DILATATIONS DE LA COLONNE MEHCURIELLE
imn. mm. mm. | mm. mm. mm^ mm. mm. mm.
0,ÜGo,0,129 0,194 0,2o8 0,323 0,387 0,432 0,olf)|0^58l 0,063 0,131 0,196.0,261 ;0,327,0,392'0,437 0,323 0, 388 0,066 0,132 0,198 0,263 0,331 j0,397|0,463 0,329,0,396 0,067 0,134:0,191 0,268,0,335 0,402 0,469 0,536 Ô, 603 0,068|0,136 0,203 0,271 [0,339,0,407 0,474 0,342 0,610 0,06810,137 0,206 0,274 0,343:0,411 0,480 0,519.0,617 0,069 0,139 0,208 0,278 0,347,0,416 0,486 0,353 0,625 0,070'o,140 0,211 |o, 281 0,351 0,421 0,491 0,362 0,632 0,071 0,142 0,213,0,284 0,335,0,426 0,497 0,568 0,639 0,072 0,1 4i'o, 213 0,287 0,359 0,431 0,503 0,574 0,646 0,073 0,143 0, 218 0,290 0,363.0,436 0,508;0,38i 0,634 0,073 0,147,0,220 0,294 0,367 0,441 0,5Uj0,387. 0,661 0,074 0,148.0,223 0,297 0,371 : 0,443 0,520 0,394 0,668 0,075 0,150 0,223 0,300 0,373 0,450[0, 525 0,600[0,6'?3 0,076 0,132,0,228 0,303 0,379,0,455 0,531 0, 607.0,683 0,077 0,133'0,220 0,307 0,383,0,460 0,337 0,613 0,690 0,077 0,153 0,232 0,310 0,387 0,465'o, 512 0,620.0,697 0,078 0,156 0,233 0,313 0,391 [0,470jO,548 0,626 0,704 0,079 0,158 0,237 0,316 0,393.0,474 0,534 0,633,0,712 0,080 0,160 0,240 0,319 0,399 0,479 0,559 0,639,0,719 0,081 0,161 0,242 0,323 0,403 0,484 0,565 0,646j0,726 0,081 0,163,0,244 0,326 0,407 0,489 0,570 0,652|0,734 0,082 0,165 0,247 0,329 0,412 0,494 0,576 0,658 0,741 0,083 0,1Ç6[0, 249 0,332 0,416 0,499 0,582 0,665 0,748 0,084 0,168 0,232 0,336 0,420 0,504 0, 587 0,671 0,733 0,083'0,169'X),234 0,339 0,424 0,508:0,593 0,678 0,763 0,083,0,171 [0,237 0,342 0,428 0,513 0,399 0,684.0,770 0,086 0,173 0,239 0,345 0,432 0,o18[o,604 0,691 0,777 0,08710,174 0,261 0,349 0,. 436 0,323;o,61olo,697 0,784 0,088l0,176 0,264 0,352[o,440 0,528;0,616|0, 704, 0,792 0,089[0, 177,0,266 0,353,0,444 0,533|0,621 10,71 0 0,799 0,090.0,179 0,269 0,338i0,448 0,337i0,627|0, 717 0,806 0,090[0,181 0 271 0,361 0,452 0,342,0,633 0,723 0,813 0,091 10,182 0,274[0, 365 0,456'0, 547 0,638[o,73o[o,821 0,092 0,184 0,276 0,368 0,460 0,532 0,644 0,736.0,828 0,093'0,186 0,278'0..37l 0,464'o,337 0,650[0,742j0,833 0,094[0,189 0,283 0 378 0,472 0,566 0,661 0,733,0,850 0,095 0,190'0, 286 0,381 0,476 0,571 0,667 0,762 0,857 0,096'0,192 0,28810,384 0,480!o,576 0,672 0,768l0,864
BAROMETRE
mm.
Oo
DILATATfONS DE LA COLONNE MEnCUniELLE.
mm.
mm 0,194 0,195 0,197 0,198 0,200 0,202 0,203 0,205 0,207 0,208 0,210 0,21 1 0,213 0,215 0,216 0,218 0,219 0,221 0,223 0,223
mm.
mm. mm.
mm. mm. mm.
