‹ Cours complet de pharmacie (volume 2)Chapitre 121 sur 228 · DES ACÉTATES DE MERCURE · texte numérisé non relu

DES ACÉTATES DE MERCURE

tient des sulfates et de l’acide carbonique, qui déterminent la production de sulfate et de carbonate de plomb insolubles.

Mes Acétates «Me mercure.

La facile altération de l’acétate de bioxyde de mercure, autrefois usité en médecine, et que l’on obtenait en dissolvant le bioxyde dans l’acide acétique, faisant évaporer et cristalliser, lui a fait préférer l’acétate de protoxyde.

Celui-ci formé de :

Acide, 1 atome = 643,184 Sa

Protoxyde, 1 — = 1365,800 compo sitio.

se présente sous forme de paillettes nacrées, ou de lames mi- Ses propriétés, cacées, d’un blanc argentin, inodores, peu sapides, vénéneuses, grasses au toucher, très altérables à Fair qui les noircit; solubles dans seulement 333 fois leur poids d’eau froide, décomposâmes par l’eau froide, même par l’eau à-f-40°, en acétate de bioxyde qui reste dissous, et en mercure qui se précipite.

Ce peu de solubilité dans l’eau froide, et cette altérabilité par l’eau chaude, le font employer presque exclusivement en pilules.

Le Codex l’obtient de la manière suivante : Sa préparation.

D’une part, il triture du protoazotate de mercure cristallisé, dans un mortier en porcelaine ou en verre, avec 3 à 4 fois son poids d’eau distillée froide, très faiblement aiguisée d’acide azotique pur, afin de le dissoudre;

D’autre part , il prépare une solution aqueuse d’acétate de soude marquant 15°.

Cela fait :

Il verse peu à peuFacétate alcalin dans l’azotate mercuriel, jusqu’à cessation de précipité, laisse déposer, décante, lave le dépôt à l’eau distillée froide, le fait égoutter, et le sèche à l’abri de la lumière.

Les deux sels sont décomposés, et de leur mutuelle décomposition résultent de l’acétate de protoxyde de mercure à peine soluble, et de l’azotate de soude très soluble.

Leurs caractères génériques et spécifiques.

376 48e leçon.

Suivant M. Guibourt, l’addition d’un léger excès d'acétate alcalin contribuerait à la blancheur du produit, et l’on trouverait avantage à remplacer l’acétate de soude par celui de chaux, en raison de ce que la grande solubilité de l’azotate qu’il produirait, faciliterait les lavages.

Mes Vitrâtes 9 Xtuetates et Mutâtes.

On n’emploie en médecine d’autres sels ayant pour acides le citrique, le lactique ou le malique, que le citrate de sesquioxyde de fer, le lactate de protoxyde de fer et le malate de fer enpartie peroxyde.

Les lactates et citrates de chaux, dont on extrait l’acide lactique et l’acide citrique, n’y ont qu’un emploi en quelque sorte accidentel.

Il est facile de constater que ces sels sont à base de fer, puisqu’il suffît de soumettre leurs dissolutions à l’action des réactifs connus des sels de protoxyde et de sesquioxyde de fer. (Page 94.)

Il est moins facile d’en déterminer le genre, attendu qu’aucun d’eux ne jouit, à vrai dire, de propriétés caractéristiques.

Le mieux à faire serait d’en isoler l’acide.

A cet effet, pour le citrate et pour le malate, on verserait dans leurs solutions aqueuses bouillantes et "concentrées, du chlorure de calcium ; on recueillerait le précipité de citrate ou de malate de chaux ; on le laverait à l’eau froide, afin de le débarrasser du chlorure de fer; puis on le décomposerait par l’acide sulfurique, ainsi qu’il a été dit en traitant de l’acide citrique.

L’acide fourni parle citrate serait assez facilement cristallisable, produirait dans les eaux de chaux et de baryte des précipités solubles dans un excès d’acide, ne troublerait pas l’azotate de protoxyde de mercure, etc.

L’acide fourni par le malate serait à peu près incristallisable, ne troublerait ni l’eau de chaux, ni l’eau de baryte, mais troublerait l’azotate de protoxyde de mercure, etc.

