VARIATION ANNUELLE
donné les extrêmes 10®, 26 et 22", 32. leur difTcrence est 12", 06 et le coeflicient constant de ce mois 0,431. La moyenne vraie sera donc :
Minimum = 10°, 26.
Moyenne vraie. 15", 70.
Nous avons ainsi deux méthodes faciles pour trouver la moyenne vraie; mais les météorologistes doivent s’efforcer de déterminer aussi rigoureusement que possible les coefficients constants, afin d’arriver à la connaissance précise des moyennes de la journée. Si les Grecs et les Romains avaient inventé nos instruments et employé ces méthodes, on pourrait maintenant décider l’importante question du refroidissement de notre planète. Efforçons-nous donc de rassembler des matériaux pour que les générations futures puissent un jour résoudre ce problème.
MARCHE SB X.A TEMPÉRATI7B.E SAKS X.E COURS SB S’ANNÉB. — La température moyenne de chaque mois étant déterminée par une des méthodes précédentes , on en déduit la moyenne de l'année en divisant par 12 la somme des températures mensuelles. Si l’on calcule ces températures mensuelles au moyen de plusieurs années, on verra qu’elles varient très-notablement, tandis que la moyenne annuelle reste toujours à peu près la même. Cette moyenne, déduite d’un j)etit nombre d’années, pourra donc être considérée comme l’expression de la vérité , dont elle s’approchera d’autant plus que le nombre des années sera plus considérable.
Comparons maintenant les moyennes annuelles et mensuelles des points situés dans les zones tempérées , nous trouverons une concordance singulière entre les résultats. Depuis le milieu de janvier, la température s’élève d’abord lentement, puis rapidement en avril et mai ; ensuite elle croît moins vite jusqu’à la fin de juillet, où elle atteint son maximum. Elle baisse d’abord lentement en août, plus rapidement en septembre et en octobre, et descend à son minimum dans le milieu de janvier. Cette marche est si constante qu’on peut calculer les moyennes mensuelles d’un lieu à l’aide d’un petit nombre d’éléments. On a d’ailleurs vérifié la justesse de cette assertion sur des points situés en Laponie, sur les bords du golfe Persique, dans le nouveau et dans l’ancien monde. Si nous cherchons quels sont les jours où la température est égale à la moyenne et ceux où elle atteint son maximum et son minimum, nous trouvons :
Minimum de température I l janvier.
Moyenne 24 avril et 21 octobre.
Maximum 2(3 juillet '.
La loi de cette marche de la température se déduit aisément de la position du soleil par rapport à notre hémisphère. Dans le mois de janvier, quand les jours commencent à grandir, le soleil agit avec plus de force, parce que sa hauteur angulaire est plus grande et qu’il reste plus long-temps au-dessus de l’horizon. Les jours continuant à croître, la terre continue à s’échauffer; mais, la hauteur angulaire du soleil augmentant d’abord lentement, la chaleur augmente peu, c’est seulement vers l’équinoxe du printemps que la tempéra • turc s’élève avec rapidité. Une portion do celle que la terre reçoit du soleil pendant la journée se perd par le rayonnement, l’autre pénètre jusqu’à une faible profondeur, et une autre portion sert à échauffer l’atmosphère. Par le rayonnement nocturne, une partie de cette chaleur acquise se perd de nouveau dans l’espace; mais la nuit étant moins longue que le jour, il y a en définitive accroissement de la température d'un jour à l’autre. Vers le solstice d’été, la hauteur du soleil variant peu, l’accroissement de la température marche plus lentement.
Si J’influence solaire était la seule cause du réchauffement, le maximum de la température coïnciderait avec le plus long jour de l’année. Quoique l’action du soleil soit moins énergique à mesure que sa hauteur diminue, le rayonnement nocturne se réduit à peu de chose en été à cause de la brièveté des nuits. Chaque jour le soleil ajoute donc une nouvelle quantité de chaleur à celle que la terre .possède déjà , et la moyenne des 24 heures va toujours en croissant. C’est, pourquoi la température augmente même après le solstice d’été tant que la diminution dans la longueur des jours est peu sensible , et le maximum se trouve au moment où le gaio
’ Dans V Annuaire du bureau des Longitudes pour 1825, M. Arago a donné la liste des jours auxquels on a observé des maiima de chaleur et de froid à l’Observatoire de Parisjdepuis llitl.'j jusqu a 1823. Les jours du plus grand froid tombent en général dans la deuxième semaine de janvier. Ceux de la plus grande chaleur sont irrégulièrement distribués en juillet et en août. A Macsiricht [Mémoires de l'Acad. de Bruxelles, t. X | , M. CraLay trouva que ces jours étaient ainsi distribués (sa période comprend les années 1818 à 1833) :
I Juillet, 11 fois, j
Maximum. - Koûl, 3 ! Date moyenne, 19 juillet,
(Juin, 2 )
Minimum.
j Janvier,
I Kévricr, i Décembre, I Mars,
G fois
Date moyenne, 22 janvier.