‹ Cours complet de météorologieChapitre 64 sur 194 · CLIMATS MARINS LT CONTINOTALX · texte numérisé non relu

CLIMATS MARINS LT CONTINOTALX

Quoique ces tableaux soient loin d’être complets, ils donnent cependant lieu à plusieurs considérations intéressantes. La plus haute température, de 47®, i, a été notée, par Burckardt, à Lstié, dans la llaute-Égypte, pendant un chamsin. La plus basse, de — o6®,7, a été endurée par le capitaine Back, dons l’Amérique du nord, lorsqu’il traversa ce continent pour tâcher de rejoindre le capitaine Rots. La différence est de 404®. L’homme peut donc sui>porter des températures différant entre elles de 404”, c'est-à-dire plus que la température de l’eau bouillante ne diffère de celle de la glace fondante.

Ob reconnaît aussi que les écarts entre les températures les plus élevées sont moindres qu’entre les plus basses. Entre les tem[)ératures les plus élevées d’Esné, 47®, 4, et de l’île Melville, 45®,6, il y a une différence de 31®8; tandis que la température la plus basse de Pondichéry, 24®, 6, et celle du Fort-lteliance, — ü6®,7, diffèrent de 78®, 3, c’est-à-dire du double. Ce sont donc les froids de l’hiver qui abaissent la moyenne dans les hautes latitudes.

Les extrêmes se trouvent dans l’intérieur des continents; sur les côtes la différence est moindre. Aucun voyageur n’a observé en pleine mer une température supérieure à 31®, la plupart sont au-dessous de 30®, et par conséquent inférieures à celles qui ont été notées à Pétersbourg. Dans l’intérieur des continents, les minima sont fort au-dessous de ceux qu’on trouve sur les côtes. Comparez le Caire avec Bagdad et le cap de Bonne-Espérance, Londres avec Prague, et vous verrez que ces assertions sont fondées.

CLIMATS MARINS ET CLIMATS CONTINENTAUX.— La capacité de l’eau pour la chaleur, et la grande quantité de calorique qui devient libre quand les vapeurs se précipitent, et latent lorsque les liquides passent à l’état aériforme, telles sont les c.auscs auxquelles on doit attribuer la différence toujours croissante entre la température de l’été et celle de l’hiver à mesure qu’on s’éloigne des côtes pour pénétrer dans l'intérieur des continents. Cette différence s’accroît aussi lorsqu’on s’éloigne des tropfques pour se rapprocher du pôle ; il faut donc choisir des points situés à peu prés sous la même latitude. Dans les climats marins, les moyennes de l’hiver et de l’été diffèrent peu ; mais à mesure qu’on s’avance dans l’intérieur du coptinent, elles s’écartent l’une de l’autre. Les tableaux suivants renferment quelques-unes de ces déterminations.

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