DE L’HYDRATE DE PROTOXYDE DE POTASSIUM
qu’en opérant autrement, îe dépôt est en flocons volumineux et se tasse difficilement. (Berzélius.)
3° Que, dans l’essai par l’eau de chaux , on commence par étendre la solution , parce qu’une dissolution de potasse très concentrée pourrait, en déterminant la précipitation de la chaux ' elle-même , induire en erreur.
Bans ce cas, toutefois, la solubilité du précipité dans l’eau, montrerait qu’il ne provenait pas de la formation d’un carbonate calcaire.
4° Que l’on évite, autant que faire se peut, l’emploi des tissus en chanvre pour passer les liqueurs alcalines, qu’ils colorent. Les tissus en coton n’offrent pas cet inconvénient. (Bar»
ruel.)
5° Que les liqueurs filtrées ou décantées, soient enfermées dans des vases clos jusqu’au moment de leur évaporation , et que celle-ci ne languisse pas , afin que l’acide carbonique de l’air soit absorbé en moindre quantité.
La potasse à la chaux , outre les sels étrangers qui préexistaient dans le carbonate mis en expérience, renferme le carbonate de potasse qui s’est produit pendant l’opération, et quelque peu de chaux. Aussi les azotates de baryte et d’argent , l’oxalate d’ammoniaque, y indiquent-ils la présence des acides chlorhydrique et sulfurique, celle aussi de la chaux. En outre, elle fait effervescence avec les acides.
L’inconvénient qu’elle présente, en coulant sur la peau, de produire des escarres souvent trop étendues, a fait proposer de la mélanger avec son poids de chaux vive.
On la broie rapidement dans un mortier en fer échauffé , et *de Vienne!6 quand elle est en consistance de pâte , l’on y incorpore très exactement la chaux en poudre. Ce mélange est connu sous îe nom de poudre de Vienne.
La potasse à l’alcool n’est, à vrai dire, que la potasse à la D|i®afCoois.se chaux, privée au moyen de l’alcool qui ne les dissout pas, des sels étrangers et de la chaux que celle-ci avait retenus.
On prend la potasse à la chaux, on la fond dans une bassine en argent, on l’y laisse refroidir en la triturant avec un pilon en porcelaine ou en verre, à l’exclusion de ceux en bois qui la
coloreraient; or, introduit la matière divisée e‘
rulente dans un flacon, avec son poids en™ n ^ ^ J le
Ton prolonge le contact pendant 36 a 48 ’
soin d’agiter fréquemment.
\u bout de ce temps , on décante le liquide surnageant , on ,e met à part , 1 on aclève d’épuiser le dépôt de toutes ses partie solubles en le traitant, à 3 ou 4 reprises, par de petites quant. t
‘"trlsolution incolore d’hydrate de potasse est versée dans une cornue en verre que l’on en remplit a moitié et dufcUee au bain-marie, afin d’en retirer la presque totalité de 1 alcool , que son odeur désagréable oblige à réserver pour des operation
de même genre. .
Lorsque la très minime quantité de Hquide qui d.suie
nue la maieure partie de l’alcool s est vaporisée, ou
dans une bassine en argent le résidu plus ou m01“s “ PaUéraparfois surnagé par une matière huileuse provenant de 1 ait
üon profonde de l’alcool par l’hydrate, ou plutôt de cel
matières étrangères, que renferme toujours 1 alcool un corn
“Tu moyen d’une cuiller de même métal, on enlève la matière huileuse, plus tard susceptible de colorer le proumt, et 1 on tierenuucub , i c„ivin cette fois encore, d une
procède à une évaporation rapid ,
fusion tranquille.
Un atome de carbonate de potasse sec, pesant 866,3a, représente un atome d’hydrate pesant 702, 40.
La potasse à l’alcool , dans laquelle les reactifs n indiquen plus la présence des sulfates , des chlorures, de la chaux du moins en quantités notables, doit à leur absence d être infiniment plus caustique que la potasse a la chaux, et par conse quent ne saurait impunément lui être substituée.
Elle retient un peu de carbonate, dont il est a peu près impossible de prévenir la formation durant l’évaporation.