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DES MÉTALLOÏDES

Leur simplicité, leur peu de conductibilité pour la chaleur et pour l’électricité, la faculté de se combiner avec l’oxygène, souvent en plusieurs proportions, et de donner naissance à des oxydes incapables de neutraliser les acides, les caractérisent, par opposition avec les métaux.

Leurs

caractères

génériques.

Du

Le carbone est solide, opaque et de couleur noire (à moins ses propriétés, qu’il ne soit cristallisé, c’est-à-dire à Tétât de diamant, car il est alors incolore et transparent) insipide, inodore, infusible, fixe, susceptible , quand on le chauffe dans le gaz oxygène, de produire un volume de gaz carbonique égal à celui de l’oxygène qui disparaît.

En pharmacie, on ne l’emploie jamais pur, mais, sous les noms de charbon animal, de noir animal ou d’os, de charbon de bois; de charbon d’éponge ou d’éponges torréfiées, l’on emploie des matières qu’il est possible de considérer comme du carbone plus ou moins impur, et auxquelles nous rattacherons la suie et la pyrothonide.

Le charbon d’os est essentiellement formé de particules char- coJfp0iftioiï bonneuses, disséminées entre les particules calcaires qui con- cliarb^1* >og stituaient la base des os. On constaterait l’existence de cellesci, au moyen de l’acide chlorhydrique qui les dissoudrait, à l’exclusion du charbon; pour que l’addition à la liqueur acide du carbonate de potasse m excès > les reprécipitât; ou bien

Composition du charbon de bois.

Composition des éponges torréfiées.

de la suie.

Composition de la

pyrotbonide.

44 32e LEÇON.

encore, au moyen de l’incinération qui détruirait tout le carbone, et les laisserait pour résidu.

Leur proportion est d’environ 67 sur 100.

Nous avons eu l’occasion de préciser davantage la composition du charbon d’os (tom. 1, pag. 301), il nous suffira d’ajouter ici, que le carbone s’y trouve intimement combiné avec de l’azote.

Le charbon de bois, au lieu d’azote, renferme de l’hydrogène en combinaison. L’on y rencontre interposées, mais en très minimes proportions, les matières minérales fixes qui préexistaient dans le bois mis en expérience, ou qui se sont produites pendant sa décomposition ignée, notamment du carbonate de potasse 5 ce sont elles qui restent pour résidu, pour cendres, lorsqu’on détruit ce charbon par la combustion. Contrairement au précédent, il ne cède pour ainsi dire rien à l’acide chlorhydrique.

Dans les éponges torréfiées, le carbone est associé à des sels et à des oxydes; carbonate et phosphate de chaux, chlorure, iodure de sodium, sulfates alcalins, silice, magnésie, alumine.

Dans la suie, dont la composition peut et doit varier suivant la nature du combustible, le mode de construction du fourneau dans lequel on le brûle, etc. , de telle sorte, que celle recueillie dans les cheminées des fourneaux fumivores, ne se compose'guère que d’oxyde de fer, de silice, et d’autres matières inorganiques entraînées par les gaz et par les vapeurs; le carbone est d’ordinaire accompagné : d’acide ul inique, de ces produits pyrogénés que nous avons désignés sous les noms génériques de pyrelaines, de pyrostéarines , de pyrétines , alors qu’il était question de la distillation de la corne de cerf, de sels et d’oxydes, parmi lesquels figurent des carbonates, des phosphates, des sulfates, des acétates à base de potasse , de chaux, de magnésie et d’ammoniaque; la silice, l’oxyde de fer. On y trouve en outre une matière oléiforme, jaune, âcre et amère, que M. Braconnot croit particulière, et nomme asboline du mot grec a «jCoa*, suie; que M. Berzélius, au contraire, considère comme un simple mélange de diverses pyretines imprégnées d’acide acétique.

La pyrolhonide, enfin, offre une grande analogie de composition avec les produits de la distillation du bois, et doit comme

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