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Ces obscrvàti ms sont encore trop peu nombreuses pour que l'on puisse en déduire quelquea conséquences générales, A cause dé la nature éminemment variable des décroisse,nents. Il semble Cependant que le décroissement, d'abord assez
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Les résullals que j’ai cités sont déduits de longues séries d’observations. Des expériences isolée^ ont été faites par des voyageurs et des aéronautes; mais elles méritent moins de confiance, quoiqu’elles s’accordent en général avec les résultats précédents.*.
Le décroissement de la teippéreture avec la hauteur parait en opposition avec quelques observations que tout le monde a pu faire. En eflet, quand on gravit iifte montagne par un jour d’été calme et serein , on éprouve une éhaleur accablante. Si l’on suspend deux thermomètres, l’un à l’ombre, l’autre au soleil, leur différence sera plus grande que dans la plaine : l’actinomètre et l’héliothermomètre (p. 18i) montrent cette différence d’une manière encore plus évidente. Les rayons du soleil agissant avec plus d’énergie à cause de la couche d’air plus mince qu’ils ont à traverser, il semblerait que la température doit être plus élevée.
rapide prés de la surface, va en se ralentissant Jusqn’i une certaine haatenr, peutêtre jusqu'à 3 on 4000 métrés, et qu’a partir de cetle hauteur il s’accélère de plus en plus, de sorte que si l'on prend les élévations vetticales pour abscisses, et pour ordonnées les températures augmentées de 100* (afin de les rendre toutes positives) , la courbe des températures tournera d’aboid sa convexité vers l'axe des abscissea, éprouvera une inflexion, et finira par tourner sa concavité vers ce même axe.
Telle est la forme la plus probable de la courbe indiquant la longueur de la colonne thermométrique a diverses hauteurs dans l’atmosphère. Les recherches récentes de M. Iliol sur cette même question prouvent aussi qu’à de grandes élévations dans l'atmosphère , cette courbe finit par être concave vers l’axe des abscisses ; et même, si la loi dont il a reconnu l'existence se prolonge Jusqu’aux limites de l’atmosphère, là quantité dont il faudrait s’élever pour obtenir un décroissement de 1°, diminnerait sans cesse proportionnellement à la densité de l’air correspondante. M.
■ M. Mscdler a comparé le climat du Brocken (1140“) avec celui de Berlin (40™) pendant la période comprise entre septembre 1837 et décembre 1838 Le résultat général est que les températures maximrt diurnes, savoir ; celles de 2 h., diffèrent beaucoup moins en hiver qu’en été. L"S courbes des moyennes dé 6 h. du matin sont presque parallèles. Pans /oufes les saisons la température est plus élevée sur le Brocken par un jour serein que par un jour couvert, et dans le moii dejanvier les jours sereins étaient plus chauds qu'à Berlin. Le nombre dea jours couverts a été en 1838 de 133 à Berlin, de 96 seulement sur lé Brocken (voyex pour plus de détails SrliinM»ciirr's Jahrbuch Jür 1839). M.
I^ÉCROISSOIEM' AVHC LA HAUTEUR. m
L’expérience montre le contraire, et le raisonnement est d’accord avec elle.
Si l’air n’élàit pas un fluide élastique, s» dans toute sa hauteur sa densité élail la même qu’au bord de la mer, la limite de l’atmosphère serait bien tranchée» et au delà on trouverait un vide absolu d’une tempcralure très-basse. Le froid se communiquerait à la couche supérieure et se propagerait peu à peu vers le sol; mais la diminution de la température avec la hauteur serait trè,s-i)eu notable, car les liquides et les gaz, à plus forte raison, sont do mauvais conducteurs de la chaleur.
Les dilférences que présentent la chaleur lumineuse et la chaleur obscure (p. 146) à leur passàge à travers les corps, sont encore plus importantes. Lorsque les rayons solaires pénètrent dans l’atmosphère, ils perdent à chaque instant une certaine quantité do leur chaleur, qu’ils cèdent aux molécules d’air qu’ils traversent. Toutefois la majeure partie parvient encore au sol qu’elle échaulTe. Si le sol ne rayonnait pas, et si la densité de l’air était uniforme dans toute sa hauteur, la température des couches supérieures serait plus élevée que celle dès couches inférieures , parce que les rayons solaires qu’elles reçoivent sont moins affaiblis. Mais le rayonnement de la chaleur intervertit le phénomène ; car les rayons caloriliques que la terre émet n’étant [)as lumineux, sont absorbés par les couches inférieures de l’almosphère, qui s’échauffent davantage.
