SUD
au
nOHD.
Angleterre .
France. .
Allemagne .
Danemarck
Suède . . .
Russie . . .
Amérique
du nord . .
DKS VENTS.
Ainsi, non-seulement les vents d’ouest l’emporlçnt sur les vents d'est, mais encore la direction moyenne vient d'une région située entre le sud et l’ouest. Quant au déplacement final de l’air, on peut remplacer tous ces vents par un vent qui souillerait 175 jours do ce point de l’horizon, les 825 autres jours étant tout à fait calmes; ou encore le remplacer par un vent constant dont la vitesse serait les de la vitesse moyenne des vents de la localité. L’intérieur de la Russie est le seul pays où la direction moyenne soit uq peu au nord de l’ouest, et encore le nombre d’observations n’est-il pas suffisant pour que l’on puisse conclure d’une manfère définitive. D’ailleurs la direction moyenne ne diffère de celle observée en France que d’un petit nombre de degrés. On pourrait croire que cette anomalie provient de ce que ce pays est trés-éloigné do l’océan Occidental ; mais des observations faites à Tobolsk, pendant douze années consécutives, nous donnent pour la direction moyenne du vent S. 67“ O. Ce résultat no diffère (juo d’un degré de celui que nous avons obtenu pour l’Angleterre. En Améri(jue, nous trouvons des lois analogues qui nous permettent de généraliser pour tout l’hémisphère boréal le fait de la prédominance des vents occidentaux *.
FKÉQUSNCE SSS VEITTS SE STORB-EST. — En nous remémorant ce que nous avons vu sur l'orrgine des vents alisés , nous devons nous attendre à trouver dans nos contrées des vents de N.E. réguliers, puisque leur température est plus élevée que celle des pays situés plus au nord. Les vents de N.E. sont neutralisés par le courant de S.O., qui vient de l’équateur-; mais en appro<’hantdu pôle la force de ce courant diminue, et un grand nombre de navigateurs, et B.-R. Fortter, entre autres, disent avoir rencontré de nouveaù des vents de N.E. dans les mers polaires.
Le courant de S.O. ne saurait ncutralisçr entièrement les vents
> M. capitaine de corvette, a publié en 1340 un ouvrage important in-
lilulé Expoailian du Syslcmc. des yents.
L'auicur regarde les deux courants polaires, et les vents alisés qui en résultent, comme la base du .système des vents; il les nomme venls pTimilifs. J1 expose les variations des vents alisés d’après Kur distance aux rourants polaires, les effets qui résultent de leur jonction et la formation des vents variables de la zone torride. Puis il passe à Thisloire des vents sccondairc.s, et fait ' oir que l'intensité des vents variables de la zone torride dépend de celle des vents aîi*és. Il examine ensuite la manière dont les vents se déplaient. L’auteur attribue peu d’influence à la rotation de la terre, sur la direction des vents alisé.s; le m-uivemont diurne du B'»leil cl la configuration des terres lui parais.sent avoir une action beaucoup plus grande. ICufm il donne des détail.^ très-curieux sur les courants d’air circulaires qu'on rencontre entte MaUiga et Gibraltar, et près des canaux qui séparent les AiiUres. Une analyse plus détaillée de cct ouvrage serait inintelligible si l'on n'a pas sous les yeux la grande carte hydrographique qui l'accompagne. M«
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de N.E. , car l’air qui va de l’équateur au polo doit retourner à ' l’équateur; sans cela il n’y aurait plus d’atmosphère entre les Irttpiques. En reportant nos regards sur le tableau de fa fréquence relative des vents, nous verrons que les nombres vont en diminuant du S. O. au nord ; puis ils croissent de nouveau et atteignent un second maximum au N.E. ; ensuite les chiffres diminuent de nouveau jusqu’au sud. Ainsi, dans les latitudes moyennes ce sont les vents de N.E. et de S.O. qui dominent. Un de ces vents, le S.O. , par exemple , soullle-t-il régulièrement sur les deux mers, tandis qu’à l’intérieur des continents ce sont les vents de N.E., ainsi que M. Dove l’a prétendu ; c’est là une de ces questions qu’on ne saurait décider, faute d’observations simultanées. Si cette supposition se vérifiait, nous saurions par quelle route les masses d’air refoulées vers le pôle par le vent de S.O. retournent vers l’équateur.