ET EN PARTICULIER
De l’hydrate de protoxyde de potassium, — de sodium. —Du protoxyde de calcium —De l’oxyde de magnésium. — Du bioxyde de manganèse. — Des oxydes de fer. '
De l’oxyde de zinc. — Du protoxyde d’étain. — De l’oxyde d’antimoine. — Des oxydes de plomb. — Du bioxyde de mercure. — De l’hydrate de tritoxyde d’or. — Du pourpre de Cassius.— Et de l’ammoniaque.
Tandis qu’un petit nombre seulemenf de métaux donne naissance à des acides, il n’en est au contraire aucun qui ne forme un ou plusieurs oxydes. La preuve en est, que l’on ne connaît que 39 métaux , bien que Ton connaisse déjà plus de 60 oxydes.
Parmi les métaux dont on emploie en pharmacie les oxydes, les hydrates d’oxydes ou les sels ,
Le potassium , forme un protoxyde. . . . K, O
un tritoxyde. . . . K, O3
Le sodium, — un protoxyde. . . . Na, O
un sesquioxyde. . . Na2, 05
Le calcium, — un protoxyde. . . . Ca.O
un bioxyde Ca,02
Le barium, — un protoxyde. . . . Ba,0
un bioxyde Ba,02
DES OXYDES METALLIQUES.
Le magnésium , forme un oxyde
L’aluminium, — un oxyde. . , . . .
Le manganèse, — un protoxyde. . . .
un sesquioxyde. . .
un bioxyde
Le zinc , — un oxyde
Le fer, — un protoxyde. . . .
un sesquioxyde. . .
L’étain, — un protoxyde. . . .
un bioxyde
L’arsenic, — un oxyde. . . , . .
L’antimoine, — un oxyde
Le bismuth , Le cuivre ,
Le plomb,
Le mercure , L’argent , L’or,
un protoxyde. . . .
un sesquioxyde. . .
un protoxyde. . . .
un bioxyde
un quadroxyde. . .
un protoxyde. . . .
un bioxyde. . . . .
un protoxyde. . . .
un bioxyde
un protoxyde. . . .
un peroxyde
un protoxyde. . . .
un tritoxyde
Mg,0
Ah, O*
Mn,0
Mn2,03
Mn,02
Zn,0
Fe,0
Fea,03
Sn,0
Sn.O2
{Indépendamment des acides manganiques et hypermanganiques.
! Indépendamment des composés plus oxygénés, récemment découverts par JVI. Fremy, et d’un oxyde intermédiaire.
(Acides stanneux et stannique de quelques chimistes.
SDe composition inconnue, abstraction faite des acides arsénieux et arsénique.
{Indépendamment des acides antimonieux et antimonique.
Bi,0
Bi2,Q5
Cu9,0
Cu,0
Cu,02
Pb,0
Pb,02
(Indépendamment de l’oxyde intermédiaire ou minium.
Hg2,0
Hg,0
Ag,0
j Non analysé.
Au2, 0 ( Acides aureux et auri-
Au2,03 (que.
Ces composés sont essentiellement caractérisés par l’existence simultanée d’un métal et de l’oxygène, et par la propriété qu’ils possèdent presque tous, de pouvoir jouer le rôle de base süifîablc, c’est-à-dire de pouvoir former avec les acides, des composés dans lesquels les propriétés basiques et acides des composants, disparaissent plus ou moins complètement.
Plusieurs, et ce sont précisément les plus basiques, verdissent le sirop de violettes, et ramènent au bleu le papier de tournesol, rougi par les acides.
Tous se combinent avec l’eau et donnent naissance à des hydrates, dans lesquels l’eau et l’oxyde lui-même contiennent une égale quantité d’oxygène.
Tous peuvent être ramenés à l’état métallique.
Leurs
caractères
génériques.
Sa
composition.
Ses propriétés .
80 36® LEÇON o
Certains, par l’effet seul de la chaleur (oxydes de mercure > d’or);
Un plus grand nombre par la calcination avec du charbon en poudre (oxydes de zinc, de fer, d’antimoine , etc.)
Quelques-uns. par des procédés plus compliqués , qu’il ne nous appartient pas de décrire (potasse, alumine).
Suivant notre habitude, nous n’étudierons en particulier, que ceux que le pharmacien emploie à l’état de liberté, et de même que pour les acides, c’est en relatant leurs propriétés que seront exposés leurs caractères spécifiques.
M0e V M'fgiïrtite (Me wrotoæyde de potassium
ou Molasse,
(Alcali végétal.)
Les anciens appelaient alcali végétal la potasse, parce qu’elle est surtout abondante dans les végétaux. Pour des motifs de même nature, ils appelaient :
Alcali minéral, la soude; alcali animal , l’ammoniaque.
( Potassium 489,916 (K.04-H20) = 1 Oxygène 100,000 ( Eau 112,480
Ni le peroxyde de potassium, ni même son protoxyde anhydre ne s’emploient en médecine, mais on y fait un très fréquent usage de l’hydrate de ce dernier. On l’y emploie très sensiblement pur, sous les noms de potasse pure, ou de potasse à l’alcool ; mélangé d’une notable proportion de matières étrangères, sous ceux de pierre à cautère, de potasse caustique, de potasse à la chaux.
