QUANTITÉ RELATIVE DE PLUIE EN ÉTÉ
Angleterre occidentale
Angleterre orientale
France occidentale
France orientale
Allemagne
Pétersbourg . ;
DES MÉTÉORES AQUEUX
Ainsi, tandis que dans l’Angleterre occidentale la quantité d'eau qui tomije en été est à celle qui tombe en hiver comme 9 est à 4 0, ce rapport change complètement à mesure qu’on pénétre dans le continent. Sur les côtes occidentales de la France, les quantités d'eau sont à peu près égales. En Allemagne, il tombe deux fois plus d’eau en été qu’en hiver; et à Pétersbourg, la quantité de pluie en hiver est seulement un peu plus du tiers de celle qui tembe en été. Les joiirs de pluie suivent les mêmes lois. Sur les côtes occidentales de l’Angleterre, ils sont plus nombreux on hiver qu’en été; tandis que, dans l'intérieur de la Sibérie, il .pleut quatre fois plus souvent en été qu’en hiver L Nous aurons souvent par la suite l’occasion de revenir sur les lois que nous avons établies. Ajoutons seulement que l’état nuageux du ciel et le temps plus ou moins long pendant lequel il est serein, en sont la conséquence la plus immédiate. Pendant des jours tout entiers le soleil est invisible en Angleterre, tandis qu’un ciel serein s’étend sur l’Europe continentale; en été, c’est précisément le contraire.
Ces différences climatologiques tiennent à deux causes. A latitude
' On doit à M. de Gupirin nn travail étendu aur la distribution des piuies en Europe. Désignant par 100 la quantité annuelle des pluies, il exprime en parties aliquotes de ce nombre les quantités qui tombent dans les diverses saisons, qu'il divise autrement que la plupart des météorob gistes ; car les mois d’été sont juiilet, août et septembre. Ceci po»é, il partage l'Kurope en deux régions; l'une au N. K. oii la plus grande quantité du pluie tombe eu été ; l'autre au S.O. où elle tombe en automne. L& région des pluies automnales s'étend jusqu'à l'Atlas L’Allemagne continentale appartient à celle des pluies estivales. Paris se trouve sur la limite des deux régions. (Voyez Biiliolhrque universellf., t. xxxviii, p. 54 et 264.)
Quand un mois est très-pluvieux les gens du monde sont prompts à s'imaginer que le climat du lieu qu’ils liabitent, ou même celui du monde entier, se détériore. C'est ce qui eut lieu à Paris au mois d'avril 1837. Pour mettre fin à ces bruits ridicules, M. Arago ouvrit les registres de ^Ob^ervatoi^e, et fit voir que la quantité du pluie tombée en avril 1837, qui s'élevait àCd""*, était inférieure à celle de 4 années antérieures où elle avait été :
En 1829 de 69— ■ '
En 1821 de 68 En 1818 de 66 En 1833 de 64
En avril 1837 les jours de pluie furent au nombre de 17. Or voici leur nombre dans d'autres années :
Il en est de même des conséquences que l’on tire de.s températures moyennes peu élevées que l'on observe dans certains mois. [Com/tles renilua de l'Acad. des A'cooiCM, t. IV, p. G.')3 et 822. 1837.) M.