‹ Cours complet de pharmacie (volume 2)Chapitre 118 sur 228 · DES ACIDES · texte numérisé non relu

DES ACIDES

l’idée de la constitution des écorces de quinquina, de l’opium, des racines de valériane, de caïnça, etc. , etc. $

Des acides oléique, Des acides butyrique,

— stéarique, — hircique,

— margarique , Et autres acides gras, fixes ou volatils ;

r Alors que nous examinions les produits de la saponification des huiles et des graisses, il ne nous restera pour compléter cette partie de notre tâche, qu’à signaler :

1° La transformation complète de l’asparagine des asperges, de la consoude et de la guimauve; en acide asparmique, ou plutôt en asparmate d’ammoniaque, quand sa dissolution aqueuse est abandonnée à elle-même (Plisson, Henry, Pelouze, Boutron); celle aussi de la pectine en acide pectique, dans une foule de circonstances qui lui font absorber les éléments d’un atome d’eau, spécialement durant la fermentation du suc de groseille,

2° La transformation partielle du tannin en acide ellagique, qu’accompagne le gallique, quand sa dissolution aqueuse s’altère à l’air; et aussi celle des matières grasses en acide sébacique, à des températures capables de les altérer profondément, comme dans la préparation de l’onguent de la mère.

3° Et enfin, l’existence:

Dans les excréments blancs de la poule, employés à la préparation du vin diurétique, dit de fiente de poule, de l’acide urique, sans toutefois que les propriétés du médicament puissent lui être attribuées, puisque les liqueurs alcooliques, ne peuvent le dissoudre.

Dans l’huile de camphre, que les anciens pharmacologistes obtenaient en agitant à froid, 20 parties de camphre, 46 d’acide azotique à 35°, laissant déposer et décantant la couche supérieure essentiellement formée d’acide et de camphre altéré, celle probable de l’acide camphorique.

Dans les pommes aigres que nous ferons bientôt servir à la préparation du malate de fer, celle de l’acide malique.

48e LEÇON.

Leurs

caractères

génériques

^spécifiques

XL VIIIe LEÇON.

3Dc 0 Sels înont l’aribt est lie nature organique et la base

îte nature inorganique.

Acétates , Tartrates ,

Citrates , ( Oléates ,

Lactates, Savons ou plutôt < Margarates,

Malates, ( Stéarates.

Gxalates,

Ces sels se distinguent : 1° des sels minéraux précédemment étudiés, en ce que la présence d’un acide organique leur communique la faculté de donner naissance à tous les produits qui résultent de la décomposition ignée des matières organiques, lorsqu’on les calcine seuls ou mélangés avec du bioxyde de cuivre (page 321); 2° des sels à bases organiques, dont il sera question plus tard, en ce qu’ils abandonnent leur ammoniaque, si tant est qu’ils en renferment, quand on les triture humides avec de la potasse caustique ou de la chaux; vive ou laissent pour résidu de leur calcination, soit à l’état de carbonate (ceux de potasse de soude), soit à l’état d’oxyde ou plutôt réduit (ceux de fer, de Cuivre, de plomb), le métal qui en faisait partie. Lorsque l’on agit sur un des sels de cette série, dont l’oxyde de mercure forme là base, il est évident que le métal réduit doit se volatiliser.

Mes Acétates»

On emploie en médecine :

L’acétate de potasse , L’acétate neutre et un acétate basique

— de soude, de plomb,

— d’ammoniaque, L’acétate neutre de protoxyde de mer-

Les acétates neutre et bibasique de cure.

cuivre ,

Les acétates sont caractérisés : comme genre, par les vapeurs d’acide acétique qu’ils dégagent au contact de l’acide sulfuri-

de l’acétate de potasse. 367

que concentré; comme espèce , parleur manière de se comporter avec la potasse et la chaux caustique s’ils sont à base d’ammoniaque ; avec les réactifs indiqués, en traitant de la potasse, de la soude, des oxydes de plomb , de mercure, du sulfate de bioxyde de cuivre, s’ils ont ces oxydes pour bases.

L’odeur bien connue qu’ils développent dans la première de ces conditions, ne saurait exposer à les confondre avec les formates, puisque l’acide formique est transformé en acide carbonique et en eau par l’acide sulfurique concentré ; et, d’un autre côté, leur solubilité permet de les soumettre tous directement à l’action des réactifs.