Les propriétés suivantes le feront aisément reconnaître.
Il est solide, incolore ou légèrement grisâtre, sans odeur, d’une saveur excessivement caustique , très soluble dans l’eau et dans l’alcool, susceptible de ramener au bleu le papier rouge de tournesol , de verdir le sirop de violettes, d’attirer à la fois l’acide carbonique et l’humidité de l’air, pour se convertir en un carbonate presque aussi déliquescent que lui-même, d’aban-
DE L’flYDRATE DE PROTOXYDE DE POTASSIUM.
donner son eau d’hydratation, quand on le calcine avec de l’acide borique j de former, avec l’acide sulfurique, un sel amer , cristallisable en prismes à 4 pans très courts, inaltérables à l’air ; avec l’acide acétique, un acétate à peu près i ncristallisable et soluble dans l’alcool.
Sa dissolution aqueuse, neutralisée par les acides’sulfurique, azotique , chlorhydrique , n’est précipitée par aucun des réactifs suivants :
Noix de galle ,
Cyanoferrure de potassium , Sulfure de potassium,
Potasse ,
Soude ,
Ammoniaque ,
Caustiques et carbonatées.
pour peu qu’elle soit concentrée, elle donne:
Avec le chlorure de platine, un précipité jaune de chlorure double de potassium et de platine;
— le sulfate d’alumine , un précipité blanc grenu de sulfate d'alumine et
de potasse (alun) ;
— l’acide perchlorique , un précipité blanc d’hyperchlorate ;
— ■ — tartrique, un précipité blanc cristallin de bitartrate.
Pour obtenir la potasse à la chaux, on fait dissoudre 4 kil. de belle potasse perlasse, ou mieux encore de sel de tartre, dans 30 litres d’eau commune $ on porte la liqueur à l’ébullition , et dès que celle-ci se manifeste nettement , l’on y fait tomber peu à peu, de manière à ne pas interrompre le bouillon, 2 kil. de chaux vive réduite en bouillie claire.
Potasse à la chaux.
Sa préparation.
On continue de chauffer, en ayant le soin d’agiter constamment, et de remplacer au fur et à mesure l’eau qui s’évapore ; jusqu’à ce que tout l’acide carbonique primitivement combiné avec la potasse, se soit porté sur la chaux. L’on reconnaît que le transport a eu lieu, à ce qu’une portion de la liqueur, étendue de son poids d’eau, puis refroidie et filtrée, n’est pas troublée
par l’eau de chaux.
Alors on retire le feu de dessous la bassine, on couvre celleci, on laisse reposer, on tire à clair à l’aide d’un siphon , on verse le dépôt dans un entonnoir ou dans une forme à sucre renversée, sur une espèce de tampon en coton destiné à faire fonction de filtre $ on l’y laisse égoutter, on l’y épuise, par lixiviation, de tout l’alcali qu’il avait retenu, et quand enfin les solu- Tom. il. 6
tions contenant la totalité de la potasse à l’état caustique , ou , pour parler plus exactement , décarbonatée, sont parfaitement limpides , parfaitement libres de carbonate de chaux et de chaux interposés , on les évapore dans une bassine en argent, en commençant par les moins chargées, jusqu’à ce que le produit de ces évaporations ait éprouvé la fusion tranquille, auquel cas sa surface, malgré l’intensité du feu, ne laisse apercevoir aucune apparence d’ébullition.
En cet état, ou bien on le laisse refroidir dans la bassine, puis, exposant le fond de celle-ci au-dessus de la flamme, de manière à liquéfier la couche de potasse la plus inférieure, et plongeant la bassine dans une terrine contenant de l’eau froide , on détache la matière en un seul pain, qu’on divise après coup.
Ou bien on le coule en plaques minces, sur des plateaux en argent ou en cuivre étamé.
Ou bien encore, on le coule dans des lingotières semblables à celles qui servent à mouler la pierre infernale , afin de l’obtenir en cylindres, dont l’usage est très commode pour toucher les chairs baveuses.
Ou bien enfin, à l’aide d’une cuiller à bec, on le coule en pastilles, en le faisant tomber goutte par goutte, à la surface d’un marbre légèrement huilé.
Cette dernière forme est spécialement propre à l’établissement des cautères.
Dans tous les cas, on l’enferme dans des flacons en verre parfaitement secs , et susceptibles d’ètre hermétiquement bouchés.
Pour avoir un plein succès , l’opération exige:
1° Que le carbonate de potasse reste constamment dissous dans une suffisante proportion d’eau • car l’expérience prouve, que si la chaux caustique décarbonate les solutions étendues du carbonate alcalin, par contre, la potasse caustique, en dissolution concentrée, enlève l’acide carbonique au carbonate de chaux. (Descroizilles.)
2° Que le lait de chaux soit versé peu à peu dans la dissolution bouillante de carbonate alcalin, attendu qu’en opérant ainsi, l’on obtient un carbonate de chaux grenu, peu volumineux, abandonnant aisément le liquide qui i’imprègne, tandis