0,581 0,678 0 775 0,586 0,683 o’781 o;394 0,492 0, 591 0,689 o’788 0,397 0, 496' 0,596 ;o, 695 o’794 0,400 ü, 500^0, 600;0,700 0’800 0,403 0,504 0,605 0,706 0’807 0,305j0 407|0,508 0,610,0,712 o’813 0,307 0,410 0,512]O,ei5[0, 717 0 820 0,413 0,516,0,620 0,723 0 826 0,416 0,520,0,625:0,729 0 833 0,420 0,524 0,629 0,734 0,839 0 423 0,529 0,634 0,740 0 846 0,426 '0,533! 0,639 0,746 0,852
449,0,561,0,673 452 0,565,0,678 455:0,569 0,683 458'0,573'0,688 0, 462 0,577,0,691 0,468 0,585.0,702 0,471 ,0,589.0,707 0,474,0,593,0,712 0,478 0,597!o,717 0,481 0,601 0,721 0,484 0,605 0,726 0;487 0,609 0,731 0,4910, 613 0,736 0,494 0,617,0,741 0,373j0, 497 0,621 0,746 0,375 0,500 0,625 0,750 0,378i0,504 0,629 0,755 0,127 0,253, 0,380;0,507'0, 633 0,760 0,127 0,233'3,382’0,510 ff,6.37 -0,765 0;128 0,2o7!Ô,385,0',513 0,641 0,770 0,129 0,258 0,387i0,51 6,0.646 0,775
0,859 0,865 0,871 0,878 0,884 0,891 0,785!0,897 0,79r0,904 0,79T:o,910 0,802 0,917 0,808 0,923 0,813!o,930 0,819 0,936 0,825,0,943 0,8.30 0,949 0,842:0,962 0,847 0,968 0,853 '0,975 0,859 0,981 0,864 0,988 0,870.0,994 0,876; 1,001 0>8àl 1,007 0î888, 1,014 0,893 1,020 0,898| 1,026 0,904 1,033
mm.
Îi4 POIDS DE L’ATMOSPHÈRE.
Avant d’abandonner ce sujet, nous devons faire voir par quelques e.xemplcs l'indisiiensable nécessité de ces réductions; autrefois on les négligeait, et ce n’est ([uc depuis dix ans environ que la j)lupart des observateurs en tiennent compte. Cependant dans quelques pays, et en Angleterre en particulier, il est des physiciens qui ne paraissent pas en avoir compris la nécessité; car leurs journaux météorologiques contiennent seulement les indications de la hauteur barométrique non corrigée. Des indications de ce genre nous apprennent bien en général si le baromètre était haut ou s’il était bas; mais il est un grand nombre de recherches pour lesquelles on ne saurait en faire usage. \'eut-on, par exemple, comparer la hauteur barométrique dans les diverses saisons? la réduction est indispensable. Supposons en elfet que, pendant l’hiver, le baromètre ail été placé dans une chambre non échauffée dont la moyenne température ait été de — 5°, et qu’en été celle mémo moyenne fût de 20® ; supposons encore que, dans les deux saisons, la hauteur moyenne du baromètre non corrigée soit de 756“"”, 00.
On commettrait une grande erreur si l’on concluait que la pression atmosphérique a été la même dans les deux saisons; car, en réduisant les baromètres à zéro, on trouve qu’en hiver la hauteur moyenne du baromètre était de 756“’“,24, et en été de 753“", 56; ainsi donc qu’elle était de 2”“,G8 moins grande en été qu’en hiver.
Il est d’autres recherches où de plus petites différences de température peuvent occasionner de gi-aves erreurs: nous verrons bientôt que le baromètre est plus bas à 4 heures de l’après-midi qu’à 10 heures du malin. Dans nos latitudes moyennes, cette dilférenco est de 0““,6 environ. Supposons que les baromètres ne soient pas ramenés à la même température , et que le thermomètre monte de to heures du matin à 4 heures du soir de 3 degrés, différence qu’on observe presque tous les jours de l’année; il en résulte que le baromètre est plus élevé de 0““,4 que si la température n’avail pas changé : car si le baromètre descend de 0'"“,6 en vertu de la diminution de la pression, il monte de 0“,4 à cause de l’accroisse- ' ment de la température, et la différence corrigée est de 0"“,6 — 0"“,4 = 0"",2; sans les corrections, au contraire, elle est de 0"“,6 — 0”“,2 = 0"",4 : ainsi l’erreur serait de 0,"”2. Par conséquent, les observations les plus consciencieuses et faites avec les ^ meilleurs instruments sont sans valeur si l’on ne connaît la température de la colonne barométrique.