Me V Acétate éëe potasse.

(Terre foliée de tartre , terre foliée végétale.)

Acide acétique, 1 atome = 643,184 Sa

Protoxyde de potassium, 1 = 589,916 composition»

Ce sel est solide, incolore, d’une saveur fraîche, neutre aü Ses propriétés, tournesol, soluble dans l’alcool et dans l’eau, presque en toutes proportions; éminemment déliquescent, presque incristallisable.

On pense même qu’il ne cristallise en prismes aiguillés d’un éclat nacré, que lorsqu’il retient un léger excès d’acide.

Pour l’obtenir, on projette dans l’acide acétique pur, mar-Sapréparation* quant de 3 à 4° Baume (le vinaigre de bois est celui que l’on emploie le plus ordinairement), du carbonate de potasse également pur, en ayant le soin d’agiter, de n’ajouter une nouvelle quantité de carbonate que lorsque la précédente a disparu, et de laisser dans la liqueur un petit excès d’acide. On laisse reposer pendant quelques heures, on filtre s il en est besoin , on réduit de moitié dans une bassine en argent, on retire du feu, on abandonne au repos, afin de permettre aux matières étrangères, et plus spécialement à la silice, que le sel alcalin y aurait introduite, de se séparer; on filtre de nouveau, on ajoute quelque peu de charbon animal privé de sels calcaires que l’excès d’acide dissoudrait; on donne quelques bouillons, on filtre encore, et de nouveau l’on évapore, mais cette fois à siccité, en fractionftant la masse pour peu qu’elle soit considérable, terminant

l’opération au bain de sable, ou sur un feu doux, et de temps à autre s’assurant que l’excès d’acide se maintient, pour en ajouter, dans le cas contraire. Au moyen d’une spa tule en argent ; l’on rejette sur les bords de la bassine, que l’on incline en tous sens pour en échauffer successivement toutes les parois, la pellicule cristalline à mesure qu’elle se forme à la surface du liquide, et finalement on donne un léger coup de feu qui puisse, sans l’altérer en quoi que ce soit, compléter la dessiccation du produit.

L’on obtient une masse feuilletée, à reflet nacré, parfaitement blanche et sans aucune odeur d’empyreume, non alcaline, que l’on enferme, encore chaude, dans des flacons parfaitement secs, et susceptibles d’être hermétiquement bouchés.

Sa très difficile cristallisation et sa déliquescence obligent d’agir ainsi.

Dans l’origine, ce sel se préparait en décomposant le carbonate de potasse par le vinaigre distillé, et comme ce vinaigre renferme des matières muqueuses, que l’excès d’alcali et la calcination brunissent aisément, l’on obtenait un produit coloré, à moins que i’on n’eût le soin, et de maintenir la liqueur constamment acide, et de ne pas pousser trop loin l’évaporation; ou bien, dans le cas contraire, de redissoudre la masse solide dans l’eau, et de procéder à une nouvelle évaporation. Plus tard, M. Frcmy père, afin d’arriver plus sûrement au but, conseilla de verser l’alcaü dans l’acide au lieu d’agir en sens contraire, afin que l’excès d’acide qui le sature alors immédiatement prévînt sa réaction sur les matières muqueuses, et aussi de faire usage de charbon végétal. Plus tard encore, M. Figuier remplaça le charbon végéta] parle charbon animal, doué d’un plus grand pouvoir décolorant; enfin l’on en est venu, en dernier résultat, à remplacer à son tour le vinaigre distillé, par l’acide acétique exempt de matières muqueuses.

Le pharmacien doit éviter d’employer l’acétate de potasse, que l’on aurait obtenu par la double décomposition du tartrate neutre de potasse, et de l’acétate de chaux, au lieu de chlorure cle calcium, dans la préparation de l’acide tartrique; ou du moins il doit commencer par s’assurer, au moyen de l’oxalate d’ammoniaque, qu’il ne contient pas de chaux.

de l’acétate d’ammoniaque liquide.

