ESSAIS DU MERCURE
Le mercure se vaporise, se condense dans le nouet, et de là coule au fond du récipient, tandis que les autres métaux restent pour résidu , et peuvent être reconnus aux caractères énumérés pages 33, 34, 38, 113.
On risquerait d’être induit en erreur, si l’on s'arrêtait à cette observation, cependant longtemps jugée suffisante, savoir:
Que le mercure allié de quelqu’un des métaux ci-dessus nommés, fait la queue j en d’autres termes, laisse à la surface d’une capsule ou d’une assiette, sur laquelle on le fait mouvoir, une traînée noirâtre et pulvérulente, au lieu de s’j diviser en globules parfaitement nets et distincts.
Le mercure qu’on a laissé quelques instants au contact des matières grasses, produit un effet tout semblable, et il en est de même de celui qui a subi à l’air un commencement d’oxydation,
Essais tMe ë* argent .
Lorsque l’on veut y constater la présence du cuivre , on dissout l’argent dans l’acide azotique pur, préalablement étendu de 2 à 3 fois son poids d’eau distillée ; on verse dans la dissolution un excès d’acide chlorhydrique , ou de chlorure de sodium dissous j on filtre pour séparer l’argent précipité à l’état de chlorure j puis la liqueur au besoin concentrée, afin de la rendre plus sensible, est soumise à Faction des réactifs. Ou bien l’on y plonge une lame de fer parfaitement décapée, pourqu’elle se recouvre d’une couche de cuivre, ou bien l’on y verse, soit du cyanure jaune de potassium destiné à produire un précipité rouge brique de cyanure de cuivre ferruré, soit de l’ammoniaque liquide, afin qu’aprés avoir précipité le bioxyde, à l’état d’hydrate, elle le redissolve et colore en bleu la liqueur, etc., etc.
L’essai de l’argent , tel que les essayeurs le font par la voie humide, a lieu de la même manière, à cela près, qu’un poids déterminé d’argent est dissous dans l’acide azotique, et que l’on détermine très exactement le poids du chlorure de sodium nécessaire à sa précipitation. - Evidemment, la proportion de chlorure employée est d’autant plus faible, que la proportion de cuivre est plus grande j une quantitée donnée d’argent, exi-
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géant une quantité constante et connue de chlorure alcalin, pour être précipitée à l’état de chlorure d’argent. Quanta l’essai par la voie sèche, il consiste essentiellement à chauffer, à la surface d’une petite coupelle faite d’os calcinés à blanc, dans le moufle d’un fourneau de forme particulière, dit fourneau de coupelle, un poids connu d’argent, auquel on a commencé par allier une certaine quantité de plomb pur. Le plomb s’oxyde à l’air, le cuivre s’oxyde de même, et les 2 oxydes formés, fusibles » qu’ils sont, pénètrent la coupelle poreuse, tandis que l’argent reste à la surface, ayant éprouvé une perte proportionnelle à la quantité de cuivre auquel il était allié.
LIVe LEÇON.
Côônta ka 2Uika cl)L>rl)uïirique , antique et sulfurique.
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Dans le commerce, l’acide chlorhydrique contient fréquem— ment :
1° Des proportions variables d’acide réel, parce que la proportion de gaz dissous, varie suivant plusieurs circonstances, parmi lesquelles : la quantité de gaz dégagé, la température de? l’eau qui le reçoit, ta rapidité avec laquelle s’opère son passage? au travers de celle-ci, et, jusqu’à un cerlain point la pression, bien qu’elle exerce une influence infiniment moins prononcée, sur la solubilité des gaz très solubles, que sur celle des gaz peuj solubles.
2° Du sel marin, du sulfate de soude, ou queiqu&autre sel soluble dans l’acide, et par lui indécomposable ; parce que l’acide?