‹ Cours complet de pharmacie (volume 2)Chapitre 150 sur 228 · ESSAIS DU BIOXYDE DE MERCURE · texte numérisé non relu

ESSAIS DU BIOXYDE DE MERCURE

Est-il impur; il se produit des vapeurs rutilantes d’acide hypoazotique, et ces vapeurs absorbées par l’humidité du papier, en font passer au rouge la teinte bleue.

Placer dans un tube semblable, un mélange de limaille de fer et de bioxyde, l’humecler légèrement, puis verser dessus , goutte à goutte, de l’acide sulfurique concentré.

Pour peu que l’oxyde contienne de l’azotate, l’acide azotique est éliminé parl’acide sulfurique, et se trouvant en présence du fer, il réagit sur lui, produit des vapeurs rutilantes rougissant le papier bleu.

Si l’oxyde de mercure contient de la brique pilée ou du minium, sa calcination, au lieu de ne produire que du gaz oxygène et du mercure, qui tous deux disparaissent, laisse :

Dans le premier cas, un résidu de brique pilée; dans le second, un résidu de protoxyde de plomb, par suite de la désoxygénation partielle du minium. Ce dernier résidu est soluble dans l’acide azotique, l’autre y est insoluble.

Au lieu de se dissoudre tout entier dans l’acide azotique, en produisant de l’azotate de bioxyde de mercure, il laisse au fond du vase de la brique ou du peroxyde de plomb. Une partie du minium se trouve alors ramenée à l’état de protoxyde, tan» dis que l’autre, absorbant l’oxygène perdu par la précédente, se convertit en peroxyde.

La couleur brune de ce peroxyde annoncerait la présence du minium, rien qu’en touchant avec un tube imprégné d’acide azotique concentré, le bioxyde de mercure qui en renfermerait une notable proportion.

Dans le cas enfin de la présence des matières organiques , l’acide azotique qui ne les dissout pas, les mettrait à nu ; et d’un nuire côté, le mélange calciné dans un appareil disposé de manièreà recevoir les gaz, dans une solution de chlorure decalcium additionnée d’ammoniaque; fournirait, au lieu de gaz oxygène, incapable de troubler le liquide, du gaz acide carbonique, et par suite, du carbonate de chaux.

Recherche de la brique :t du minium.

Recherche des poudres organiques.

Tom. IL

55e LEÇON.

Recherche delà silice.

des oxydes d< fer et dé cuivre

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On rencontre dans le commerce trois sortes de litharge : l’une, habituellement désignée sous le nom de litharge d’Allemagne, de litharge de Hambourg, contient toujours de la silice,’ des oxydes de fer et de cuivre; les deux autres, appelées litharge de France, litharge Anglaise, ne contiennent ni silice, ni oxydes de fer ou de cuivre , ou du moins en contiennent fort peu.

Il importe que le pharmacien constate la pureté de la litharge, alors surtout qui! veut la faire servir à la préparation de l’emplâtre simple, que la silice interposée rendrait grenu, que les oxydes de fer et de cuivre coloreraient; ou bien à celle du sousacétate de plomb liquide (extrait de saturne), que ces mêmes oxydes coloreraient egalement.

Lorsqu’on recherche la silice dans la litharge, on la traite par l’acide azotique bouillant.

File se dissout tout entière quand elle est pure, autrement laisse un résidu de silice reconnaissable à la faculté qu’elle possède, étant calcinée avec de la potasse ou de la soude caustique, de produire un verre soluble dans beau et décomposable par les acides.

Lorsqu’il s’agit de rechercher les oxydes de fer ou de cuivre,

] on dissout le tout dans l’acide azotique, on évapore la liqueur à siccité, afin de chasser l’excès d’acide, sans cependant pousser la dessiccation de manière à décomposer l’azotate de fer, que la faible affinité de son oxyde pour l’acide, rend facilement décomposable; on reprend par l’eau le produit de l’évaporation, on verse dans la liqueur du sulfate de soude dissous, tant qu’elle se trouble, on filtre, et finalement on essaie par les réactifs, la liqueur filtrée.

Le sulfate de soude, par double décomposition, aura précipité tout le plomb à l’état de sulfate d’un blanc mat, tandis que le fer et le cuivre seront restés en dissolution; dès lors, l’ammoniaque versée dans la liqueur, y produira un précipité complexe

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