‹ Cours complet de météorologieChapitre 24 sur 194 · DES MÉTÉORES AQUEUX · texte numérisé non relu

DES MÉTÉORES AQUEUX

DZPFÉREMCES DBS GAZ ET DBS VAPEURS. — Les

corps aériformes se divisent naturellement en deu,\ classes : quelques-uns restent toujours à l’état ga/eux ou élastique, on les nomme gaz ou corps aériformes; d’autres passent, sous l’influence de diverses circonstances, à l’état liquide, ils sont désignés sous le nom de vapeurs. Parmi les agehts qui déterminent ce changement, il faut ranger en première ligne la pression et la température. Courbons un tube barométrique ordinaire ABC (PI. ii, fig. 3), de façon que la branche BC soit parallèle à la branche AD, et fermons-le en C; adaptons une échelle à la branche BC qui indique le nombre de millimètres cubes contenus dans CE ou une portion quelconque du tube CB ; adaptons de même une échelle divisée en millimètres à la branche. AD; desséchons l’intérieur du tube en le mettant en communication avec un vase contenant de l’acide sulfurique anhydre, puis versons du mercure dans la longue branche de façon qu’il se mette en équilibre en D et E. La quantité d’air contenue dans CE n’est plus en communication avec l’atmosphère, mais est soumise à une pression qui nous est indiquée par la hauteur du baromètre. Si nous vcreons du mercure dans la longue branche jusqu’à ce que la colonne soit en F, elle ne montera dans la courte branche que jusqu’en G. Menons par le jx)int G la ligne horizontale GH, noiis aurons la mesure de la pression en ajoutant la longueur GH à'celle de la colonne barométrique observée dans le moment de l’expérience. Si FH est égal à la longueur de la colonne barométrique, l’air contenu dans GC sera soumis à une pression de deux atmosphères; alors CG sera égal à la moitié de CE, et l’air occupera un espace

liblement une ligne droite. II en conclut que le décroissement de la température va sans ce.sse in s’accélérant jusqu'aux stations les plus élevées que l’on a pu atteindre. Ainsi, d’après M. Biol, on ne saurait admctire qu'ultérieurcment, et dans les régions inaccessibles de l atmosphère, ce décroissement vienne à se ralentir ; et, parmi les hj’poihèscs que l’on peut adopter, la plus favorable i une atmosphère très-élevée sera donc celle d’un décroissement constaut, Â partir de la hauteur 6977 mètres, limite supérieure des stations a'érost.atiques de M. G«v-I.ussac. Maintenant, au delà de cette élévation, M. Biot substitue à l'atmosphère réelle une atmosphère fictive ayant à cette hauteur la même densité , ’a môme pression , le même degré de chaleur et le même décrt i.ssument local de température que l’atmosphère véritable; mais assujettie ultérieurement à la condition arbitraireque le décroissement s’y maintienne con.stant et tel que M. ilay-Liusac l'a observé. Une telle condition jointe aux lois de l'équilibre la définit c.,mplélcmcnt, et, d’aptès les éléments physiques de la couche où elle commence, sa hauteur totale, jointe à celle de cette couche, est de 47346 mètres. Or, dans l’atmosphère réelle, le décroissement de la température étant ultérieurement accéléré A partir de 6977 mètres, il trouve que sa limite est inférieqre A celle de l'atmosphère fictive ou à 47000.mèlres. Les séries équatoriales de MM. tie lliiinUohUet Boussingauli donnent même 43000 mètres pour cette limite supérieure. (Voyez Cumples rciiUus t/e l’Acoilcmie des Sciences, t. viii, p. 91 ; et f. IX. p. 174 |ib39|. — Additions à la eonnnissutice des temps de ISll. — A/émuires de V Académie des Scicuces, t. ,\vii. — Astronomie physique, l. s, p.\6ô.) M.

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