ESSAIS DE L ACIDE CHLORHYDRIQUE
chlorhydrique est d’autant plus dense, qu’il contient plus de gaz réel, et que l’addition d’une petite quantité de sel, en lui communiquant autant de densité que le ferait celle d’une grande quantité de gaz, le peut faire supposer de beaucoup plus concentré qu’il ne l’est en réalité.
3® Du fer à l’état de chlorure, parce que, en fabrique, la décomposition du chlorure de sodium a lieu dans des cylindres en fonte, de sorte qu’une portion du chlorure de fer formé aux dépens de ceux-ci, se trouve entraînée dans les récipients.
4° De l’acide sulfureux, soit qu’il provienne de la décomposition de l’acide sulfurique, par la chaleur ou par les cylindres, soit plutôt, qu’il soit dû à sa réaction sur les matières bitumineuses que la régie fait ajouter aux sels marins, destinés à la fabrication de l’acide chlorhydrique, afin que ces sels, qu’elle livre aux fabricants en franchise de droits, ne puissent être reversés dans le commerce.
5° De l’acide sulfurique, ou parce qu’une portion de cet acide aurait été entraînée $ ou parce que l’acide sulfureux qu’aurait accidentellement renfermé le produit, aurait été détruit au moyen d’un courant de chlore, lequel décomposant l’eau, aurait transformé cet acide sulfureux en acide sulfurique, en même temps, que lui-même serait devenu acide chlorhydrique.
6° Et enfin, de l'arsenic à l’état de chlorure, que M. Dupasquier admet provenir de l’acide sulfurique arsénifère, ayant servi à la décomposition du sel marin.
Veut-on déterminer la proportion d’acide réel, que contient Détermination l’acide chlorhydrique liquide, et qu’il importe d’autant plus de proportion connaître d’une manière exacte, que ce liquide se renconfreà des d acide réel* états de concentration différents, c’est-à-dire, contenant des proportions variables de gaz $ on s’y prend de la manière suivante:
On pèse une certaine quantité d’acide, on l’étend de 5 à 6 fois son volume d’eau distillée, on y plonge un fragment de marbre blanc, assez gros pour qu’il ne puisse s’y dissoudre en entier j et lorsque ce fragment de marbre, qu’il est bon d’y remuer de temps à autre, a complètement saturé l’acide, lui a fait perdre la propriété de rougir le papier bleu de tournesol, on le retire, on le lave, on le sèche, et finalement on le pèse.
Tout. II. 51
482 54e leçon.
La perte qui! éprouve, représente la quantité de carbonate dissous.
Au lieu de marbre, on pourrait se servir de dissolutions aqueuses, contenant des proportions connues de carbonates de potasse ou de soude purs. La dissolution serait versée goutte à goutte dans l’acide étendu de 9 à 10 parties d’eau, en agitant continuellement à l’aide d’une baguette en verre, jusqu’à ce que la liqueur fit légèrement virer au bleu le papier rouge de tournesol très sensible, et l’on tiendrait note de la quantité de solution employée.
La quantité d’acide chlorhydrique réel tenu en dissolution, sera au poids du carbonate alcalin nécessaire à sa saturation, comme le double du poids de l’atome d’acide chlorhydrique, est au poids de l’atome du carbonate employé; chaque atome de carbonate alcalin correspondant à 2 atomes d’acide chlorhydrique.
Or, deux atomes de gaz chlorhydrique pèsent 455,129 un atome de carbonate de chaux pèse 632,456
— — — de soude — 667,336
Donc, 100 p. d’acide chlorhydrique réel, seront représentées par :
139 p. de carbonate de chaux ,
147 p. — de soude,
et 100 p. d’acide chlorhydrique médicinal, ou aux 34/100, le seront par :
47,26 de carbonate de chaux ,
49;98 — de soude.
Si Ton ne tenait pas à connaître très exactement la proportion d’acide réel , on pourrait se contenter de déterminer le degré aréométrique de l’acide mis en expérience, en y plongeant un pèse-acideà une température donnée ; car sa densité augmente avec la quantité de gaz dissous.
Et, attendu qu’on a déterminé par expériences, les degrés aréomélriques des solutions aqueuses formées seulement d’eau et de gaz chlorhydrique en diverses proportions, le degré aréométrique d’une solution de ce genre étant connu, pour en dé-