‹ Cours complet de météorologieChapitre 80 sur 194 · DU SOL · texte numérisé non relu

DU SOL

Si les Ibermomèlres enfoncés à différentes profondeurs sonl places Jes uns près des autres, non-seulement leurs variations seront affaiblies, mais leur marche différera beaucoup de celle de la température de l’air. Les jours où ces thermomètres alleindronl leurs maxima et leurs minima viendront plus ou moins long-temps après ceux où un thermomètre à l’air libre indiquera ces températures extrêmes. Si la cuvette du thermomètrê est enfoncée, |«ir exemple, de t",3 dans le sol, le minimynn aura lieu en mars, le maximum en septembre, c’est-à-dire deux mois après le miuimam et le moximum de l’air. En effet, lorsque pendant l’été la température de l’air et de la couche superficielle du sol s’élève, la chaleur pénètre lentement à travers ce corps mauvais conducteur ; et il se 'passe quelque temps avant que le thermomètre soit influencé par ces changements ‘.

1833, les températures moyennes de 128 points situés entre 11° de lat. N. et 5° de lat. s.

Cette régie B’est nullement applicable i notte hémisphère, où l’on trouve des lois fort differentes i mesure qu'on s'avance vers le pôle. A lakoiisk , en Sibérie , par 62 degrés de latitude et une température moyenne de — 9, 7 (voyez le tableau , p. 4761, M. Ermia, et depuis lut M. Sekergin, ont pris la température du sol dans «n puits creusé dans l’intention de trouver de l'eau. Voici les résultats qu’ils ont obtenus ;

PROrONDSVR. TEMPÉRATtmS.

(Voyez Compte! rendus de l’Académie des Sciences, t. vi, p. 501 |I838|.) M.

* M. Queiriri, directeur de l’Observatoire de Bruxelles, a fait, de 1834 à 1839, des observations suivies sur la marche des thermomètres enfoncés dans le sol à 0“,19; 0“,75 ; 1“,00 ; 1",96; 3", 90 et 7“;80. Les résultats aiNcqitels il est

arrivé, et leur discussion mathématique, font le sujet de deux grands mémoires insérés dans les tomes x et xni des Mémoires de l’Académie de Bruxelles. Je ne puis donner ici que les conséquences générales qu’il a déduites de ses observations.

1* La vitesse moyenne pour la transmission de la chaleur 4 partir de la surface du sol a été de 144 jours pour fv.SJ, ce qui donne 3 décimètres parcourus en 6 jours ;

2" Hn comparant les observations de Paris, Strasbourg , Zurich et Bruxelles , il trouve que les variations annuelles sont nulles A une profondeur de 81 mètres. Les amplitudes observées à Bruxelles de 1834 4 1837 ont été

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