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Anjarakandy est situé sur la côte de Malabar outre 1 2" et 13“ de latitude N.; Madras, au contraire, est sur la côte orientale de l'Indoustau par 13“ de latitude; Calcutta, dans un angle du golfe du IJcngale, par 22“ 30'. Dans tous ces lieux, le minimum de la tenijwrature est en décembre ou janvier, lorsque le soleil a attemt la plus grande distance zénithale. Cet abaissement de température est plus sensible à C.alcutta, parce que là la distance du soleil au zénith est relativement plus grande pour cette ville que pour les deux autres. Dés que le soleil s’élève, la chaleur augmente; mais en avril la direction des moussons change (p. il), le vent de S.O, accumule les nuages sur la côte de Malabar, et les pluies abondantes qui s’en échappent abaissent la température, le maximum a lieu en avril. Cn juillet, où les |)luics sont trèsfortes, nous trouvons à Anjarakandy un nouveau minimum, et la moyenne thermométrique est moindre qu’en janvier. Calcutta est bien sons l’influence des moussons; mais comme ces vents ne passent pas sur une grande surface liquide, et ne rencontrent pas de chaînes de montagnes aussi abruptes que dans le voisinage d’.Anjarakandy, les pluies ne sont [las très-abondantes. La chaleur augmente jusrju’à la fin de mai et ne baisse qu’à {«rtir de cette époque ; mais elle n’atteint jamais une moyenne aussi basse que celle d’Anjarakandy , parce que les pluies sont bien moins fortes. En automne, les pluies cessent sur la côte de Malabar et la chaleur augmente; et à la fin d’octobre, lorsque le soleil recommence à agir avec force , nous trouvons un second maximum, après lequel la température baisse de nouveau jusqu’au mois de janvier. Ce maximum n’existe pas à Calcutta; car en automne, pendant que la mousson de N.E. éclaircit le ciel, le soleil s’éloigne plus du zénith que dans les lieux situés près do l'équateur, et la longueur des nuits augmente. Lorsque, par la mousson de S.O., les pluies sont abondantes sur la côte occidentale de l’Indoustan, il tombe moins d’eau à Madras et la température monte jusqu’en juin. Ce n’est que dans le mois de Juillet que les nuages traversent quelquefois le plateau; les pluies augmentent alors, et il y a un abaissement de température d’abord insensible, mais qui est notable pendant les jiluies torrentielles des mois d’octobre et de novembre.
Il est évident, d’après tout ce que nous venons de voir, que les contrées à climat pluvieux situées entre les tropiques ont une tem- ' pérature moyenne plus bas.se que les pays à climat sec. Cette différence est surtout sensible sur la côte occidentale de l’Amérique méridionale. Dans le voisinage de l’équateur, -depuis la -baie de
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Cupica jusqu’au golfe de Guayaqciil, il pleut pcMidant prcstpie toute l’année, et, d’après les excellentes observations de M. Bou»singault, la température moyenne n’est que de 20® environ. Plus au sud à Payta, où les pluies sont rares, de même que sur la côte oriôntale à Cumana, la moyenne est au-dessus de 27®, quoique ces deux points soient plus éloignés de l’équateur que les précédents.
XNFI.17EMCE DES VENTS StXR EA TEMPÉRATURE. — En hiver tout le monde a éprouvé que les vents du sud sont chauds, et les vents du nord très-froids. Mais si nous voulons arriver à des résultats plus rigoureux, il devient indispensable de rechercher quelle est la température par les dilîérenls vents. Pour écarter les influences perturbatrices des variations diurnes et annuelles, nous emploierons la méthode dont nous avons déjà fait usage pour les vapeurs (p. 96). En 'se contentant des moyennes annuelles, on obtient les résultats suivants ;