DE L’ACIDE BORIQUE
OXACIDES MÉTALLOÏDIQUES ( suite ).
Acide fch,oric>ue ’
jchlorique oxygéné,
— bromique ,
Ch2, 05 Ch 2, 07
| iodique,
" \ hyperiodique ,
Br2, 05
— azoteux ou nitreux, Az2,03
— hypoazotique ou hyponi-
trique, Az2,CM
— azotique ou nitrique , Az2,05
OXACIDES MÉTALLIQUES.
__ (manganique, Mn,03
(hypermanganique , Mn,07
(arsénieux, As2, 03
(arsénique, As2, 05
Acide molybdique,
— chromique,
— vanadique,
— tungstique,
- columbique,
Mo, 03 Cr, 03 V,03 W,03 Ci, 03
Sb,02
Sb2,05
__ | antimonieux,
' ( antimonique,
ACIDES MÉTALLOÏDIQUES.
Acide fluorhydrique, F, H
— chlorhydrique , Ch, H
— bromhydrique, Br, H
— iodhydrique, I,H
— sulfhydrique, S, H2
— sélénhydrique, Se, H2
— fluoborique, F3, B
— chloroborique , Ch3, B
— fluosilicique , F6, Si
— chlorosilicique, Ch6,Si
Nous n’aurons, bien entendu, à nous occuper que de ceux qu’emploie le pharmacien.
Me i’acieSe ,
(Acide boracique, sel sédatif de Homberg.)
lia 03 — | Bore, 135, 9S I , pAtot anhvdre ** u ~ \ Oxygène, 300,00 j d ! etal anüydie’
3 H2 O = Eau , 337,44 à l’état de cristaux ,
Sa
composition.
L’acide borique est solide, blanc, inodore, peu sapide , peu ses propriétés, acide aux réactifs colorés; il ne fait guère que colorer en rouge vineux la teinture de tournesol ; fusible au degré de la chaleur rouge en un verre transparent ; fixe , et cependant susceptible d’être assez facilement entraîné par les gaz et par Ses vapeurs; soluble dans environ 26 fois son poids d’eau à -j- 150°, et dans moins de 3 fois son poids d’eau bouillante ; assez soluble dans l’alcool, pour lui communiquer la faculté de brûler avec une flamme verte.
Sa dissolution aqueuse saturée à chaud, laisse précipiter par le refroidissement, des cristaux lamellaires ou prismatiques, retenant 3 atomes d’eau, ou 44 sur ÎOO.
On pourrait se procurer cet acide en purifiant, au moyen de sa préparation, dissolutions et de cristallisations multipliées, celui que l’on extrait de certains lacs de la Toscane ; cependant on préfère le Tom. H. (\
50 34 e LEÇON.
retirer du Borate de soude, par l’intermédiaire d’un acide capable de le déplacer.
On dissout 1000 p. de borax cristallisé, dans 5000 p. d’eau bouillante j on filtre au papier au-dessus de terrines en grès, puis, sans laisser refroidir, on instille dans la dissolution, que l’on agite avec un tube en verre, et de manière à prévenir la projection du liquide que le calorique, dégagé au moment du contact, tend à réduire en vapeurs, environ 320 gr. d’acide sulfurique à 66°; l’on abandonne au repos durant 24 heures.
L’acide borique mis à nu, beaucoup moins soluble dans beau froide que le sulfate acide de soude formé , se dépose en cristaux lamellaires, que l’on sépare par décantation des eaux mères, que l’on jette sur une toile, que I on y lave à 2 ou 3 reprises à Beau froide, et que l’on sèche à l’étuve.
Les eaux mères aussi bien que les eaux de lavage, évaporées à 14° Baumé, fournissent une nouvelle quantité d’acide, mais légèrement coloré, ce qui oblige à le faire redissoudre et cristalliser.
La séparation complète de l’acide borique et du sulfate de soude, basée sur la plus grande solubilité de celui-ci dans beau froide, présente d’assez grandes difficultés, en raison de ce que la présence d’un excès d’acide sulfurique, indispensable à l’entière décomposition du borax, augmente la solubilité de l’acide borique.
Pour obvier à cet inconvénient, M. Girardin a proposé de substituer à l’acide sulfurique, son équivalent d’acide chlorhydrique, c’est-à-dire une quantité de ce dernier acide telle, qu’elle représente les 320 gr. d’acide sulfurique, qu’elle puisse saturer une égale quantité de soude (237 gr. d’acide réel). Le chlorure de sodium , qui remplace alors le sulfate de soude , étant à très peu prèsaussi soluble à froid qu’à chaud, les liqueurs refroidies deviennent susceptibles de le retenir tout entier, sans cesser d’abandonner la presque totalité de l’acide borique.