Pour le lactate de fer, que la solubilité du lactate de chaux ne permettrait pas de traiter de la même manière , on ferait

DES CITRATES, LÀCTÀTES ET MALATES.

bouillir sa dissolution étendue avec de l'hydrate de chaux.

L’oxyde de fer serait précipité, le lactate de chaux formé resterait, au moins en partie, dans la liqueur dont on le séparerait par l’évaporation, pour ensuite en extraire l’acide à l’aide des

procédés relatés au sujet de l’acide lactique.

Y'i r | • j j ■« Préparation

Pour préparer le citrate, on prend : du citrate.

Acide citrique cristallisé 3 parties

Eau distillée. • 12 —

Hydrate de peroxyde de fer séché à l’air. 2 —

Ou son équivalent d’hydrate gélatineux.

On fait bouillir le tout ensemble en agitant, jusqu’à ce que la réaction ait pu se compléter, auquel cas, la presque totalité de l’oxyde a disparu ; on filtre, on concentre avec précaution jusqu’en consistance sirupeuse (au bain-marie); on étend le produit en couches minces, à la surface de lames en verre ou d’assiettes, et l’on continue l’évaporation à l’étuve, jusqu’à siccité complète, ainsi qu’on le fait pour l’extrait sec de quinquina.

L’on obtient le citrate sous forme d’écailles brillantes, transparentes ou du moins translucides, d’un beau rouge doré, complètement solubles dans l’eau, bien que lentement, en raison de leur cohésion, et d’une saveur moins désagréable que ne l’est celle de la plupart des autres sels de fer.

Une température élevée le partagerait en citrate acide soluble, et en citrate basique insoluble.

On pourrait obtenir du citrate de protoxyde, cristallisable en petits cristaux prismatiques jaunâtres , au moyen de l’acide citrique et de la limaille de fer; mais le citrate des pharmaciens, est le citrate de peroxyde, ci-dessus décrit d’après M. Guibourt.

Prenez :

Acide lactique, quantité indéterminée, eau , quantité —

Préparation du lactate.

Portez à l’ébullition dans un mal ras à long col, projetez-y un excès de limaille de fer pure (exempte de cuivre), et en poudre fine; faites bouillir pendant quelque temps, filtrez , évaporez rapidement à siccité, à une douce chaleur. Le produit sera du lactate de protoxyde d’un blanc légèrement verdâtre, soluble dans l’eau, et de saveur analogue à celle du citrate.

45e LEÇON.

Dans cette opération, beau aura été décomposée, son hydrogène se sera dégagé, son oxygène aura protoxydé le fer.

L’emploi d’un matras à long col a pour objet de gêner l’introduction de l’air; celui d’un excès de limaille de fer, de pré? venir la suroxydation du métal, et il est recommandé de ne pas laisser languir l’ébullition, afin, tout à la fois, de rendre la réaction de l’air moins profonde, et de l’empêcher de donner naissance à du lactate de sesquioxyde basique insoluble.

Quelque précaution que l’on prenne, il se forme cependant presque toujours un peu de peroxyde.

Préparation guc pommes aigres, 800 parties

du malate‘ Limaille de fer pure , 100

Faites digérer pendant trois jours dans un vase en fer à une température de 25°; évaporez à moitié, passez au travers d’un linge, continuez l’évaporation au bain-marie, jusqu’en consistance d’extrait , enfermez dans un flacon bien bouché; carie produit est très déliquescent.

Au contraire du citrate et du lactate, que l’on peut considérer comme des sels purs, ce malate renferme toutes les matières fixes, naturellement contenues dans le suc de pomme. Il est eu outre, à des états variables de saturation, suivant que le suc est plus ou moins chargé d’acide maîique, et mélangé d’une proportion d’autant plus forte de malate de sesquioxyde, que la réaction de l’air s’est exercée davantage. Le contact du vase en fer et de la limaille eu excès, ne saurait complètement prévenir la suroxydation.

Aussi, le nom d’extrait de mars pommé qu’on lui a par fois donné, me semble-t-il lui convenir infiniment mieux que celui de malate de fer impur.

Me t*Oæatfste etciite ete potasse om Set tVose%lte-

On connaît trois combinaisons de l’acide oxalique avec la potasse.