CORRECTION BE CAPIl.X.ARXTé — Dans tOUS les baromètres à cuvette où lu pointe allleure le sommet du ménisque,
' Ce paragraphe et la table ont été ajoutés par le traducteur.
Di
BAROMKTRE. 245
et clans celui de Fortin modifié par M. Delcros en particulier, une autre correction est indispensable : c’est celle de la capillarité. En vertu de cette forcé, la colonne mercurielle est plus courte qu’elle ne devrait l’iMre; et par conséquent elle ne mesure point exactement le poids de la colonne atmosphérique. Pour faire cette correction il faut connaître deux élémenl.s: 1° le diamètre intérieur du tube; 2“ la longueur de la tlécbo du ménisque. Si l’artiste n’a pas eu le soin de mesurer directement le diamètre intérieur, on peut le déduire du diamètre extérieur; on mesure d’abord le diamètre extérieur au moyen d’un compas d’épaisseur, et en retranchant de ce diamètre 2“">,3 pour les tubps de 8 à 10 millimètres de diamètre externe, et 2“'", 3 pour ceux de 10 à 12 millimètres de diamètre externe, on a d’une manière très-approximative le diamètre interne du tube.
Pour connaître la longueur de la flèche du ménisque, on place le curseur 6 6' 6" b'" (PI. n, fig. 7) de manière que le bord n m soit tangent au sommet du ménisque; on note le point de l’échelle correspondant, puis on abaisse le curseur jusqu’à ce que le bord n m coïncide avec la base du ménisque ; on note de même le prjint de l’écbelle. En répétant cette opéraUon de dix à vingt fois de suite, on obtient pour la longueur de la llècbe, une valeur moyenne qui est d’une exactitude très-sufïisante.
Connaissant le rayon du tube et la longueur de la flècbe du ménisque, il est facile de savoir quelle est la dépression capillaire correspondante en faisant usage de la table suivante. Ainsi, soit le rayon du tube égal à 4 millimètres, et la llôchc du ménisque de 0““,8. Je eberebe dans la iircmière colonne 4,0 et dans la première ligne horizontale 0,8. Au point de rencontre de la colonne verticale qui correspond au rayon du tube avec la bande horizontale qui correspond à la llècbe, on trouve le nombre 0,45. 11 faut donc ajouter à la colonne barométrique 0'“=", 45, pour corriger l’erreur de la dépression capillaire et avoir exactement le poids'de la colonne atmosphérique *.
‘ M. Br*T»i» a fait voir qn’on pourait calculer la dépression capUlaire en fonction de l'angle d'incidence du ménisque sur le verre, et du rayon du tube barométrique. La table qu'il a construite avec sa formule dirtJrc très-peu dclasuivante que M. lirlcroi a calculée A l'aide des formules de M. Seblcicnnaehcr. CVoyez Ahnale» dt Chimie et de Physique, 3' série, t. \ ; ISI'2.)
TABLE DES DÉPBESSIONS DUES A l’ACTION CAPILLAIRE DANS LES TUBES BAROMÉTRIQUES.
24fr POIDS m: L’ATMOSPHÈRE.
