CORRECTION RELATIVE A XJV TEMPERATURE
Pour être comparables, les mesures barométriques ont besoin d’une correction, car la chaleur dilate le mèreure; et si nous comparons deux colonnes barométriques ayant la même-longueur à, des températures différentes, ces colonnes n'auraient jK)int en réalité la même longueur si elles étaient à la même température. Ainsi donc il faut faire une correction afin que les longueurs des colonnes barométriques soient telles qu’on les eiH trouvées si les baromètres avaient été suspendus dans la même chambre : aussi un thermomètre est-il attaché à chaque baromètre, et placé de manière à ce que sa température indique autant que possible celle du mercure de la colonne barométrique. Des mesures faites avec soin prouvent qu’en désignant par I la longueur de la colonne barométrique à zéro, cette longueur devient 1,0156 à la température de l’eau bouillante. La dilatation du mercure étant uniforme entre zéro et 100®, on estime que la dilatation est de 0,0018 |iar degré centigrade; si donc un baromètre est à 760“”, Off, dans l’air à zéro, et qu’on le transporte dans une chambre à 20®, sa hauteur sera 762,44, sans que la pression atmosphérique ait changé le moins du monde. L’inverse a également lieu si, dans une chambre à 32", le baromètre marque 763,90; il ne sera plus qu’à 738,03 dans de l’air à — 16®.
Au moyen de tables on peut ainsi réduire la température de la colonne mercurielle à une autre température quelconque** ; mais ordinairement on ré;iuit à la température delà glace fondante.
L’échelle graduée qui accompagne le tube barométrique change aussi do longueur suivant la température ; elle est plus longue dans les hautes températures que dans les basses; et aloi's la mesure d’un intervalle est exprimée par un nombre plus petit que pendant le froid. Ainsi donc, tandis que la chaleur allonge la colonne mer-
• On trouve des tables de réduction du baromètre i zéro dans les Annuaire! publiés par M. Schumaclier, dans les limites comprises entre 700 et 778 et les tem-
Sératures de — 17 i Zi,. Celle du baromètre métrique se trouve dans rAnuuaire e 1838 ; celles de pouces et lignes de France, d^ns celui de 1839 ; celle du baromètre anglais, dans rAnniutire de 1837. , ^
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curielle, l’échelle en se dilatant détruit en partie cet effet; si le mercure et le cuivre se dilataient également, ces deux effets se détruiraieut réciproquement, cl la correction serait nulle; mais il n’cn est pas ainsi. Quand l’échelle est en laiton, comme c’est l'ordinaire, sa dilatation n’est que de 0,1 de celle du mercure. D’un autre côté, si l’on est libre de réduire la colonne mercurielle à une température quelconque, il n’en est pas de môme de l'échelle ; car dans tous les pays on ramène la division des échelles à une certaine tcnipérature. Ainsi en France les millimètres d’une échelle ne sont rigoureusement des millimètres qu’à la température de zéro; les pieds et pouces français ne sont des pieds et des pouces qu’à celle de 13® Réaumur. Nous donnons ici une table pour réduire à la température de zéro une colonne barométrique munie d’une échelle en laiton dont les divisions métriques représentent des centimètres et des millimètres à la température de zéro
* A la table de M. KieraU, qui n'allait qne de 640 à 778 millimètres, j’ai substitué la table beaucoup plus étendue et plus parfaite que M. Drlrroi a calculée dernièrement. Son usa^e est très-facile. Supposons que le baromètre suit à 745 millimètres et que le thermomètre attaché marque 9". U faudra reltancher \ fiWi et on aura pour la hauteur du baromètre réduit à zéro 743“>”',91H. Autre exemple ; Si le baromètre marque 7o8“‘”.62 et le thermomètre 15" ,6 , la quantité qu'il faudra retrancher sera d'abord celle correspondante A 10°, qu'on trouvera dans la colonne portant en tète 1”, savoir l'“™,22, augmentée de celle correspondante à 5", savoir 0'““,6i. Enfin 4 cette somme on ajoutera la correction correspondante à 0°,6, savoir O"", 07. La correction totale sera donc :
li»»,22 + 0'“'“,61 + 0““,07 = 1“"‘,90.
La correction changeant très-peu de 5 en 5 millimètres de la colonne barométrique, et les indications thermométriques ne donnant qu’approximativement la température de la Colonne barométrique, ce serait prétendre à iine exactitude illusoire que de faire des interpolations rigoureuses.
Si le thermomètre attaché au baromètre marque des degrés in/irieurs i zéro , alors on prend les degréi positifs correspondants dans la table, et la correction der vient addilive. Ainsi , d'une manière générale, si A est la hauteur du baromètre, a le nombre de degrés positifs ou négatifs marqués par le thermomètre, la formule de la réduction à zéro est = h. n. 0,0001614. ' M.
TABLE
DES DILATATIONS DE LA gOLONNE B A P. O M ET nlQU E.
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