' l»a densité de l’air n’est pas uniforme, comme nous l’avons supposé; elle va en diminuant de bas en haut. Non-seulement à volume égal les couches inférieures absorbent plus que les su[)érieures, mais ce sont encore elles qui reçoivent les premières les rayons émanés du sol. Chaque molécule composante de l’atmos|)hère rayonne dans tous les sens comme la terre elle-même : les rayons qui se dirigent en bas sont reçus par les couches inférieures et par la terre, tandis que ceux qui se dirigent en haut se perdent en partie dans les espaces célestes.
Toutes ces circonstances nous expliquent rinfluence des saisons, du jour et des variations atmosphériques sur le phénomène que nous analysons. Lorsque le temps est serein et le soleil élevé, lo sol s’échauffe beaucoup plus que par un temps couvert et une faible hauteur du soleil au-dessus de l’horizon ; aussi le rayonnement est-il beaucoup plus actif. Mais comme ce rayonnement échauffe surtout les couches inférieures, on comprend ([u’en été la température décroisse avec une extrême rapidité. Si l’en s’élève sur un plateau au lieu de gravir une montagne, la grande surface ' 19
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du premier échauffant 1 air qui est en contact avec lui, le décroissement de la température est moins rapide.
On regarde aussi communément le changement de volume d’une même masse d’air coiimm une des causes les plus influentes du décroissement de la température. Car si dans un cylindre de verre ou de métal Un piston so meut à frottement, et qu’on le pousse brusiiuement, de l’amadou placé dans le cylindre s’enflammera aussitôt. Un appareil de ce genre porte le nom de briquet pnemnatiqiie. Réciproquement, si de.l’air se raréfie sous le récipient de la machine pneumatique, il y a abaissement de la température. Il résulte de ces faits que la capacité calorifique de l’air augmente à mesure qu’il se raréfie ; il faut donc une plus grande quantité do chaleur pour élever sa température d’un même nombre de degrés , et il emprunte cette dialeur à tous les corps environnants, et au Ihefmomètrequi baisse rapidement.
Lors donc que les rayons lumineux et calorifiques du soleil traversent les couches raréfiées de l atmosphére, le (hermomètre ne monte pas autant que dans le voisinage du sol, quand même un mètre cube de cet air raréfié n’aurait pas absorbé plus de chaleur qu’un inclre cube d’air plus dense, de même qu'un kilogramme (l’eau ne s’élève que de î degrés sous l’influence d’une source de chaleur qui écliaulTe de degrés un kilogramme de fer (p. II).
Un combinant tous ces éléments, on se rend parfaitement compte du décroisseuieiil de la température avec la hauteur. X’influence des courants ascendants et descendants me paraît moins grande. En effet, à mesure que l’air échauffé s’élève, la pression à laquelle il est soumis diminue, il se dilate, et par conséquent se refroidit: d’autres niasses aérienneg s’abaissent, se .contractent et s’échauffent. Toutefois cos déplacements ne peuvent contribuer à la production du phénomène que d’une maniéré tout à fait accessoire.
VÉGÉTATION SES MONTAGNES. — L'abaissement de la température suivant la hauteur a la plus grande influence sur la vie des êtres organisés dan^ les montagnes; et quoique ces détails rentrent dans la géographie physique, je pense qu’on ne les lira pas sans intérêt.
Dans les plaines de la Suisse, au pied des Alpes, on admire la plus belle végétation, des vergers, des céréales et des prairies destinées à nourrir pendant l’hiver les bestiaux qui, paissent dans les montagnes pendant l'i té. On y trouve des plantes des hauU» Alpes, cl |>rnvenant de graines amenées par des torrents, qui manquent complétemenl en France et eu Allemagnei Exemples'; Pyrdliruiii aliununi, h'jiidiiiin alpluuiii, Linuriu alpina. Au pied des