DE LA MISE EN BOUTEILLES DES EAUX GAZEUSES
ficelle, puis on goudronne, si mieux on n’aime faire usage de capsules métalliques.
La rupture fréquente des bouteilles oblige à placer entre elles et l’opérateur, une armure en fer qui les enveloppe en partie, souvent même à se couvrir le visage d’un masque en fils de fer; et les mains de gants.
Ce mode d’embouteillage exige une dextérité sans laquelle une notable portion d’eau gazeuse serait perdue, un volume considérable de gaz s’échapperait en pure perte pour le produit.
L’emploi du robinet imaginé par M. Stévenaux, permet au plus inexpérimenté de le pratiquer sans dommages.
L’extrémité recourbée de cet ingénieux Du robinet robinet, que la figure ci-contre repré- de stevenauXa sente vu de face, s’allonge, et vient embrasser la partie supérieure du col de la bouteille, sa paroi supérieure est percée d’une ouverture répondant à celle de la bouteille. Celle-ci, soulevée par la tablette à bascule, étant appliquée contre les rondelles élastiques dont on garnit le nouveau robinet de même que le précédent, un bouchon étant engagé dans l’ouverture conique dont il vient d’être fait mention, et qu'il bouche exactement, mais en laissant entre sa base et la paroi supérieure de la bouteille, un espace vide, par lequel puisse couler le liquide; que l’on ouvre le robinet, on pourra remplir le vase d’eau gazeuse, ainsi qu’il a été dit tout à l’heure, et si, alors, une roue d’engrenage que fait mouvoir un lévier À, abaisse la tige B, elle poussera le bouchon de haut en bas, l’introduira avec effort dans le col de la bouteille, et, en définitive, celle-ci se trouvera bouchée sur place.
On éviterait toute perte de gaz, et surtout on préviendrait la du robinet déperdition de celui que l’eau eût retenu , sans l’agitation que m. soubeiran. produit une effervescence immodérée, en substituant aux robinets précédemment décrits, celui de M. Soubeiran.
45e LEÇON.
La figure qui le représente, indique qu’il est percé de deux conduits, l’un qu’on double en arge nt 00’, est destinéàl’é coulement du liquide venant du réservoir; l’autre en cuivre et de plus grand diamètre, de (elle sorte, qu’il sert en quelque sorte d’enveloppe au précédent, dans sa seconde moitié, est destiné au retour du gaz. Il commence aussi bien que lui à l’embouchure du robinet en À, mais bientôt se relève et vient aboutir en B, où commence un tube en communication avec le réservoir à eau gazeuse. Il s’est trouvé interrompu dans son trajet, par la clef du robinet, laquelle a été percée en cet endroit, d’un trou semblable à celui qu’elle présente un peu en dessous, pour le passage du liquide.
Le gaz qui s’échappe pendant la mise en bouteille, au lieu de se répandre dans l’atmosphère , s’introduit entre les deux conduits, et celui qui lui est spécialement destiné, le reporte dans le tonneau.
La pression qui tend à s’exercer du tonneau vers la bouteille, en gênant le retour du gaz qui s’en échappe, rend l’effervescence plus tranquille.
On sent, du reste, que ce robinet ne saurait être adapté aux appareils, dans lesquels les eaux gazeuses se font d’une manière continue, par le motif que, reportant dans le réservoir avec l’excès de gaz carbonique, l’air des bouteilles, il finirait par y former une atmosphère d’air.
Les bouchons destinés à fermer les bouteilles contenant des eaux ferrugineuses, sont les seuls qui aient besoin de préparation préalable; ils devront être mis à tremper dans une dissolution de sulfate de fer, afin que le liège ayant épuisé son action décomposante sur ce sel, avec lequel il se comporte à la manière du tannin, ne puisse plus tard réagir sur l’eau minérale et l’altérer. On les fait ensuite tremper dans l’eau, pour qu’ils se dégorgent de l’excès de sulfate qu’ils auraient absorbé.
DES MOYENS d’eXTRAIRÊ L’EAU GAZEUSE DES BOUTEILLES. 317
Habituellement, les eaux gazeuses sont extraites ^xTrau-e* des bouteilles qui les contiennent, en soulevant avec IeJteaux.