Il doit rejeter celui qui proviendrait de la préparation de l’acide oxalique, par l’oxalate de potasse et l’acctate de plomb, ou de celle du sulfate d’alumine, destinée aux fabriques de toiles peintes, par l’alun et ce même acétate plombique , alors même que sa dissolution ne serait noircie ni par l’acide sulfhydrique, ni par les sulfhydrates, tant est à craindre la présence possible du plomb, dans un état de combinaison qui pourrait le rendre insensible aux réactifs. ^

De 1 8cétâ

L’acétate de potasse liquide des hôpitaux de Paris est une liquide, dissolution neutre et marquant 25° Baumé, de carbonate de potasse pur dans du vinaigre de bois.

Me V Acétate die s&ueSe, (Terre foliée minérale.)

Acide acétique, 1 atome — 643,1841

Protoxyde de sodium, 1 — = 390,900 |

6 atomes d’eau =674,874, ou 39,49 sur 100,

à l’état anhydre, à l’état de cristaux.

Sa

composition.

Il est sans couleur, sans odeur, de saveur piquante et amère, Ses Pr°Prlélés* soluble dans l’eau, plus à chaud qu’à froid , cristallisabîe par le refroidissement en longs prismes striés; inaltérable à l’air, insoluble dans l’alcool concentré; ces dernières propriétés suffiraient pour le distinguer du précédent : on peut toutefois ajouter que le produit de sa calcination est du carbonate de soude eiïî orescent, tandis que celui delà calcination de l’acétate de potasse, est du carbonate de potasse déliquescent.

On le prépare en saturant l’acide acétique à 3° par le car- Sa préparation, bonate de soude, filtrant, évaporant jusqu’à pellicule, oujusqu’à 32° ; laissant refroidir et cristalliser; redissolvant les cristaux dans une petite quantité d’eau bouillante, et procédant à une nouvelle cristallisation destinée à les purifier.

Me V Aeétute dVa nvm ©t®t atgue SéqgMieSe.

Acide acétique , 1 atome «= 643,184 Ammoniaque , 2 atomes = 214,474

+ Eau.

Sa

Tel qu’on l’emploie en médecine, l’acétate d’ammoniaque est scs propriétés, liquide, incolore, de saveur fraîche, très légèrement alcalin aux réactifs.

Tom. lï.

Faites tiédir dans un matras, de l’acide acétique marquant 3°; projetez-y, par petites portions successives, un léger excès sensible à l’odorat et au papier rouge, de carbonate d’ammoniaque (de 60 à 70 p. pour 1000 d’acide). Laissez refroidir; filtrez, assurez-vous que la liqueur marque 5°, pour, au besoin, la concentrer en maintenant sa neutralité, ou l’étendre d’eau,* et conservez-la dans un flacon bouché , en raison de sa tendance à perdre une portion de base.

Cette solution renfermera 2g 376 d’acétate par 32§.

On pourrait remplacer par l’ammoniaque liquide, le carbonate d’ammoniaque qu’on ne lui préfère, que parce que l’effervescence de gaz carbonique, indique en s’arrêtant, que la saturation est complète.

Cet acétate ne pourrait être obtenu cristallisé, car par une évaporation poussée suffisamment loin , il laisse dégager de l’ammoniaque et se convertit en acétate acide, susceptible, lui, de cristalliser.

Le Codex confond avec cet acétate liquide, l’esprit de Mindererus, que les anciens pharmacologisles préparaient avec le dernier produit, moins aqueux que les premiers, de la distillation du vinaigre, et le sel volatil de corne de cerf. 11 serait cependant possible que la présence, dans celui-ci, des matières empyreumatiques qu’il entraîne, ne fût pas sans influence sur les propriétés thérapeutiques de l’acétate.

Me M' Acétate sie fer.

Il existe un acétate de protoxyde et un acétate de sesquioxyde de fer, le second seul, formé d’un atome de sesquioxyde et de 3 atomes d’acide acétique, en poids, de 643, 184 d'acide et de 978, 440 d’oxyde, est usité en médecine.

C’est un sel d’un brun rouge, acide au tournesol, de saveur styptique, si soluble dans l’eau qu’il est incristallisable.

On le prépare en dissolvant dans l’acétique concentré, de l’hydrate de peroxyde tant qu’il peut en prendre; filtrant, puis évaporant à siccilé au bain-marie, afin de ne pas faire passer le sel à l’état d’acétate basique, à peu près insoluble.

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