‹ Cours complet de pharmacie (volume 2)Chapitre 105 sur 228 · DE ^INTRODUCTION DU GAZ DANS LES EAUX · texte numérisé non relu

DE ^INTRODUCTION DU GAZ DANS LES EAUX

minérale > bien que de ceüe manière on dût introduire dans celle-ci, avec l’excès de carbonate de soude, le sulfate de soude qui pourrait devoir ne pas s’y trouver.

Quant à la silice, pour l’introduire dans les eaux minérales aptes à la recevoir (les eaux sulfureuses et salines), on a recours au carbonate de soude avec lequel on a commencé par la faire bouillir à l’état de gelée.

D’après M. Soubeiran 1 gr. de carbonate de soude sec, déterminerait la solution d’environ 0,5 de silice par litre d’eau.

Une cinquième et dernière méthode qui tient de la seconde et de la troisième, est celle qui, spécialement applicable à la préparation de l’eau d’Aix-la-Chapelle , consiste à charger de gaz carbonique la solution saline, qu’une première opération avait déjà saturée de gaz sulfhydrique.

Toutes les fois que Facide sulfhydrique, les sulfures alcalins, les sels de protoxyde de fer devront entrer dans la composition d’uneeau minérale, on devra faire usage d’eau bouillie et refroidie en vase clos, afin de prévenir la réaction de l’oxygène en dissolution dans l’eau ordinaire.

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Les eaux minérales naturelles, retenant au plus, un volume de gaz acide carbonique libre, capable de les saturer à la température et sous la pression ordinaires, celui plus considérable qu’elles auraient pu contenir à leur point de départ, s’étant échappé, au moment où leur arrivée à la surface du sel a fait disparaître la pression plus ou moins forte qu’elles supportaient au sein de la terre $ i on pourrait se contenter de saturer les eaux minérales artificielles de gaz carbonique, sous la pression de 0ra,76, mais F usage s’est introduit de les en charger sous des pressions plus fortes, et par conséquent d’y introduire plus de leur volume de gaz. Les eaux factices du Mont-d’Or et de Bourbonne-les-Bains en renferment, par exemple, jusqu’à 5 fois leur volume.

5e méthode.

45e LEÇON.

Dans les fabriques d’eaux minérales, trois systèmes sont suivis pour opérer cette dissolution.

Suivant le premier système dit de Genève, parce que c’est dans cette ville qu’on l’a pour la première fois mis en pratique, le gaz recueilli dans un réservoir est soutiré au moyen d’une pompe, dont le piston le refoule dans un vase contenant de l’eau.

Suivant le deuxième, dit système de Bramah, du nom de son inventeur, une pompe aspire en même temps le gaz et l’eau, et les refoule dans un réservoir commun.

Enfin, suivant le troisième , dit système de Barruel et de Yernaut, des noms aussi de ses inventeurs, le gaz produit dans une partie distincte de l’appareil, pénètre dans la partie spécialement affectée à la dissolution, et la détermine par la pression qu’il y exerce à la surface du liquide.

L’application du système de Genève, exige l’emploi d’un appareil composé:

1° D’un vase ou d’une série de vases propres à la production du gaz.

Fait-on usage d’acide chlorhydrique et de marbre, pour les motifs précédemment exposés en traitant de l’acide carbonique ; un flacon À (figure 1) reçoit l’acide qu’on y verse par la tubulure B, il communique , et par le robinet G, et par le tube en plomb D , au moyen duquel la pression se maintenant égale dans les deux vases, ne gêne en rien l’écoulement de l’acide, avec la tourillc Ë en partie pleine de fragments de marbre -, une ouverture F, pratiquée dans la paroi de celle-ci, permet de la

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