MILAN
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Hiver
Printemps
Eté.
Automne
Anftéc
, PLUIES EN ITAUE. , 143
contraire, si les nuages élevés vont du nord au sud, on peut compter sur le beau temps.
A Rome, il pleut par les veutsde nord et de sud, raremeutavec des vents intermédiaires, louant à la fréquence, sur 12 fois que souffle le vent du nord, il amène une fois la pluie, tandis que celui du sud ne souille pas 3 fois sans qu’il tombe de l’eau. A Padoue, le veut du nord se réflédiit sur les Alpes; à Rome, la pluie vient des Apennins, qui sont situés à l’est de cette ville.
En examinant la répartition de la pluie eil llaiie, nous devons distinguer les côtes de la mer Adriatique , et en particulier la Dalmatie, des contrées situées au delà des Apemnins. Sur toute la côte occidentale, 10 pour cent de la quantité annuelle de pluie tmnlxmt en été. Ce fait était déjà connu des anciens quand ils disaient qu’en Italie il ne pleut pas par les vents éléstens * ; il en est de même en Grèce. Le courant du Sahara est très-fort dans les r-égions supérieures, et les va{)eurs qui s’élèvent ne sauraient saturer cet air sec et chaud. Cela n’arrive que si la rég>ilarité des vents est troublée et lorsque le courant ascendant souffle avec beaucoup de force; âlors le ciel se couvre; bientôt il y a des grains et des orages, mais fes nuages ne tardent pas à disparailre de nouveau.
Dés qu’on traverse les Apennins, on constate d’autres relations; le courant supérieur n’est plus dominant : cela est surtout frappant dans la grande plaine du Pô. Sur les côtt>s de la mer Adriatique, on trouve des rapports analogues, quoique moins trancliés que sur la côte occidentale; en remontant vers le nord, Jes pluies d’été augmentent sans cesse, los pluies dliiver diminuent, et, sous ce rapport, le climat de Turin est tout à fait comparable à celui de TAllemagne *.
’ Tend moao adàucunt nübes, modo dlducnnt , ut per totum orbem pliiTiie divldi pussent. In Italinm Auster impcilit, Aquilo in Afriram rcjicit : Eicsiœ non patinntiir apùd nos nnbesconsistere. lidemtotam Indinm et Æthiopiam continnia per id Icmpus aqiiis irrigant. (SgNEC., Qutist. Nal. v, 18.)
• Dans son bel ouvrage intitulé Tableau du climal de l'Ilniie (Copenhague, 18391 %l. Sriutua a divisé ce pays, sous te point de vue hyetograpliique, en quatre bandet principales.
La première, appelée bande des Alpes, comprend vingt-truis staUons située! au nord du versant méridional des Alpes, telles que Udinc, Bellune, Conegliano, l-'e1tre,Casteirranco, etc. La quantité annuelle moyenne de pluie qui y tombe est de l-,3G3.
La bande Iranspadane comprend Trieste, Venise, Mantoue, Milan, etc. La quan tité annuelle de pluie est de 0“,8G9.
Dans la èoiu/e cispadaae, où se trouvent Parme, ‘Bulogne, Fcriare, etc., elle descend i 0",Wi5.
Enfin, dans la bande des Apennins, qui comprend tontes les villes oocupant le revers occidental et le revers oriental de celle chaîne, depuis Gênes jusqu’à l’aharine, la quantité de pluie va en diminuant du nord au sud ; car «Ile est considérable à Gênes et A Lucques ; moitié moindre A Rome et i l’alerme , et encore
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DES MÉTÉORES AQUEUX
. U paraît qu'il en est de même sur toutes les eôtos de la Méditerranée; en Syrie, aussi bien que dans le nord de l’Afrique, il pleut rarement en été, fréquemment en hiver. De là ce ciel toujours serein en été dont les voyageurs ne 'parlent qu’avec enthousiasme. On comprend qu’un pareil climat ait une grande influence sur la végétation ; celle des côtes septentrionales de la Méditerranée est caractérisée par un grand nombre d’espèces particulières. Ces es- |)èces, signalées d’abord autour de Montpellier et de Marseille , se retrouvent sur toute la côte occidentale; mais dès qu’on traverse le col de Tende, on voit une végétation qui se rapproche de celle de rAllemagno. Ces dilTérences ne tiennent point uniquement à celle qui existe entre les températures moyennes, mais aussi à l’influence d’une température plus uniforme.
La répartition des pluies en Europe, et en particulier les pluies d’été de l’Allemagne et celles d’automne de l’Italie, ont été déduites par M. Dove d’une loi un peu différente. Comme la vapeur d’eau se précipite abondamment lorsque deux vents sont en lutte, il les explique par la plus grande extension de l’alizé en été. Alors les courants supérieurs de S. O. ne touchent le sol que tians les hautes latitudes, tandis qu’en hiver ils y arrivent déjà dans les latitudes plus basses. C’est pourquoi la plus grande quantité d’eau qui tombe en été dans le nord de l’Europe est duo à la collision des deux vents. Aux équinoxes, ils touchent la terre dans la région méditerranéenne; de là les violentes averses de l’automne dans ces pays. Lorsque la déclinaison du soleil est australe , les pluies d’hiver inondent le nord de l’Afrique; au printemps, la lutte a lieu
moindre à l'est des Apennins. Aussi A Lecce et Terano il ne tombe qoe 0*,48S d'eau par an.
J’ai extrait des tableaux de M. Seboew la quantité moyenne de pluie qui tombe ans les difTérentes saisons de l'année dans chacune des bandes qu’il a tracées.