‹ Cours complet de météorologieChapitre 84 sur 194 · SAINT-BERNARD · texte numérisé non relu

SAINT-BERNARD

ALLEMAGNE néridioaale et ITALIE •e|Heuirionale.

Janvier. . .

Février. . ,

.Mars. . . .

to9,63

Avril. . . .

Mai. . . . '.

Juin . . . .

Juillet . . .

Aoèt. . .. .

Septembre .

Octobre.. .

Novembre .

Décembre. .

Année . . .

(Voy. Appendice, fg. 21.)

Les deux séries prouvent également qu’en été le thermomètre baisse beaucoup plus vite à mesure qé’on s’élève qu’en hiver. Toutefois les chitTres présentent des différences assez notables; je crois pouvoir accorder plus de confiance à ceux de la troisième colonne, car le col sur lequel se trouve l’hospice du Saint-Bernard est ouvert aux vents du sud, qui peuvent avoir de l’inQuence sur le thermomètre. Ces perturbations locales disparaissent quand on compare de longues séries faites dans des localités différentes, comme c’est le cas dans la dernière colonne *.

Il résulte de ce décroissement inégal que la différence entre les moyennes de l’hiver et celles de l’été est d’autant moindre qu’on s’é-

‘ M. Schoaw a éhidié le décroissementde la traipéiature surleversant méridional des Alpes. En comparant les longues séries faites au St-Gothard |2llO>>') et du St-Bern%rd r2493~l A celle de Turin et Milan, il trouve un décroissement (le 1° pour 168 mètres {CtSmat de i’ Italie, p. SOI. 'M.

21 i . TEMPftRATÜRi;.

Icvo davantage dan^ les iiionlas'nes. Dans los plaines de la Suisse, à la hmitcur de iOO mètres êiiviron, elle est de 19®. Sur le Saint- Gothard, à îo94 mètres, elle est de 1 i®^9, et sur le Saint-Bernard (2i93 ), de G3“,5. Saussure, qiri le premier fil ectt'e impor-

tante rcmijrque, pensait que les diiïérences entre les saisons devaient disparaître à la hauteur Je 12000 à 13000 mètres *.

Le décroissement de la température a encore été étudié dans l’Amérique du sud par M. de Humboldt : il a trouvé qu'il était de 1“ pour 19J mètres dans les montagnes, et de 2 43,o sur les plateaux. Une série de lieux dans l’Inde méridionale donne 177“; dans le nord de l’Indoustan, au contraire, 226.6“; nombre^pii se rapproche de celui que M. de Humboldt a observé dans l’Amérique pour les plateaux. Partout on arrive à des différences de niveau analogues * ; 217 naètres dans la Sibérie occidentale, nombre qui se change en 213,5, si la comparaison comprend les lieux élevés de l'Inde septentrionale. Aux États-Unis on trouve 222,2 mètres*.

* Sur le mont Vcnioux, montagne cBcarpéc et isolée de la Provence , latitude 44® 10' N., long 2® 56', hauteur 1911 mètres sur la Méditerrané®, j'ai trouvé, par 19 ohsfrvntiiMis faites dans differentes années et dans les diverses saisons, un tlécroi.ssement de l'* pour 188 mètres en hiver, 129 mètres en été, 144 mètres en moyenne. Les observations de Hvinond \Uecherchet iur la-formule hnrométrique^ p. Ib9|, comprises entre le 43»’ et le 49' de latitude, donnent en jnoyenne 1" pour 143 métros (voyez Annales des Sciences,7uiturelleSf 2*’ série, t\ X, p. 129 |1838)1.

® Tandis qu’à î’éqiuiteur là loi du décroissement est à peu pr^ la même en toutes saisons, les régions polaires otfrent au contraire lés plus grandes différences entre l'été et l’iiiver. D après une série de 4 jours d'observations faites de demi*lieure en demi-heure, les membres de la Commission du Nord «ut trouvé lui Spitzberg (latitude 77® 30'1, et au mois d aoiH IH38, un décroissement moyen de 1® pour 172 mètres. Ce résultat calculé par M. UravaU coïncide avec les décroissements observés dans les zones tempérées. La différence de hauteur des stations était de 560 mètres.

En hiver, U températuse va en croissant avec la hauteur jusqu'à une certaine limite variable suivant diverses circonstances atmosphériques dont rinflucnce n'est pas encore bien exactement connue. L'heure de la journée parait être indifférente, puisqu'il n'çxiste aucune variation diurne therinométrique dans les couches de la surface. La moyenne de 36 expériences faites avec des cerfs-volants ou djcs ballons captifs à Bosekop, latitude 69® 58' N., a donné un état moyen d’accroissement de 1^,6 poir^ les lOO premiers rpètros. 4u delà de cette limite , et même au delà des 60 à 80 premiers mètres, la température devient de nouveau décroissante , mais trés-lentc!rti*nt d’abord, le décroissement s’accélère ensuite. Les observations qui ont été faites sur les flancs eu les sommets des montagnes pendant la même expédition confirment entièrement ces ré.*^ultat;5. L'influence réfrigérante d’un soi qui ■ rayonne sâ chaleur propre durant plusieurs semaines sans rien recevoir de la part du soleil en compensation de ses pertes, l'influence des contre-couranta 8Uj)éricurs venus de l’O. et du S. O. avec une température élevée, rendent raison de cette anomalie qui représente ei\ hiver l’état normal des parties les plus boréales du continent européen,

M. Fouriici a rassemblé un grand nombre d’exemples d’interversion de la température observés par d’autres et par lui en France et en Suissp pendant des hivers rigmirêux. Ainsi, pendant riih’er de Î83'5 à 1839, M. llraTaî* père a observé que les mnjcima de froid avaient été distribués de la manière suivante aux environs d'Âanonay, où il habite ; i • *

DÉCROISSEMENT AVEC LA lIAtTEL'R. ?.15

•Jé ne crois pas que ces différences proviennent de ce que les températures moyennes dont j’ai fait usage ne se rapportent pas aux mêmes années; c’est la configuration du pays qui parait être l’élément le plus important. Si le terrain s’élève doucement, ou si le pays se compose de gradins successife, le décroissement de la température est beaucoup plus lent que sur le flanc de montagnes abruptes. Dans le premier cas, on peut admettre pour 1” une différence de niveau de 235 métrés, et 195 seulement dans le second. Ceite différence nous prouve combien il est difficile de réduire au bord de la mer la moyenne des lieux situés à une certaine élévation audessus de son niveau. Lorsque la hauteur est considérable, on peut commettre de grandefs erreurs; mais si l’on a beaucoup d’observëtiorts dans un pays, on les évitera en déduisant le décroissement de la longitude de la latitude et de la hauteur L

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