Un oxalate neutre c= j J at^ie J à l’état sec,

Un bioxalate, ou oxalate acidulé ,

Un quadroxalate, — — acide;

DE LOXALATE ACIDE DE POTASSE OU SEL d’oSEÏLLE. 379

Pour la meme quantité de base, le deuxième contient deux fois, et le troisième quatre fois autant d’acide que le premier»

Le bioxalale renferme en outre, 18,39 sur 100, et le qeadroxalate 24,72 sur 100 d’eau de cristallisation.

L’oxalate acide des pharmacies ou sel d’oseille, est un mélange de ces deux derniers sels.

Il offre pour caractères génériques : i° de précipiter les sels caractères de chaux quelque étendues que soient leurs dissolutions - 2° de eUpécmques. donner naissance à des volumes égaux de gaz acide carbonique et de gaz oxyde de carbone, quand on le chauffe avec vingt fois environ son poids d’acide sulfurique concentré; le gaz que l’on obtient alors, diminue de moitié de volume, quand on l’agite avec un alcali, et le résidu brûle avec une flamme bleuâtre;

3° de ne répandre aucune odeur caractéristique, et de ne laisser qu’un très faible résidu charbonneux, quand on le calcine.

Ces propriétés suffiraient pour le distinguer de la crème de tartre, qu’on a parfois essayé de lui substituer.

Il offre pour caractères spécifiques , de se comporter avec les réactifs à la manière des sels à base de potasse, et de fournir par la calcination du carbonate de potasse presque blanc, tant est faible la proportion de carbone qui le salit»

Solide, sans couleur, sans odeur, de saveur acide prononcée, ses propriétés insoluble dans l’alcool, beaucoup plus soluble dans l’eau bouillante que dans l’eau froide, facilement cristaHisable en prismes que l’air n’altère pas.

On l’extrait des sucs des rumex acétosa et acétosella, ou de sa préparation! l’oxalis acétosella, en les chauffant légèrement, y délayant après refroidissement, quelque peu d’argile destinée à produire la clarification; décantant après un à deux jours de contact, évaporant, laissant cristalliser, puis au moyen de nouvelles cristallisations, purifiant le produit. De 500 gr. de rumex, on retire de 4 à 5 gr. d’oxalate.

Depuis quelques années, on le prépare de toutes pièces, en sursaturant le carbonate de potasse, par l’acide oxalique provenant des fabriques d’acide sulfurique dans lesquelles le gaz

49e LEÇON.

nitreux est obtenu par la réaction de l’acide azotique sur la molasse ou sur la fécule. L’acideoxalique à Tétât de liberté trouvait peu d’emploi.

Me M’Oænfc&te €i'€imMMomîa$gMe .

L’oxalate d’ammoniaque que l’on emploie comme réactif de la chaux, et dont , pour ce motif, il nous semble convenable de dire un mot,s’obtieotcn neutralisant, par l’ammoniaque liquide, une solution aqueuse d’acide oxalique, faisant évaporer et cristalliser.

11 est en longues aiguilles.

niïa — ■ I

XLir LEÇON.

SUITE DE LA PRÉCÉDENTE

MMes Tarteates.

On emploie en médecine :

Le tartrate neutre de potasse

Le bitartrate de potasse

Le tartrate borico )notassinnp

ou boro, JP°iassi(îue‘ • • • Le tartrate de mercure,

Le tartrate double de potasse et de

soude

— —de potasse et de sesquioxyde de fer. .

Divers composés d’acide tartrique, de potasse et d’oxyde de fer, plus ou moins analogues au précédent . .

Le tartrate double de potasse et d’antimoine.

( sel végétal ,

(tartre tartarisé,

i tartrate acidulé , 1

— acide > de potasse; surtartrate , ;

tartre à l’état brut , crème de tartre à l’état de pureté,

| crème de tartre soluble ,

( sel de Seignette,

( — de La Rochelle,

| tartrate ferrico potassique ,

! tartre chalybé, teinture de mars taftarisée , extrait de Mars , tartre martial soluble, boules de Mars ou de Nancy ,

( tartre émétique,

( émétique ,

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