DU PHOSPHORE. 1Ÿ
Piodure, auquel serait due Pefficacitê du médicament , ont disparu.
Ceux-là, convertis en sulfures par les éléments combustibles de l’éponge, celui-ci, décomposé par l’action réunie de la chaleur et de l’air. Elle détermine le remplacement de l’iode par l’oxygène, la formation d’un oxyde aux lieu et place de l’iodure.
Aussi le produit du traitement par l’eau de l’éponge calcinée, dégage-t il du gaz sulfhydrique par l’addition des acides, formet-il avec le perchlorure de fer un précipité de bleu de Prusse, est-il sans action sur le décocté d’amidon additionné de chlore, contrairement à ce que fait le produit analogue du traitement de l’éponge torréfiée. (Guibourt.)
On prépare la pyrothonide en brûlant, dans une bassine en Préparation cuivre, du papier, des étoffes blanches en fil ou en coton, irai- pyroiuonide. tant le produit par l’eau distillée, destinée à produire la séparation de la majeure partie du charbon, filtrant, et concentrant en consistance d’extrait. L’on obtient une masse très déliquescente, de couleur brune, d’odeur désagréable, de saveur à la fois acide et empyreumatique.
Quant à la suie , le pharmacien peut recueillir celle qui se Préparation rassemble dans la cheminée de ses fourneaux, en ayant le soin te a sUie* de n’y brûler que du bois, car il est évident, que tout autre combustible, le charbon de terre, la tourbe, etc, fourniraient des produits de composition différente de celle que doit offrir la suie destinée aux usages de la médecine.
Mu Mhosphore (Ph).
Le phosphore est solide à la température ordinaire, ductile sm propriété*, et presque aussi mou que la cire, plus ou moins translucide , fusible vers 40°, lumineux dans l’obscurité.
A l’air, il répand des vapeurs blanches, en absorbe l’oxygène, et donne naissance à de l’acide hypophosphorique sans produire de lumière, quand on opère à la température ordinaire j à de l’acide phosphorique, en produisant une vive lumière, quand on l’enflamme.
On l’extrait du phosphate de chaux des os, par un procédé Sa préparation Tom, il, 3
que nous ne croyons pas devoir décrire avec détails, parce qu’il a cessé d’être pratiqué dans les laboratoires des pharmaciens, depuis surtout que la conlection des allumettes à frictions en consomme une énorme quantité.
Ce procédé consiste essentiellement à traiter les os calcinés à blanc et réduits en poudre, par l’acide sulfurique destiné à faire passer leur phosphate calcique avec excès de base à l’état de phosphate acide, par suite de la combinaison d’une portion de la chaux avec l’acide additionnel; à filtrer; à concentrer Ses liqueurs chargées de phosphate acide , en consistance de miel; à délayer dans l’eau le produit de cette évaporation; à filtrer pour séparer une portion notable de sulfate de chaux dissous d’abord, et qui, pouvant plus tard donner lieu à Sa formation d’un sulfure de phosphore, rendre le produit cassant, nuirait au succès de l’opération; à concentrer de nouveau, cette fois, en consistance sirupeuse; à mélanger au sirop une quantité donnée de poudre de charbon de bois; à dessécher le mélange; à S’introduire dans un appareil distillatoire convenablement disposé^ d’ordinaire composé d’une cornue en grès lutée, au col de laquelle s’adapte une allonge en cuivre d’un grand diamètre , recourbée et plongeant de quelques lignes dans l’eau d’un flacon servant de récipient; finalement à chauffer graduellement et pendant un temps fort long, en portant vers la fin la cornue au rouge blanc.
L’acide pliosphorique en quelque sorte libre, qui constituait le phosphate à l’état de phosphate acide, à l’exclusion de celui qui se trouve véritablement combiné avec la chaux, est décomposé par le charbon ; et, tandis que des gaz entraînant une petite quantité de vapeur de phosphore qui les rend inflammables à l’air, se dégagent, le phosphore mis à nu se volatilise, yient se condenser dans l’eau du flacon, en masses que colorent tantôt en noir, tantôt en rouge, des corps étrangers, plus spécialement du charbon et de l’oxyde de phosphore.
Pour le purifier , on l’introduit dans un noue! en peau de chamois, on le fond sous î’eau ; puis , à l’aide d’une pince qui permet d’exercer sur le nouet un mouvement de torsion, on l’oblige à tamiser au travers de la peau. Malgré l’inutilité de