C5 Cfi -T* ?vî O lC' -^ LO fO oa 50 ^ -Oa i> «ô
fi fi fi a a ft a a *a ce t'- i'* :0
o" cT cT o" cT o" ^ o" cT o" o^c'cTcT
•^or^or-oc— ^C5^O:0^»0C:Cf0-^0ït^a.0 ♦.fi fi fi fi « a G-J-ï-OîXt —
'«?•*' <=r o~ cT o" o'o*' sTo' 0^0 O** O O O O O O
i t’*»oçc‘^c'0'**'<oai<^it^'^Tr^*’-*or^'’^'^TOoooî*'5
fi fi fi fi fi ooi>;ca0 40«^‘*ï'co«nco^i
-e-fMprMOO^eOPO:0 00«'TP<C^O-^Cat^lO*^
j5 a fi fii0^ — O0^00t^:0:0:0^'«?'C^f’0^»(îMfM'?‘ï^^^-f
-s-’" O o" ^ cT o" o' cT o" o" o' ©^ ^ o' O cT cT
QCLCt^'^ocpPh^OfCt^rMoo'^or’^"^ '^r-o oo <o co ^--^^ooooo^cTooo^cro^^cr^o©
r^«-o — ©co<— -^i^ooiooioî^Toc^fo — ©t-ac^e-ï ^*' ~S ^ o~ ©^ cT o" ©'^ ©'' ©’'.cT cT O © cT cT cT cT © gT cT ©"
Pooeo'^»'^Ot^©t^©CCt’"'Mt’^co©©'*t'^©t^a0^fO^
a ©00r--©iO;.O^'<*»^P0CV5(5^Qq'(5‘î^^^^^^
o"©^ O** ©^ ©*^ o"' ©*" P*" ©*' O* ©^ ©‘'©‘'cTpr o" cT ©*"
:fî 00 30*^^t-e0«-^Maft©£000^-ç*t^*^?MO00©*<!'00 9‘l^ (^«^^^•^■^©O©©©©©©©© ©*" ©*^ ©^ ©^ ©^ ©'^ ^ cT cT O*'
^:0t'^co*^©©a0*0l>©a/0©a0^ooa0f^©©©*<^coft-'»^©
CM00a0f0^O00t^©aCa0'^'^C0cc(!Mi’jM(M94^^^^^^^
rM^^^^OO©©©©©©©© ©** ©*" ©*“ ©'* ©*“ ©*' ©"^ O** O*^ O*' ^
tC^'-^'«‘T*^©O00C©«‘1©©©^^ 00 3O^I©00©'^0iî<?‘1— O© © l> ^ S.'î'^'^COCOS^O^^NrN-!» ^ ^ ^ 9
•^r-- ©©'“©.© ^© ^ ©*“ ^ ©‘"^^©'*© ©** ©^cT©’' cT ©T©
©^©©co©©©'^»©©©ff‘iooaO®i©oo©^co^©©oo 30
00a*CiG^©©00©©S.'T‘'*e***^C0ffOrMrM(TT<M«!-^^^^^®^,^
«fi-^-s-©©©©©©©©©©^©©©©cr<sr©©© ^ cT
îO©•«^'©^>^©©(^^©©:0--t^•^^H©^^lO•^®^'^©©OO^^l> ©ro^©oci>©;0*^‘^rofO'?‘ï<3'?cN«^*^^^^^-e*©©o o
-ï-^-w©©©©©©©©©©©©©©©©©*' ©T ^ c> cT ©T ©T
1 ao
— ©l~- — ©©— ^00**^©O?0©00©'^C0®i©©«t^t^«©© •*î'-B-©00©;0S'0^P0CV5P0 0'<^»Ô^^^^^^-!-©©©OO©
•«^■^©r©^^© © ^^©r©*"©*'©r^©r^©r©©©r©’'^©*^©To ©r
©:©©0©oo — ©--•t^'^--©oa^5c^ 'Tl ©©ooi>t’^©tr? !©*«*• ^©t:-©ac***<i'eocc(^i»9^>5M^-^-î-^jiip^©©©©©o©o
^©©©oo©ooo©oo©©©©o©^©©©o ©r ©T
©«^©©W©«<-r^ro-^oo©*<t'?M^©©«t5^«0-'t)aO^«^eo oc l> © © © o o ©
^©©©©©©©©©©^©r©©-©^©^rf © o ^ ©r
©r©>©©©©©©©©©©©*'©©©*'^<^p©cT^^^ ^ ©r
IS
© Gd *^©^00 © 00 © ©©©Ç‘1'^©00©G^*^©00©
(HO^<NO^<H^ffOC<^coco'^*^*^'^'<*'a0^aOa040aO©© ©*" ©T
\.y C'-iingL
variation diurne- 247
VARIATIONS BIVRNES DU BAROMÈTRE. — On sait que dans nos climats la colonne barométrique oscille sans cesse. Ces oscillations irrégulières, qui au delà des tropiques sont liées à l’état do l'atmosphère, dépendent de la position géographique du heu ; elles sont d'autant plus marquées qu’on s’éloigne davantage de réquafeur.. Entre les tropiipics, l’état de l’atmosphère a peu d’influence sur le baromètre. Si donc nous observons rinstrumenl pendant un ou phtsieurs jours d’heure en heure, nous remarquerons des oscillations régidières, c’est-à-dire que le mercure baissera à certaines heures pour s’élever à d’autres.
