‹ Cours complet de météorologieChapitre 43 sur 194 · DES MÉTÉORES. AQUEUX · texte numérisé non relu

DES MÉTÉORES. AQUEUX

on fail.foniiro. la neige préalablement. Mais dans nos cUmals la qiianlilé de plaie qia tombe chaque fois se réduit à si peu de chose, que les erreurs d’observation accumulées peuvent avoir de l’inliuence sur la moyenne annuelle, l/appareil le plus irréprochable peut-être, mais aussi le plus compliqué, est celui qui a été imaginé par le professeur Homer, de Zurich (voyez le Traité, de météorulixjieàa Kuemtz, t. i, p. H3, et pl. ni, fig. 19).

la; plus souvent on emploie des appareils à mensuration trèssimples ; un tube en verre du diamètre de 2 à 4 centimètres est divisé extérieurement en parties corrcsjwndant chacune à 2 ou .3 centimètres cubes de capacité. On mesure avec la même exactitude l'ouvcrtiire du pluviomètre; supposons qu’elle soit égale àT)“, 2 carrés; après la pluie, on verse l’eau qui se trouve dans le pluviomètre dans le tube gradué, et l’on peut savoir combien il est tombé de centimètres cubes d’eaU On calcule aiussi quelle eût été la hauteur de l’eau- tombée dans le pluviomètre en divisant le nombre des centimètres cubes jiar la surface de l’ouverture, exprimée en centimètres carrés. Je suppose qu’on ait trouvé 0"’, 10283 cubes, l’eau aurait eu une hauteur do

Il est du reste indispensable de mesurer immédiatement après la pluie, sans quoi une partie do l’eau s’évapore, et l’on trouve des nombres trop faibles '.

Plaçons deux pluviomètres, l’un sur le toit d’un édifice, l'autre au niveau du sol, comme on l’a fait à l’Observatoire de Paris; rarement nous trouverons la même quantité Je pluie dans les deux

> M. FIaa|jrrg;acii, profusseur i l'école d'artillerie navale de Toulon, a présenté à la Société (les Sciences de cette ville, dans le courant de 1841, un nouvel udomètre gyratoire, destiné non-seulement à mesurer la quantité de pluie qui tombe, mais encore à (aire connaître, à la simple inspection, quelles sont, sur cette quantité totale, les quantités partielles qui sont tombées par chaque vent déterminé.

Cet instrument se compose : 1° d’un entonnoir mobile autour d'un axe vertical , couvert à sa partie supérieure et portant à son extrémité inférieure un tube cio dégorgement dont Taxe est dans le même plan vertical que l'axe de rotation et qu’une girouette qui est fixée nu corps même de l'entonnoir, de manière que l'écoulement de l'eau qui s'y est accumulée a lieu dans une direction constamment parallèle à celle du vent; 2° d’un réceptacle cylindrique partagé par 8 cloisons v«M-ticalcs et rayonnantes en 8 chambres correspondant aux 8 aires principales des vents. Ce réceptacle a été primitivement orienté et solidement fixé sur une base au fond de chucunb des cloisons par un tube qui remonte verticalement h l'extérieur du réceptacle, et sur lequel on observe la hauteur de l'eau dans la cloison correspondante.

Üii udomètre de cette espf'ce est en observation dcpuislc commencement de |84l au polygone de la marine a Toulon, et son emploi n'a rien laissé & désirer M.

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PLUIK ET NEIGE. 125

inslrumenls : en général, elle sera njoins consi(JéTabIe en haut. Cet effet se remarque surtout lorsque l’air est humide et agité dans le voisinage du sol ; il est probable que le vent enlève les gouttes de pluie qui rebondissent et les chasse dans le pluviomètre, comme on voit la neige s’accumuler sur certains points ; on admet aussi que les gouttes grossissent par la vapeur d’eau qui s’ajoute à elles dans la hauteur qui sépare le sol du toit de l’édifice C

L’eau qui tombe des régions supérieures de l’atmosphère est en général à l’état de neige ou de pluie. Cependant, même au milieu de l’été , elle tombe quelquefois sous forme de grêle. En hiver, on observe aussi des gouttes do pluie gelées qui se composent de glace pure, surtout quand, après un froid rigoureux et continu, les vents du sud viennent échauffer les régions supérieures de l’atmosphère. Il se forme alors des gouttes de pluie qui se congèlent avant d’arriver au sol; cependant l’eau arrive souvent encore à l’état liquide, mais elle gèle en touchant la terre, qu’elle recouvre d’une couche de glace appelée verglas. Ces deux phénomènes coïncident ordinairement avec lAê forte baisse barométrique et annoncent le dégel. * V

Quand la température de l’air est voisine de zéro ou plus basse, il tombe en général de la neige; mais plus la température de l’air s’abaisse, et moins il contient de vapeur d’eau ; aussi la quantité de neige diminue-t-elle. l’ar un froid de — 20“, on concevrait difficilement qu’il en tombât plus de 4 à 5 centimètres; cependant j’ai vu neiger d’une manière continue lo iS janvier 1838 par un froid

’ Le pluviomètre de la terrasse de l’Observatoire de Paris est élevé de 27 mètres au-dessus de celui qui se trouve dans la cour. De 1817 à 1827 il est tombé, en moyenne, 57 centimètres de pluie dans la cour, et seulement 50 centimètres sur la terras.se. (Voyez Arago, Ann. du Bureau des Longitudes pour 1824 -, et Puuillet, Eléments de Physique, t. Il, p. 579.1

La quantité de pluie qui tombe dans le pluviomètre supérieur étant 1 , M. Schouw trouve les nombres suivants pour celle qui tombe dans le pluviomètie inférieur :

VILLES

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