BU SOUFRE
cette dernière opération, et les dangers très grands qu’elle présente pour opérateur , on est dans l’usage de le former en cylindres, en 1 aspirant, tandis qu’il est fondu au milieu de l’eau par 1 extrémité supérieure d’un tube en verre légèrement conique On plonge ensuite le tube dans l’eau froide, afin nue le petit bâton de phosphore qu’il contient s’en détache et disse par 1 ouverture inférieure plus large que la supérieure, ' ‘
On doit conserver ce corps sous l’eau , dans des flacons ber- consemtlon méliquement fermés, et le p'us possible à l’abri de la lumière La lumière et l’air tendent à lui faire éprouver des altérations sur lesquelles nous reviendrons en traitant de la conservation des matières médicamenteuses minérales.
Mm Sowfwe (S).
Le soufre est solide , insipide, à peu près sans odeur, de Ses propriétés, couleur jaune, fusible vers 108°., volatil vers 3(6°; au contact de l’air, il brûle avec une flamme bleue , en répandant une odeur caractéristique, de gaz acide sulfureux.
En pharmacie , on remploie sous trois états :
À l’état de soufre en canon ,
— — en fleur ,
— — précipité, ou de magistère de soufre.
Le soufre en canon provient de la distillation du soufre. Les Préparation vapeurs sont recueillies dans des récipients, d’ordinaire cons- du soufrc «» truits en maçonnerie , et suffisamment échauffés pour qu’elles s’y condensent à l’état liquide. Le produit coule sur leurs parois latérales , gagne la paroi inférieure à laquelle on a ménagé un degré d’inclinaison convenable , et de là va se rendre dans des moules en bois où il se solidifie en masses coniques, présentant souvent à l’intérieur des rudiments de cristaux.
.Le soufre en fleur, ainsi que déjà nous l’avons dit en exa- ne la fleur de minant les procédés généraux de division , est le produit d’une soulVe' opération semblable, à cette différence près, que les parois du récipient étant plus refroidies, ou parce que la distillation a duré moins longtemps, ou parce qu’elle s’est faite sur une niasse de soufre moins considérable, ou parce qu’elles étaient plus
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épaisses , ce n’est plus seulement à l’état liquide mais bien à l’état solide, que se condensent les vapeurs. Tous deux s’obtiennent en fabrique j ils diffèrent du soufre brut, lequel a simplement été débarrassé par voie de fusion de la majeure partie des matières terreuses qui l’accompagnaient, par la forme conique ou par l’état pulvérulent, par la pureté de leur teinte jaune , surtout par l’absence de matière fixe étrangère.
Aussi , chauffés dans un têt, n’y laissent-ils aucun résidu.
La fleur de soufre du commerce, est toutefois salie par de l’acide sulfureux produit à ses dépens et à ceux de l’air, au sein de l’appareil dislillatoire, ou plutôt, par de l’acide sulfurique dans lequel ce même acide sulfureux s’est ultérieurement transformé, sous la triple influence de l’humidité, de la matière poreuse ou plutôt pulvérulente , et de l’oxygène.
Purification Pour l’en priver, on la malaxe avec une petite quantité 4* laou^“r d8 d’eau froide , on en forme une pâte homogène que l’on délaie avec de l’eau bouillante, on laisse déposer, on décante le liquide surnageant, on renouvelle les eaux de lavage, jusqu’à ce qu’elles cessent de rougir le papier bleu de tournesol, et de précipiter l’eau de baryte, on jette le dépôt sur une toile, et quand il est égoutté , on le dessèche à l’étuve, au bain-marie, ou au soleil.
S’il arrivait que la fleur de soufre lavée s’agglomérât pendant la dessiccation, on la triturerait dans un mortier en marbre, puis on la passerait au travers d’un tamis en soie.
préparation Le soufre précipité , plus vulgairement nommé magistère de ddeloufre.re soufre, s’obtient en versant un excès d’acide chlorhydrique étendu dans une solution aqueuse de sulfure de potasse (foie de soufre), mélange de sulfate de potasse et de poly sulfure de potassium.
L’eau est décomposée, et, tandis que son oxygène se portant sur le potassium du polysulfure le fait passer à l’état de protoxyde, son hydrogène se porte sur la portion de soufre qui le constituerait protosulfure, et donne naissance à de l’acide sulfhydrique, que le protoxyde absorbe 5 mais pour le perdre, aussitôt l’addition de l’acide chlorhydrique. Cet acide le déplace,