dans quelques endroits cependant on trouve des anomalies ; ainsi à Vienne et à Biide la pression est très-faible avec les vents d’est, et à l’élersbourg le minimum co’incide presque avec le N. O. Ces anomalies n’ont pas encore été bien expliquées; car elles ne proviennent pas uniquement de la situation continentale de ces deux villes, puisque les résultats obtenus à Stockholm et à Moscou sont d’accord avec les lois qui régissent l’Europe occidentale. La seule différence consiste en ce que les oscillations sont un peu plus petites dans l’intérieur du continent que sur la côte occidentale^.

On trouve des lois analogues dans d’autres contrées; seulement le vent qui correspond au maximum de la hauteur barométrique varie suivant la position des points relativement à l’Europe. Ainsi

• J’al donné, dans une des notes précédentes, p. 160, les températures moyennes correspondant aux diverses directions du vent, telles qu'elles ont été observées à l’époque du solstice d’hiver à Bosekop (Norvège) (latitude 69° 5b' N.) par la commission française envoyée dans le nord de l'Europe. Les pressions barométriques moyennes correspondant i la même époque et dans le même lieu ont été calculées par M. BnTsis. Elles se rangent à leur tour dans le cadre du petit tableau suivant, qui offre la rose baromélrique det vents pour cette localité.

HAl'TECRS BAROMÉTRIQUES PAR LES DIFFÉRENTS VENTS A BOSEKOP.

Nord.

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Est.

• Sud.

Ouest.

Il est i croire que la hauteur barométrique 753,2, correspondant au vent de N.K., est trop élevée ; ce nombre ne repose que sur un petit nombre d'observations. M.iis ce tableau, mis en regard de la rose thermométrique (p. 1601, prouve que les vents les plus froids tiennent le baromètre bas, et que les vents chauds de l'O. et du S.O. l'élèvent de plusieurs millimètres : ce fait est une exception remarquable pour l'Europe. D'après Wriogcl, c’est i peu près la marche du baromètre A la Nouvelle-Archange) (Boire , dans .'ielianuchrr ’« Jnhrbuch flir 1811, p. 311 ). On remar.; quera encore l'anomalie qu’offrent ces mêmes faits .sous un autre point de vue : à Bosekop ce sont les vents do terre qui dépriment le laromètrc ; la colonne.monte avec les vents de mer. Une anomalie du même genre existe à l’embouchure de la rivière de la Flata. , M.

29Ü l'OlDS DE L’ATMOSPHÈRE

aux ÉtaU-Uiiià, c'est avec le N. O. que le baromètre est le plus haut, avec le S.E. qu’il est le plus bas; il en est de même de Pékin" en Giine. En réunissant ces faits, nous en conclurons que le baromètre atteint son maximum quand les vents soufflent du nord et de l'intérieur des continents; son minimum, quand ils viennent de l'équateur ou de la mer.

Après ce que nous avons dit de l’influence des vents sur la température, nous pouvons expliquer facilement ces phénomènes ; la pression est forte avec les venls froids, faible avec les vents chauds. L’air est-il refroidi par des vents du nord, il so contracte; les limites do l’atmosphère s’abaissent, et l’air chaud alllue de tous côtés : do là l’ascension du baromètre. L’air est-il réchauffé par des vents du sud, il s’élève et s’écoule dans tous les sens

XNFI.UZ:NCE de EA rotation des vents sur XJk HAUTEUR BAROMÉTRIQUE. — Dans les i-echerches dont nous avons donné les résultats dans le tableau précédent, on n’a pas eu égard à l’heure du jour; seulement pour Paris et Halle j’ai choisi l’heure de midi. Toutefois, en considérant que dans nos climats le vent offre une rotation régulière et constante, nous devons retrouver cette régularité dans les oscillations du baromètre , comme nous l’avons trouvée précédemment dans celles du thermomètre et de l’hygromètre. M. Dove est arrivé à ce résultat en comparant les observations faites à Paris à 9 heures du matin et à 9 heures du soir; mes observations de Halle comparées heure à heure y conduisent également. J’ai cherché quelle était la direction principale du vent de chaque jour, et j’ai calculé la hauteur barométrique moyenne à chaque heure du jour; puis j’ai soustrait celte moyenne de la pression générale observée à celte heure par un vent quelconque. Dans le tableau suivant, le signe -1- veut dire que le baromètre était au-dessus de la moyenne générale; le signe — , qu’il était au-dessous. Toutefois je dois faire observer que la valeur absolue do ces différences n’est peut-être pas rigoureusement exacte, car les recherches sur les vents n’embrassent

• M. Dore R recherctié, d’après le petit nombre des observations météorologiques ekisl antes, quelle pouvait être dan» l’hémisphère austral l'influence de la direction du vent sur la hauteur du baromètre, la température et l'humidité de l'air. L'examen des registres du navire la Princesse Loutse et les rapports des capitaines Fiixllojr et Wendi l'ont amené aux conclusions suivantes :

1" Le biiromètre monte par les vents d'ouest , de S. O. et du sud ; 11 atteint sa hauteur mazimiim quand le vent souille duS B.; puis il baisse lorsque lèvent passe à l'est, au N. K. et au nord ; sa hauteur minimum correspond au N.O.

2° La température et la tension de la vapeur aqueuse diminuent par les vents d’ouest, de S ü. et de sud ; elles atteignent leur nttniimuin lorsqu'ils soufflent d u H. E.; puis augmentent avec ceux d’est, de N.O. et de nord, pour atteindre leur maximum quand le vent est au N.O. (.Annuaire de M. Scbauuchcr pour IbU, p. 317.)

[Voy. l’Appendice, fig. 32.)

SUIVA?rr LES différents vents. Î9I

qu’une période de 4 ans ; la moyenne générale, au contraire, a été déduite de II années d’observations, savoir, de 1827 à 1838; mais dans cette période il y a aussi des lacunes de plusieurs mois.

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