‹ Cours complet de météorologieChapitre 163 sur 194 · POLES MAGNÉTIQUES · texte numérisé non relu

POLES MAGNÉTIQUES

POXÆS HACMi^TIQUBS BB Ui TBMB. — Dans un aimant chaque molécule attire le fer, mais nous pouvons supposer que les effets de tous ces éléments isolés concourent en un seul point, de même qu’en considérant le poids d'un corps on le transporte toujours en imagination au centre de gravité du corps pesant. Ces deux points, où s’applique la résultante de toutes les forces distribuées dans la moitié de chaque barreau aimanté, se nomment les pôles. De même les résultantes de toutes les forces magnétiques de la terre peuvent être supposées appliquées à plusieurs points que l’on appellera les pôles magnéliques de la terre.

Dans nos contrées l'aiguille magnétique se dirigeant sensiblement du sud au nord, il en résulte que l’action magnétique de la terre est telle qu’on peut considérer les pôles magnéliques comme situés dans le voisinage des pôles terrestres : aussi plaçait-on autrefois l’action des forces magnétiques aux pôles mêmes de la terre. Des observations plus rigoureuses ont fait voir qu'il n’en était point ainsi. Tous les phénomènes se passent exactement comme s’il y avait deux pôles magnétiques dans chaque hémisphère. Ainsi dans le nord de l’Amérique il existe un point vers lequel l’aiguille se tourne constamment; à mesure qu’on se rapproche de ce point l’aiguille d’inclinaison tend de plus en plus à devenir verticale ; ce point, situé à l’ouest de la baie de Baffin, est donc un pôle magnétique. Il en existe un autre au nord de la Sibérie. Deux points semblables se trouvent au sud de l’Amérique et de la Nouvelle- Hollande. Quoique leur position ne soit pas rigoureusement déterminée, cependant on ne peut s’empêcher de remarquer leur coïncidence avec les jiôles du froid

‘ Les physiciens nomment aujourd'hui pôles magnétiques terrestres les points de la suriacc de notre globe où l'aiguille aimantée suspendue par son centre de gravité se tient verticale. Hn de tels points l'inclinaison est égaie 4 90°, et l'intensité horizontale est nécessairement nulle. Il existe seulement deux lieux pareils sur le globe terrestre. La théorie que M. a publiée récemment sur le magnétisme

terrestre leur assigne pour l'année 1825 les positions suivantes ;

Pôle nord , latitude 73’’ aV, longitude 97" Sty O.

Pôle sud , latitude 72° longitude 151* E.

M. Doperrey, en tenant compte des résultats obtenus dans les dernières expéditions scientifiques vers les deux pôles , a trouvé de son côté :

Pôle nord , latitude 70" 6', longitude 99" 12* O.

Pôle sud , latitude 75“ 20', longitude 130“ 10' E.

L'on a quelquefois désigné sous le nom de pôles magnétiques les points où l'intensité totale acquiert sa valeur maximum , supérieure à l'intensité totale de tous les points avoisinants. On a cru pendant assei long-temps que ces points 4 intensité maximum coïncidaient avec les pôles magnétiques; mais on sait aujourd'hui qu'ils peuvent en être fort éloignés. 11 existe deux points pareils dans l'hémisphère boréal , situés l'un en Sibérie , l'autre dansl’Amérique du nord. D'après la théorie

450 AI RORES BORÉALES.

nrrransiTé su magnétisks tbrrbbtrb . — Se

borner, dans l’étude du magnétisme terrestre, à considérer la direction de l’aiguille, c’est n’envisager qu'une partie de la question, pui.sque nous devons apprécier aussi l’intensité de l’air qui la dirige. (x)mme dans une force quelconque celte intensité diminue à mesure qu’on s’éloigne de son origine, il est donc probable qu’elle atteindra son minimum à l’équateur magnétique, et qu’elle croîtra à mesure qu’on s’appi'oche du pôle. Des mesures exactes ont constaté cette vérité de la manière la plus positive. On mesure l’intensité de la force magnétique de la mémo manière que celle de la pesanteur. Si on dévie une aiguille aimantée de sa position d’équilibre dans le méridien magnétique, elle y reviendra en faisant, comme le pendule, une série d’oscillations qui sont d’autant plus rapides que le magnétisme terrestre est plus intense au lieu d'oteervation. Pour s’en assurer, il suffît de compter le nombre d’oscillations qu’une aiguille aimantée fait dans un temps donné. Supposons cpie ce nombre soit 10; plaçons maintenant dans le plan du méridien magnétique an nord de l’aiguille le pôle sud d’un autre aimant : celui-ci agit dans de même sens que le magnétisme terrestre; tend à ramener l’aiguille à sa position naturelle, et elle exécutera ses 40 oscillations dans un temps beaucoup |>lus- court que la première fois. Ainsi donc, pour connaître l'intensité de la force magnétique sur diiïérents points du globe, il suffît de faire osciller la même aiguille dans ces ditférents points , et de voir en combien de temps elle fait un nombre d’oscillations déterminé.

VARIATIONS RÉGUURRES DU BKAGNBTISME TER- RESTRE. — Les éléments du magnétisme terrestre que nous avons à étudier ne sont pas aussi constants qu’on |K)urrait le croire d’après ce que nous venons de dire. Choisissons une aiguille aimantée assez longue pour que nous puissions lire les minutes sur l’arc qu’elle décrit, et suspendons-la à un fil de cocon : celle aiguille ne sera jamais eu repos. Ses mouvements ne dépendent point d’ébranlements accidentels du sol; ce qui le prouve, c’est qu’elle se meut avec une certaine régularité. Si nous notons sa position d’heure en heure pendant un mois et que nous prenions la moyenne des observations horaires, nous trouverons qu’en Allemagne et en France elle occupe vers 8 heures du malin sa position la plus orientale; puis elle va à l'ouest, et entre \ heure et 2 heures de

de M. GauM, ce dernier point «erait situé par 54“ iat. nord et 101“ 20' long. 0, et le point sibérien par 71“ 30* Iat. nord et 117° 40' long. 0. quant aux maxima d'intensité de l'hémisplière austral , tes observations sont encore trop nombreuses dans les mers antarctiques pour pouvoir dire s'il en existe deux ou un seul , et pour en déterminer, même approximativement, la situation. B.

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