‹ Cours complet de météorologieChapitre 149 sur 194 · PALERME · texte numérisé non relu

PALERME

iAKIXA.

Janvier. . .

Février. . .

Mars. . . .

Avril. . . .

Mai

Juin . . . .

Juillet.. . .

Août ....

Septembre .

Octobre. . .

Novembre .

Décembre. .

Année . . .

Hiver. . . .

Printemps .

Été

Automne. .

Dans l’Italie septentrionale aussi bien qu’en Grèce , il y a annuellement environ 40 orages, c’est-à-dire un nombre double do celui de l’Allemagne. A Palerme, leur nombre n’est plus que le tiers de celui de nos climats ; l’ajr est en effet plus pur, et l’air chaud qui vient de l’Afrique s’oppose à la précipitation des vapeurs aqueuses. Il n’y a que 64 jours de pluie pendant toute l’année à Rome; à Padoue, au contraire, il y en a 120. A Palerme, c’est en automne que les orages sont très-communs, tandis qu’à Rome il y aà peine une différence entre l’automne et l’été; leur distribution dans l’année à Padoue rappelle complètement celle de l’Allemagne. Les observations des anciens se rapportent principalement à cette ville ; et s’ils ont insisté sur les orages d’automne , c’est que , pendant celte saison , ils sont plus violents et de plus longue durée.

FORMATION DES ORAGES. — Tous les orages peuvent se diviser en deu.\ classes : les uns sont dus à l’action d’un courant ascendant, les autres sont un résultat de la lutte de deux vents op^ posés; les premiers se montrent pendant la saison chaude, les seconds pendant l’hiver. Examinons d’abord ceux du premier genre.

Dans nos climats et en ét;é, trois conditions sont nécessaires à la formation d’un orage ; un grand calme de l’atmosphère, un sol plus ou moins humide et un temps serein. Ce calme de l’air ne s’étend pas toutefois jusqu’aux limites de l’atmosphcrc, car en général le baromètre baisse lentement pendant un ou deux jours, preuve que de l’air s’écoule de tous côtés. Les cirrus qui se montrent d’abord sont entraînés par de faibles vents de S.O. Sous l’influence de ces circonstances, les masses d’air en contact avec le sol acquièrent une force d’ascension d’autant plus grande que la haute température que nous observons alors n appartient qu’à ces couches inférieures; car si nous comparons des observations thermométriques faites à des points plus élevés, nous trouvons que pendant les jours d’orage le décroissement de la température est extrêmement rapide. Les vapeurs se condensent alors dans le haut de l’atmosphère , et contribuent à augmenter le volume des cirrus en se transformant en flocons de neige ; en môme temps des cumulus se forment dans le bas et passent à l’état de nuages très-denses ; souvent alors la température baisse, et le soleil cesse d’agir fortement sur le sol et sur l’air.

Sous l’influence de ces circonstances, il peut très-bien arriver que les nuages soient dissous de nouveau par les courants d’air chaud qui s’élèvent vers eux; si cet air est sec, ce résultat est inévitable ; mais l’équilibre de l’atmosphère , s’il existe d’abord, peut

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