Quelque multipliés qu’aient été les lavages, l’acide que fournit le borax du commerce n’est pas chimiquement pur - il retient des traces de matières grasses naturelles au sel , et de l’acide sulfurique qui semble s’y trouver en quelque sorte en combinaison.
de l’acide carbonique. 51
La fusion ignée le débarrasserait des unes et de Pautre, mais cette purification n’est pas nécessaire en pharmacie.
C’est à la présence de la matière grasse qu’il doit de cristalliser en larges écailles nacrées ; car il cristallise en prismes quand il est pur. De là vient que l’acide borique fourni par le borax naturel, ou borax de l’Inde, plus chargé de matière grasse que ne Pest le borax artificiel, obtenu en neutralisant par le carbonate de soude Pacide borique naturel, est plus feuilleté que celui fourni par ce dernier borax.
On communiquerait à Pacide extrait de celui-ci, la forme écailleuse prononcée de son analogue, en clarifiant au blanc d’œuf la dissolution saline, avant de la décomposer par Pacide sulfurique ou chlorhydrique , parce que la très minime quantité d’albumine restée dans les liqueurs, produirait le même effet que la matière grasse ; mais cette espèce de tour de main ne peut évidemment que diminuer la pureté du médicament.
De 100 p. de borax prismatique on retire environ 50 p. d’acide borique cristallisé. Le borax octaédrique, que nous verrons contenir moins d’eau de cristallisation, en fournirait davantage.
XBe Vaeit&e Carbonisgue*
Carbone j 38,218 Oxygène, 100
Sa
composition.
L’acide carbonique est gazeux à la température ef sous la Ses propriété*, pression atmosphérique ordinaires, liquéfiable par une augmem tation considérable de pression, solidifiable, une fois liquide, par l’abaissement de température que produit sa propre vaporisation partielle j sans couleur, sans odeur, sans saveur, peu soluble dans Peau, absorbable par les alcalis caustiques. ïl forme avec Peau de chaux ajoutée en excès, un précipité blanc de carbonate de chaux, que les acides dissolvent avec effervescence ; ne rougit que faiblement la teinture de tournesol ; éteint les corps enflammés qu’on y plonge^ asphyxie les animaux.
On l’obtient en décomposant le carbonate de chaux par Pacide sa préparation, sulfurique, ou par Pacide chlorhydrique.
lu
52 34e leçon.
Lorsque celui-ci est exempt d’acide sulfureux, lequel pourrait se dégager avec le gaz carbonique, parce que la présence d’un grand excès d’acide chlorhydrique l’empêcherait d’être absorbé par la chaux; peu importe celui des deux que l’on emploie : leurs valeurs commerciales comparées déterminent à peu près seules le choix. Seulement, il faut faire usage de carbonate de chaux sans compacité (de craie), quand on a recours à l’acide sulfurique, le délayer dans l’eau, de plus, étendre l’acide de 10 à 12 fois son poids d’eau.
Contrairement, faire usage de carbonate de chaux compacte (de marbre blanc); ne le diviser que grossièrement, n’étendre l’acide que d’environ son poids d’eau, quand on se sert d’acide chlorhydrique.
Les marbres colorés fourniraient du gaz impur, mêlé d’acide sulfhydrique, si le sulfure de fer les colorait.
Avec le marbre et l’acide sulfurique, l’action ne tarderait pas à s’arrêter, ou ne marcherait qu’avec une extrême lenteur, attendu qu’il se formerait à la surface de chaque fragment, une couche de sulfate de chaux insoluble, qui défendrait de l’action de l’acide le carbonate indécomposé.
Avec la craie et l’acide chlorhydrique , la réaction serait trop vive. Elle s’arrêterait, ou plutôt se terminerait presque aussitôt l’affusion de l’acide terminée, pour renaître tumultueusement à chaque nouvelle affusion, attendu que le chlorure de calcium soluble n’y mettrait aucun obstacle.
Chaque atome de carbonate de chaux neutralisera un atome d’acide sulfurique, 2 atomes d’acide chlorhydrique, et laissera dégager 2 atomes d’acide carbonique.
Ca,0,2(C,0) + S O3 = CaO,SG3 + 2(C,0)
Carbonate de chaux. Acide sulfurique. Sulfate de chaux. Acide carbonique.
ou
CaO,2(CO) -f 2(Ch,H) = Ca,Ch2 + H20 + 2(C,0)
Carbonate Acide Chlorure Eau. Acide
de chaux. chlorhydrique, de calcium. carbonique.
Dans un cas, il y aura donc simplement substitution de l’acide sulfurique à l’acide carbonique et mise en liberté de celui-ci ;