‹ Cours complet de pharmacie (volume 2)Chapitre 137 sur 228 · ESSAIS DE LA LIMAILLE DE FER · texte numérisé non relu

ESSAIS DE LA LIMAILLE DE FER

desséché, représentera le poids de l’iode volatilisé ou dissous.

Youdrait-on constater dans l’iode, la présence de l’eau dont il retient presque toujours une certaine quantité, parce qu’il est en contact avec elle, alors que pour l’obtenir, on décompose l’iodure de potassium par le chlore (page 29) ; on le triturerait avec 2 fois son poids de chlorure de calcium fondu, on introduirait le mélange dans une petite cornue en verre tubuiée, et l’on chaufferait à 180° environ.

L’iode serait volatilisé, le chlorure retiendrait l’eau, et lorsqu’après avoir expulsé les dernières parties d’iode, et par conséquent décoloré le résidu, en déterminant un courant d’air dans l’intérieur de la cornue, à l’aide de la douille d’un soufflet qu’on introduirait par sa tubulure; on viendrait à peser le chlorure: son augmentation de poids, équivaudrait à la quantité d’eau abandonnée par l’iode. En chauffant trop, on dégagerait tout ou partie de l’eau, d’abord absorbée par le chlorure.

Si l’iode était très humide, il suffirait pour constater la présence de l’eau, de le comprimer fortement entre des feuilles de papier non collé.

Æ s sais tMe Isiwimiëfe île fer.

Le bas prix de la limaille de fer ne permet pas de supposer qu’elle puisse être l’objet d’une véritable fraude; mais comme les ateliers destinés au travail du fer servent aussi au travail du cuivre et de l’acier, il arrive fréquemment que la limaille de fer est mélangée de limaille de cuivre, ou de limaille d’acier.

Quand la limaille de fer contenant du cuivre, est placée dans un flacon ouvert, avec de l’ammoniaque liquide, au bout de quelques jours, pourvu qu’on ait eu le soin d’agiter de tempsen temps, elle se recouvre d’une liqueur colorée en bleu plus ou moins intense, par de l’ammoniure de cuivre. Ce métal s’est oxydé à l’air, à la faveur surtout de l’ammoniaque, puis une fois oxydé, s’est dissous.

La liqueur sursaturée par un acide, devient alors susceptible de recouvrir d’une couche de cuivre métallique une lame de

Recherche de l’eau.

Recherch e du cuivre

Recherche de l’acier ou plutôt du carbone.

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fer qu’on y plonge, de précipiter en brun marrou le cyanure jaune de potassium , etc.

On peut [aussi traiter la limaille par l’eau régale (l’acide azotique dissoudrait mal le fer, et par contre, l’acide chlorhydrique, mal le cuivre); puis sursaturer la dissolution par de l’ammoniaque liquide. Il s’y forme un précipité rougeâtre de peroxyde de fer hydraté , complètement insoluble dans h ammoniaque , et ne la colorant pas, au cas où la limaille est pure; un précipité de couleur sale, mélangé de peroxyde de fer rouge, et de bioxyde de cuivre verdâtre, au cas où la limaille contient du cuivre. L’addition d’un excès d’ammoniaque, en redissolvant le bioxyde de cuivre , à l’exclusion de l’oxyde de fer, produit alors une solution bleue d’ammoniure de cuivre.

Pour distinguer la limaille de fer de la limaille d’acier, que l’on sait n’en différer que par la présence d’une très minime proportion de carbone, auquel s’ajoute souvent du silicium, l’on peut avoir recours à plusieurs procédés.

Yauqueîin faisait passer un courant de gaz sulfureux, au travers de l’eau tenant en suspension de la limaille réduite en poudre fine, jusqu’à ce que le gaz cessât d’être absorbé, en ayant le soin d’agiter, tout à la fois, pour faciliter l’absorption du gaz, et pour remettre la limaille en suspension. Le fer finissait par se dissoudre tout entier, à l’état d’hyposulfite, parle report d’une portion de l’oxygène de l’acide sur le métal, l’acier laissait un résidu noir de carbone et de silicium ;

M. Boussingault traite la limaille par l’acide sulfurique étendu de 6 fois son poids d’eau ; le fer se dissout, l’acier laisse encore indissous le carbone et le silicium.

Suivant M. Berzeîius, on prendra du chlorure d’argent fondu, on le tassera fortement au fond d’un flacon, puis, après l’avoir légèrement humecté avec de l’eau distillée aiguisée d’acide chlorhydrique, on le recouvrira de limaille, et l’on bouchera le flacon de manière à empêcher tout accès de l’air. Si l’on opère sur de la limaille de fer, on n’apercevra à la surface de la masse formée de chlorure de fer et d’argent métallique (le chlore du chlorure d’argent s’étant reporté sur le fer) aucune trace de matière noi-

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