‹ Cours complet de pharmacie (volume 2)Chapitre 158 sur 228 · ESSAIS DES CHLORURES DIOXYDES · texte numérisé non relu

ESSAIS DES CHLORURES DIOXYDES

grand que le premier, 100 fois plus grand que le second, que la même quantité d’acide arsénique et d’acide chlorhydrique, sera titré à 10° chlorométriques.

D’une manière générale, le degré d’un chlorure est en proportion inverse du nombre de volumes qu’il en faut employer* pour convertir en acide arsénique, l’acide arsénieux d’un volume constant, de solution arsénieuse de composition constante ; par contre, en raison directe du nombre de volumes de liqueur d’épreuve, nécessaire à la conversion en acide chlorhydrique, du chlore d’un volume constant de chlorure liquide contenant un volume égal au sien de chlore gazeux, mesuré à — j— 1 5° de température et sous la pression de 0,76,

La table que M. Gay-Lussac a publiée dans le tome 60 des Annales de Chimie et de Physique , p. 228, ferait immédiatement connaître, sans calcul, le degré chlorométrique d’une solu» tion de chlorure , dont il aurait fallu employer un nombre déterminé de divisions, pour détruire une pleine pipette de solution d’épreuve.

Le Codex, et c’est là pour nous le point important, recommande de n’employer les chlorures liquides de soude ou de chaux, que marquant 200° chlorométiques.

Un volume de ces chlorures devra donc détruire deux volumes de liqueur d’épreuve, préparée suivant les proportions précédemment indiquées ; en d’autres termes, ils devront renfermer deux fois leur volume de chlore.

D’aprèslui aussi, le chlorure de chaux solide devra marquer 90° chlorométriques. 10 gr. de ce chlorure, prélevés sur une masse rendue homogène au moyen d’une trituration convenable, étant broy és dans un mortier en porcelaine ou en verre avec de l’eau distillée, jusqu’à épuisement complet, devront fournir un litre de solution contenant un peu moins de son volume de chlore, détruisant par conséquent un peu moins de son volume de liqueur d’épreuve, 90 pour 100.

Déjà, pag. 209, nous avions indiqué les degrés des chlorures d’oxydes usités en médecine; mais il n’était pas inutile de les rappeler ici.

56e LEÇON.

JEsstfis «Mm €?arbonf9te de tnagn este.

Souvent le carbonate de magnésie du commerce contient du carbonate de chaux, soit qu’on l’y ait mélangea dessein, soit plutôt qu’on ait fait servir à la préparation des sels solubles de magnésie, destinés plus tard à être précipités par les carbonates alcalins, des terres magnésiennes contenant de la chaux; soit encore, qu’on ait décomposé par ces carbonates, les eaux mères des salpêtreries et des salines, chargées tout à la fois de sels de magnésie et de sels de chaux.

En dissolvant le mélange dans l’acide chlorhydrique, évaporant la solution à siccilé, chauffant le produit jusqu’à ce qu’il cesse de dégager des vapeurs acides, ajoutant à la masse par petites portions du chlorate de potasse, calcinant au rouge, et finalement, traitant par l’eau, la magnésie se trouverait mise en liberté.Le chlorure de magnésium, sous l’influence de l’air etmieux encore du chlorate de potasse , se convertirait en chlore qui se dégagerait etenoxydequi resteraitpour résidu; au contraire le chlorure de calcium indécomposé se retrouverait dans la solution, et manifesterait la présence de la chaux au moyen des réactifs. (Dœbereiner.)

En dissolvant le carbonate dans un acide, évaporant la liqueur à siccité afin de chasser l’excès d’acide, reprenant le résidu par l’eau distillée, et dans la nouvelle liqueur refroidie, versant une dissolution de carbonate saturé de potasse ou de soude, on la verrait se troubler, laisser déposer, à l’état de car bonate, toute la chaux qu’elle contenait, tandis que la magnésie resterait en solution. Nous savons qu’à chaud, la magnésie ellemême serait précipitée à l’état de carbonate basique, parce que l’acide carbonique, qui d’abord l’avait retenue en dissolution, se dégagerait.

En versant dans la solution chlorhydrique ou azotique du carbonate à essayer; d’abord de l’ammoniaque, afin de saturer l’excès d’acide et par là de prévenir plus tard la solution d’une partie du précipité, puis de l’oxalate d’ammoniaque, l’oxalate de magnésie formé resterait en solution pour peu que l’on eût

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