NUAGES
à l.T queue flottante d’un cheval. En Allemagne, ces nuages sont connus sous le nom d'arbres du vent (Winthhœume). On voit aussi CCS filaments s’enlrc-croisor diversement. Ces nuages ressemblent souvent à du coton cardé et passent à l’éUd de cirro-cumulus et de cirru-slratus; la couleur blanche (pii les caractérise no permet pas toujours de reconnaître leur structure et de suivre leurs transformations; mais, au moyen de ces miroirs de verre noirci dontso servent les paysagistes, on y parvient avec la plus grande facilité. L’aul n’est point ébloui, et on peut étudier à loisir le nuage qui so réfléchit dans la glace.
Les cirrus sont les nuages les plus élevés ; il est ditlicile de déterminer leur hauteur. Des mesures faites à Halle m’ont conduit souvent à leur assigner une élévation do 6500 mètres. Les voyageurs qui ont parcouru les hautes montagnes sont unanimes pour assurer que des sommets les plus élevés leur apparence est la mémo. l’endant un séjour de onze semaines en face du Finsteraarhorn, dont l’élévation est de 4200 mètres, je n’ai jamais observé de cirrus au-dessous de la sommité de cette montagne. C’est au milieu des cirrus que se forment les halos et les parhélies; et en étudiant ces nuages au moyen du miroir noirci, il est rare de no pas y découvrir des traces de halos. Ces phénomènes étant dus à la réfraction do la lumière dans des particules glacées, on j)eut en conclure que les cirrus eux-mémes se composent de flocons de ♦ neige qui nagent à une grande hauteur dans l’atmosphère. Des observations continuées pendant dix ans m’ont convaincu de la vérité de cette assertion, et je ne connais pas d’observation qui tende» à prouver que ces nuages se composent de vésicules d’eau. On s'étonnera sans doute qu’en été , lorsque la température atteint souvent 2-5“, les nuages qui flottent au-dessus de nos télés soient composés de glace; mais le doute disparaîtra si l’on songe au
avec M. nnr»'n prouvent, conformément 4 la remarque de M. K»emi«, que l’orientation prédominante est celle du S.O. au N K. Les registres météorologiques des membres de ia commission du Nord qui ont hiverné en Laponie, donnent une direction un peu différente, .savoir : celle de l’O. 1/4 S.O. ; à l’E. 1/4 N.E» En outre, le phénomène s’y présente plus fréquemment que dans les zones tempérées.
A l’équateur, M. de iluiubuldt a trouvé qne lus bandes parallèles étaient généralement dirigées du nord au sud.
La cause qui oriente ainsi le.s grands axes de ces nuages suivant des lignes paralièles, est encore inconnue. Furater le premier a fait la remarque trt's-jusic que presque toujours ces nuages marchent suiv.ant une p.^rallèlc à leur grand axe, ce qui contribue beaucoup à les rendre immobiles en apparence. AI. Itraraii, sans connaître l'observalion de Foreter, était. arrivé à la même conclusion. Plusieurs météorologistes (llowsrd, Fomlcr. M. reliirr) paraissent croire que ces cirrus servent de conducteurs entre deux foyers lointains d’électricité de nom contraire dont les fluides tendent A so recomposer , et que la flexibilité des nuages conducteurs finit par leur donner la forme rectiligne nécessitée par la condition du plus court c hemin d’un foyer A l’autre. M.
DES MÉTÉORES AQUEUX
dik^oissenient de te température avec la hauteur. Par une de ces chaudes journées, quand il tombe de la pluie dans la plaine, cette pluie est de la neige sur les sommets des Alpes.
L'apparition des cirrus précède souveat un changement de temps. Eu été ils annoncent de la pluie; en hiver, de la gelée ou du dégel. Même quand les girouettes sont tournées vers le nord , ces nuages sont souvent entraînés par des venLs du sud ou du S. O.; et bientôt ceux-ci se font aussi sentir à 1a surface de la terre. On peut admettre que ces nuages sont amenés par des vents du sud , qui déterminent la baisse du baromètre et dont les vapeurs se précipitent à l’état de pluie. Telle est du nmins la théorie de M. Bove .elle justibe la dénomination sous laquelle les paysans suisses^ont désigné ce genre do nuages.
Lorsque le vent de S. O. l'emporte et s’étend aux régions inférieures de ratmosi>lière , les cirrus deviennent aussi de plus en plus denses, parce que l’air est plus humide. Ils passent alors à i’état de eirro-stralus, qui se montrent d’abord sous la forme d’uno masse semblable à du coton cardé dont les filaments seraient étroitement entrelacés, et peu à [leu ils prennent une teinte gri- Sillre : en mémo temps le nuage semble s’abaisser, et il se forme do la vapeur vésiculaire qui ne tarde pas à se précipiter sous forniQ de pluie.
Les mêmes circonstances météorologiques déterminent quelquefois la formation do cirro- Cumulus légers qui se composent entière- ' ment do vapeur vésiculaire. Us n'affaiblissent pas la lumière du soleil qui les traverse, et M. de HumLoIdt a souvent pu voir au travers de ces nuages dos étoiles de quatrième grandeur, et même reconnaître les taches de la lune. Quand ils passent devant le soleil ou la lune, cos astres sont entourés d'une admirable couronne. Les oirro-cumulus sont un présage de chaleur : il semble que les vents chauds du sud qui rognent dans les régions supérieures n’amèneat pas une quantité de vapeurs sufli.saote pour couvrir entièrement lo ciel de nuages, et qu’ils n’agissent que par leur température élevée.
Tandis que les nuages dont j’ai parlé sont un produit des vents de sud, les cumulus doivent leur existeiK'O aux courants ascendants; leur hauteur varie beaucoup, mais elle est toujours moins considérable que colle des cirrus. C’est dans les beaux jours d’élé que les cumulus sont le mieux caractérisés. Lorsque le soleil sc lève sur un ciel serein, on voit paraître vers les huit heure.- du matin quelques petits nuages qui semblent croître de dedans en' deliors, grossissent, s’accumulent, et forment des masses nette—