DES EAUX MINÉRALES ARTIFICIELLES OU FACTICES
Leamington, dans laquelle de l’acide sulfhydrique libre est associé à des matières incapables de réagir sur lui ou de s’y combiner, également applicable à celle des eaux sulfureuses des Pyrénées, si les formulaires, au lieu de n’y faire entrer que du sulfure de sodium hydraté, ou plutôt du suifhydrate de soude neutre, y faisaient entrer, ainsi que cependant l’analyse semblerait l’exiger, de l’hydrosulfate neutre et de l’acide sulfhydrique $ consiste à verser dans chaque bouteille destinée à contenir l’eau minérale, d’abord un volume déterminé d’eau saturée d’acide sulfhydrique, à la température et sous la pression ordinaires, puis la solution dans l’eau simple, des autres matières premières.
Suivant une troisième, on dissout dans l’eau simple les ma- 3e méthode, tières premières, que d’ailleurs elles puissent donner lieu à des décompositions, ou ne puissent le faire, et l’on charge ultérieurement leurs dissolutions de gaz acide carbonique, par Fuu quelconque des procédés qui seront décrits tout à l’heure ; ou bien, après avoir introduit dans les bouteilles une certaine quantité de la dissolution saline, on achève de les remplir avec de l’eau simple chargée de gaz carbonique, ainsi se prépare :
L*eau de Sedlitz, laquelle ne contenant autre chose que de EaudeSediitz. l’eau, du sulfate de magnésie et de l’acide carbonique, ne saurait donner lieu à des réactions.
L’eau de Saint-Nectaire ,
— Vichy,
— Forges,
— Passy,
dans lesquelles le chlorure de calcium et le carbonate de soude, ou le sulfate de fer et le carbonate de soude, donnent nécessairement lieu à la formation de carbonates de chaux et de fer, dont la présence de l’acide carbonique détermine ensuite la solution.
La quatrième méthode, ne diffère de la précédente, qu’en ce méthode .
que les sels insolubles qu’il faut faire intervenir, ne pouvant être produits au sein de l’eau minérale, sont forcément produits à l’avance, et par suite, introduits dans des bouteilles à l’état de précipité. Ce qui empêche de produire le sel insoluble au sein
L’eau de Baden ,
— Carlsbad ,
*— Pullna,
— Seltz ,
— Bourbonne-îes-Bains,
45e LEÇON.
de l’eau, c’est que dans l’eau minérale’ ne doit pas exister celui des sels solubles qui résulterait de la décomposition des deux sels solubles, capables de produire le sel insoluble indispensable à sa constitution. Si, par exemple, du carbonate de chaux ne devait pas être accompagné de chlorure de sodium, on ne le pourrait produire dans le liquide même, par la mutuelle décomposition du chlorure de calcium et du carbonate de soude.
Si du sulfate de chaux, du carbonate de fer, n’y devaient pas être accompagnés, le premier de chlorure de sodium, le second de sulfate de soude, on ne pourrait davantage produire ces sels insolubles, par la décomposition du chlorure de calcium et du sulfate de soude, du sulfate de fer et du carbonate de soude.
Ou applique cette méthode à la préparation :
Eau d’Audinac, De l’eau —de Contrexeville,
—de Pougties,
—de Provins,
—de Pyrmont, ~~
— de Spa.
saline d’Audinac (chargée de sulfate et de chlorure de chaux, sans-chlorure de sodium) ,
de Contrexeville (chargée de carbonates de chaux et de magnésie, sans- chlorure de sodium ,
De l’eau saline dePougues,
— — de Seidschutz ,
De l’eau ferrugineuse de Provins ,
— — de Pyrmont,
— — de Spa.
La dissolution des précipités étant d’autant plus facile, qu’ils sont plus divisés, on les devra produire au sein de dissolutions étendues, les laver par décantation plutôt que sur des filtres sur lesquels ils se tassent davantage. Quand ils auront été parfaitement lavés, on les délaiera dans l’eau distillée, ou dans la solution saline ultérieurement destinée à être chargée de gaz carbonique. On sent d’ai leurs , que connaissant le poids des sels solubles sur lesquels on opère, on en pourra conclure par le calcul, le poids des sels insolubles résultant de leur mutuelle décomposition; et qu’au besoin la calcination d’un poids connu des précipités hydratés, indiquerait le poids de la masse de sel sec.
Que si le carbonate de protoxyde de fer devait fairé partie de l’eau minérale, sa grande tendance à se convertir en peroxyde à peu près insoluble dans l’eau gazeuse, obligerait à décomposer le sulfate de fer par le carbonate de soude, avec toutes les précautions capables de prévenir l’intervention de l’air; parfois même^ à le produire par double décomposition, au sein de /’eau