ESSAIS DE LA LIMAILLE DE FEU
ràtre, tandis que si l’on opère sur de ia limaille d’acier , le carbone et le silicium l’auront recouverte d’une poudre noire.
Suivant M. Berthier, l’on traitera la limaille par de l’iode et de l’eau. Le ter disparaîtra sans résidu, à l’ctat d’iodure incolore; l’acier laissera pour résidu le carbone elle silicium, après qu’on aura lavé la matière laissée au fond du vase, avec de l’eau de
potasse, afin d’enlever l’excès d’iode.
Enfin, M. Thénard place un poids déterminé de limaiîle, dans une petite nacelle en verre demi-cylindrique, introduit celle-ci dans un tube de verre horizontal , chauffe à la lampe, et fait passer au travers du tube un courant de chlore sec. La limaille devient incandescente tant l’absorption du gaz est rapide; il se forme des chlorures de fer volatils que le courant de gaz entraîne facilement, et le carbone reste.
Ces derniers procédés ont sur les deux premiers l’avantage de permettre l’évaluation exacte de ia proportion de carbone, ce qui leur mériterait la préférence, s’il s’agissait d’analyser des aciers ou des fontes. En effet, en suivant les procédés de MM. Yauquelin et Boussingault, on perd une portion de carbone à l’état de matière huileuse, ou à l’état d’hydrogène carboné, par suite de sa combinaison, soit avec l’hydrogène dégagé, soit avec les éléments de l’eau ; mais dans l’espèce, le procédé de M. Boussingault, plus simple et plus expéditif que les autres, est généralement suivi.
Si l’on supposait que la limaille de fer est mélangée d’oxyde, nous avons vu page 32, que le barreau aimanté attirerait les particules de métal, à l’exclusion des particules d’oxyde, et aussi que l’acide chlorhydrique produirait avec la limaille pure, une dissolution de protochlorure de fer d’une teinte verdâtre; avec la limaille mélangée de peroxyde, une dissolution en partie formée de perchlorure de couleur jaune. Nous pouvons ajouter que cette dernière solution additionnée d’un léger excès de carbonate d’ammoniaque, laisserait son peroxyde se précipiter, tandis que le protoxyde resterait dans la liqueur. (Page 94.)
Recherche de l’oxyde de fer.
Recherche de l’arsénié*
Essais ile i9 Mmtimoime .
Les matières étrangères que l’on est le plus exposé à rencontrer dans l’antimoine métallique ou régule, sont : l’arsenic, le fer et le plomb. Ces métaux étrangers, nous l’avons dit ailleurs, proviennent de ce que les mines de sulfure d’antimoine, dont on extrait ce métal, contiennent presque toutes des sulfures d’acsenic, de fer et de plomb qui se trouvent réduits en même temps que celui d’antimoine. A l’exception de ceux du département de l’Ailier, Serrullas a trouvé dans tous les sulfures d’antimoine analysés par lui, du sulfure d’arsenic, dont h proportion s’élevait parfois jusqu’à 1/50. Or, comme d’après les expériences du même chimiste, l’arsenic suivrait l’antimoine dans toutes ses combinaisons, sauf deux; le lartrate double de potasse et d’antimoine (émétique), parce qu’il resterait à l’état d’oxyde dans les eaux mères; et le chlorure d’antimoine par le bichlorure de mercure et l’antimoine, parce que le composé de protochlorure de mercure et d’arsenic qui se forme alors, peu volatil qu’il est, se condense presque au sortir de la cornue; on voit de quelle importance il est, que le pharmacien n’emploie pas d’antimoine allié d’arsenic, et par suite, constate l’absence de ce métal, soit à l’état métallique dans l’antimoine régule, soit â l’état de sulfure dans le sulfure d’antimoine.
Il ne lui importe guère moins, de constater la présence du fer, parceque celui-ci aurait l’inconvénient de colorer certains composés antimoniaux, notamment l’oxyde et les acides.
Que l’on calcine dans un creuset brasqué dont le couvercle îuté préviendra l’accès de l’air, conséquemment, l’oxydation du potassium, ou mieux encore dans une cornue en grès, un mélange intime et à parties égales, de bitarlrate de potasse et d’antimoine pur; puis, après l’avoir maintenu au rouge blanc pendant 2 ou 3 heures , et laissé complètement refroidir, que l’on brise le creuset, on y trouvera, sous forme de culot, un alliage double de potassium et d’antimoine.
L’acide tartrique, comme toutes les matières organiques , se sera décomposé, et sous l’influence de l’antimoine, avec lequel