Une dis.sertatibn de Beale, publiée en 1666, fait voir qu’il soupçonnait déjà l’existence de ce phénomène; car il alhrme que le baromètre est plus haut le soir et le matin qu’à l’heure de midi. On trouve des indications analogues dans les voyages aux terres équinoxiales; Un observateur inconnu , qui habitait Surinam en 1722, a donné le premier des notions («sitives sur ce phénomène ; il dit que le baromètre a deux minima et deux maxima diurnes, et il a indiqué as.sez exactement les heures de ces extrêmes, que nous nommerons heures tropiques. Le père Boudîer a étudié les oscillations de la journée à Chandernagor, dans l’Inde, pendant l’année 1710; plus lard, ce phénomène a été remarqué par un grand nombre de voyageurs; mais M. de Humboidt est le premier qui ait fait des observations exactes, et attiré sur cotte variation l’attention des physiciens. Il s’agissait fie savoir si ce phénomène existe aussi dans nos contrées, cîminello avait fait à Padoue une série non interrompue d’observations de 1778 à 1780; mais son travail était tombé dans l’oubli. Les observations de van Swîndeo en Hollande, Hemmer et Planer en .Allemagne, laissaient beaucoup à désirer; Ramond entreprit donc à Clermont une série continue; d’autres météorologistes l’imitèrent : malheureusement ils se contentèrent d’observer le baromètre trois ou quatre fuis seulement dans la journée. Telîn de Munich fit une longue suite d’observations; mais, quoiqu’elles montrent clairement la loi des oscillations diurnes, on ne saurait en conclure rien sur l’étendue des oscillations, parce qu’il n’avait pas noté la température du mercure. La série faite par HalUtroem, à Abo en Finlande, est infiniment plus satisfaisante; à Halle, depuis le commencement de 1827, j’ai presque toujours observé le baromètre d’heure en heure depuis 6 heures du matin ju.squ’à 10 heures du soir. Neuber à Apenrado, liohrmann à Dresde, Roller à Kremsmunster, et les astronomes de l’observatoire de Milan , font ou ont fait de longues séries. Le point le plus septentrional où l’on possède plusieurs années d’ob-
Dl ri .yv :iOgU
servations est Pétersbour^, où l’on note l’état des instruments toutes les deux heures. Les observations faites par les Anglais dans leurs voyages au pôle laissent malheureusement beaucoup à désirer. i
Les oscillations diurnes dépendent do la position géographique du lieu où l’on observe. Près de l’équateur, les différences entre le maximum et le ininimum sont très-grandes, et un seul jour d’observations suffit pour constater l’existence de ces oscillations. Il n’en est pas de môme dans les latitudes élevées : non-seulement la variation diurne est moindre, mais encore elle est marquée par des oscillations irrégulières. Toutefois, si on suit le baromètre pendant un mois , la moyenne des observations permet de reconnaître lu loi ; elle est même appréciable dans une période de dix jours. Une seule fois, dans le cours de mes observations, je n’ai pu la reconnaître; c’était dans les dix-huit premiers jours du mois de décembre 1833, qui a été si remarquable par des perturbations de tout genre. Une année d’observations suffit donc pour établir les lois de la variation diurne; mais l’influence des saisons est difficile à reconnaître, même dans une série de douze années.
Dans presque toutes les séries que nous possédons, on n’a point observé pendant la nuit; toutefois les changements horaires sont assez réguliers pour qu’on puisse déduire la marche du baromètre pendant la nuit de celle qu il a suivie pendant le jour. Le tableau suivant présente la hauteur moyenne du baronùjtre à toutes les heures de la journée et à différentes latitudes.
HADTEÜR MOYENNE DO BAROMÈTRE EXPRIMÉE EN MILLIMÈTRES, A TOUTES LES HEURES ET EN DIVERS LIEUX,
tè
1 0 Ca
'.tf