ESSAIS DE L’AMMONIAQUE LIQUIDE
de peroxyde de fer et de bioxyde de cuivre; puis, redissoudra ce deruieren se colorant en bien.
Le cyanure jaune de potassium y produira un précipité de couleur sale, tirant sur le bleu ou sur le marron, suivant que le fer ou le cuivre dominera.
Une lame de fer bien décapée qu’on y plongera, s’y recouvrira d’une couche de cuivre métallique, surtout après qu’on aura commencé par l’aciduler.
M. Le Doyen a proposé de substituer à cet ancien procédé, celui, plus expéditif, qui consiste à triturer à froid, pendant un quart d’heure, environ 2grde litharge en poudre très fine, avec 32gr d’acide sulfurique étendu de 12 fois son poids d’eau ; à laisser déposer ; à décanter et à soumettre la liqueur à Faction des réactifs.
Ce procédé est inférieur au précédent en ceci : que, lorsque la proportion de fer ou de cuivre contenue dans la litharge est très faible, les oxydes de ces métaux, défendus qu’ils sont du contact de l’acide par la litharge et par le sulfate de plomb qui se forme, ne se dissolvent pas.
Enfin, un troisième mode d’essai très fréquemment employé par le pharmacien, et avec d’autant plus de succès, lorsqu’il s’agit de faire servir la litharge à la préparation de l’emplâtre simple, qu’il fournit un résultat d’une valeur immédiatement applicable à la circonstance, est celui-ci : à l’aide de la chaleur, on forme avec une partie de litharge , deux fois autant d’huile d’olive et d’axonge, plus un peu d’eau, une masse emplastique, et l’on considère l’oxyde comme de bonne qualité, quand il fournit un emplâtre bien homogène, bien lié, d’un blanc légèrement jaunâtre, sans teinte tirant sur le bleu ou sur le rouge.
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L’ammoniaque liquide du commerce peut contenir une proportion trop forte ou trop faible de gaz ammoniac.
Du sulfate, \
Du chlorhydrate , j d’ammoniaque ;
Du carbonate , )
Des matières empyreumatiques;
5 5e LEÇON »
Une proportion trop forte, mais pins ordinairement trop faib le de gaz ammoniac ;
Parce que le fabricant n’aurait pas fait passer au travers de l’eau destinée à le dissoudre, une suffisante quantité de gaz, ou bien encore, n’aurait pas convenablement refroidi l’eau dont celui-ci tend à élever la température, en abandonnant le calorique latent qui le maintenait à l’état de fluide aériforme.
Du chlorhydrate ou du sulfate d’ammoniaque;
Parce que ces sels, échappés à faction décomposante de la chaux se serait volatilisés, ou plutôt, auraient été entraînés dans les récipients, à la faveur des gaz et des vapeurs.
Du carbonate d’ammoniaque ;
Parce que l’ammoniaque aurait repris de l’acide carbonique à l’air, ou plutôt aurait été préparée avec de la chaux imparfaitement décarbonatée.
Des matières empyreumatiques ;
Parce que le sulfate ou le chlorhydrate qu’on aurait fait servir à l’opération , aurait été employé impur, imparfaitement privé des huiles pyrogénées produites pendant la distillation des matières animales.
eierminaiion Pour déterminer avec exactitude laproportion de gaz con-
iie la propor enu dans l’ammoniaque liquide, le mieux serait de déterminer tionLi gi\z < ^ l.
ammoniafciéd a quantité d’acide nécessaire à la saturation d’une quantité donnée de celte ammoniaque.
En effet, les acides et les bases se combinant en proportions constantes, pour former des sels neutres; une même quantité de base exige toujours pour sa saturation , une même quantité d’acide, et vice versa. Par conséquent, la quantité de gaz ammoniac réel tenu en dissolution dans le liquide qui nous occupe, est proportionnelle à la quantité d’acide neutralisé par lui.
Le gaz ammoniac et le gaz chlorhydrique se combinent atome à atome, en poids, dans le rapport
De 107,2874 du premier,
A 227,5648 du second.
L’ammoniaque liquide mise en expérience , renfermerait donc autant de fois un gramme de gaz ammoniac réel , qu’elle exigerait de fois, pour sa saturation, 28t 1315 de gaz chlorhydri-