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précaution les bouchons qui les ferment, après des b0L,teUlei* avoir d’abord enlevé les capsules métalliques, ou les ficelles qui maintenaient ceux-ci. Il est cependant préférable de se servir d’une espèce de siphon en argent, dont la plus longue branche se termine ainsi que le fait voir la figure ci-contre, tandis que l’autre est garnie d’un robinet. On l’enfonce par la pointe au travers du bouchon, jusqu’à ce que celle-ci touche le fond du vase, et l’on ouvre le robinet.
La pression exercée à l’intérieur de la bouteille, par le gaz placé dans la région supérieure restée vide de liquide, le fait monter dans le siphon et s’échapper par son extrémité recourbée.
Au moyen de cet instrument, on maintient davantage la saturation du liquide, parce que le gaz qui forme en quelque sorte l’atmosphère, des bouteilles, ne se peut plus dégager tout entier au moment où on les débouche 5 cependant on ne peut éviter qu’elle aille toujours en diminuant, parce que le robinet laisse toujours échapper proportionnellement plus de gaz que d’eau.
De plus, il reste toujours du liquide au fond de la bouteille , parce que la pression finit par y devenir trop faible pour déterminer son ascension par le siphon.
Les bouteilles syphoïdes de M. Savaresse Bouteillel ont également pour objet de permettre de syphoïdes. soutirer l’eau gazeuse de manière à maintenir pendant plus longtemps dans ces vases une uniformité de pression essentiellement favorable à l’uniformité de saturation du liquide.
On peut se les représenter comme des cruchons en grès, dont le col prolongé en dessous par un tube ouvert A , redescendant jusqu’à leur fond, se ferme au moyen d’un disque en liège B que presse contre lui une spirale G , appuyant à son tour son extrémité supérieure contre la paroi interne et supé-
rieure d’un second couvercle B, qui rappelle tout à fait celui déjà décrit page 119, tome 1er, en parlant du digesteur à soupape de M. Chevreul. Tant que la spirale ne supporte que la pression exercée de bas en haut par le gaz enfermé dans la bouteille, etque lui transmet le disque en liège, sa puissance de ressort fait qu’il ne permet pas à ce disque de se relever ; mais comme la paroi latérale du couvercle I) est percée d’une ouverture qui livre passage à un bras de levier E, susceptible de refouler la spirale sur elle-même au moyen d\m autre bras intérieur, qui la repousse de bas en haut, quand on appuie sur le bras extérieur ; on conçoit qu’il devra suffire d appuyer sur ce dernier , pour permettre à beau, que la pression du gaz tend sans cesse à pousser dans le tube A, de se répandre dans l’espace libre existant entre le col de la bouteille proprement dit, et le bouchon D. Dès lors, au moyen du tube recourbé H, adapté sur le second couvercle, l’eau gazeuse s’échappe au dehors.
La douille que bon aperçoit en I sur la paroi de la bouteille, sert à la remplir d’eau gazeuse, par un procédé fort ingénieux , que toutefois nous ne décrirons pas, parce que l’emploi de ces bouteilles est resté le privilège de leur inventeur.
Appendice auæ Æmmæ minérales artificielles •
Eau acidulé.
On prépare fréquemment pour les besoins de la médecine, des solutions aqueuses, plus ou moins analogues aux eaux naturelles gazeuses ; telles sont : L’eau acidulé simple, beau alcaline gazeuse, le soda water, l’eau magnésienne gazeuse, l’eau magnésienne saturée.
L’eau acidulé n’est autre chose que de beau chargée de 5 fois son volume de gaz acide carbonique.
Elle porte assez habituellement le nom d’eau de Seltz factice; mais à tort, puisque la véritable eau de seltz renferme différents sels qu’elle laisse pour résidu de son évaporation. C’est avec moins de raison encore, qu’on bassimileàbeau gazeuse préparée exteinporanément, en versant dans une bouteille pleined’eau, du bicarbonate de potasse ou de soude en poudre, et sans attendre