T1»IPERATURE DE X.A TERRE ET DE D'ESPACE
Jusqu’ici nous avons considéré le soleil comme la seule source de chaleur qui réchauffe notre globe; mais Fourier a fait voir qu’il existait deux autres (puises très-inlliicntes, savoir : la chaleur propre de la terre et celle de l’espace. Quoique leur action ne puisse modifier en rien les indications du thermomètre , i! est bon cependant de l’analyser en pou de moLs.
Si nous enterrons des thermoniètres dans le sol à différentes profondeurs et de manière à ce que leurs cuvettes soient en contact avec la terre , les variations annuelles seront d’autant plus petites que les instruments sont plus profondément enfoncés dans
’ M. Pouillct a Imaginé deux instruments benucoiip p'us parfaita ()ue celui d’IIerickell pour estimer la quantité de chaleur solaire absorbée par l’atmosphère. L'un est le pyrhéliomèlre direct, l’autre le pyrhéliomètre à lentille. Celui-ci se eom-
risc d’une ientille de ‘.^4 à 25 centiipètres du diamètre, d’une distance focale de 00 70 centimètres, au foyer de laquelle se trouve un vase de plaqué d’argent contenant environ 600 grammes d’eau dans laquelle plonge la cuvette d’un thermomètre. La forme du vase et la disposition de la lentille sont combinées de telle sorte que pour toutes les liniiteurs du soleil les rayons tombent perpendiculairement sur la Iciitille et sur la face du vase couverte, de noir de fumée, qui e.st destinée i les recevoir au foyer et à les absorber. (Voyez, pour la description de ces deux instruments, les Compte» rentixts de l'Acad. des .'ücienccs, t. vu, p. 24 [1838|; et Stémenl» de Physique, t. il, p. 628, et (Ig. 875 et 376 )
De nombreuses espériences faites avec ces deux instruments l’ont conduit aux conséquences suivantes. Quand l’atmosphère a toutes les apparences d’une sérénité parfaite, elle absorbe encore près de la moitié de laquantité totale de chaleur que lu soleil émet vers la terre, et c’est l'aiilre moitié seulement de cette clialeur qui vient tomber h la surface du sol et qui s’y trouve diversement repartie suivant qu elle a traversé l’atmospiièrc avec des obliquités plus ou moins grandes.
Si la quantité totalfi de la chaleur que la terre reçoit du soleil dans le cours d’une année était uniformément répandue à sa surface et employée sans perte aucune à fondre une couche de g1ac\: qui envelopperait la terre entière , elle serait capable do fondre une couche do 31 mètres d’épaisseur.
M. Fniliei a coinmunimié è la Société royale de Londres, le 26 mai et le 2 juin 18-12. les résultats des expériences correspondantes qu’il a faites en septembre 1832 avec M. Kaeiuit, è Urienz et sur lu l'aulliorn , sur la transparence de l’atmosphère. La ditrérence de niveau était de 21 19 mètres. En voici quelques-uns qui sont aussi nouveaux qu’inattendus ;
1* Le faisceau des rayons calorifiques solaires, en entrant dans notre atmosplièrc, est composé de deux sortes de rayons , les uns facilement absorbablc.s par ' l’atmosphère, les nulres sc refusant ahsoluineiit à toute «xlinclion; les premiers forment à peu près les 0,8 et les seconds les 0,2 du nombre total ; '
2" La loi d’extinction «les rayons de premier ordre e.st une progression géom« trique (suivant l'Iiypothè-c de llougucr, Kaciuii, etc.) telle que la transmission verticale h travers l'atmusplière, prise depuis sa base (niveau des mers) jnsqu’è sa limite supérieure, réduit les 80 rayons absorbables à 33.
Il résulte de cette nouvelle théorie de M. l’urhc» que la partie de chaleur non absorbée dans le cas de transmission ver ieah , nu lieu d’être les 75 {tour 100 de la cbaleur extra-atmosphérique, n’en serait que les 53 pour lOO. (Voyez PhilosopUicul Magazine, septembre 1842.) M.