DU PROTOXYDE DE CALCIUM
les acides, et forme avec l’acide sulfurique, un sulfate à peine soluble dans l’eau; avec les acides chlorhydrique et azotique, un chlorure ou un azotate extrêmement solubles, lesquels sont précipités :
En blanc, par la potasse et par la sonde caustiques (hydra e de chaux),
— — les carbonates solubles et par les bicarbonates (carbonate de
chaux ,
— — les sulfates solubles en dissolutions concentrées (sulfate de chaux),
— — l’acide oxalique et par l’oxalate d’ammoniaque, même en disso-
lutions très étendues (oxaiate de chaux) ,
— — - les dissolutions de savon (margarate et oléate de chaux);
Et ne le sont au contraire pas :
par l’ammoniaque,
— l’acide suifhydrique ,
— les sulfures alcalins.
D’ordinaire, le pharmacien emploie la chaux que l’on pré- sa préparation, pare très en grand pour les besoins des arts, en calcinant les carbonates calcaires, et se borne à choisir la chaux dite grasse, de préférence à la chaux dite maigre, et à rejeter la chaux hydraulique. Celle-là, préparée avec des calcaires magnésiens, renferme de la magnésie, celle-ci contient une plus ou moins forte proportion d’alumine.
Parfois, cependant, il la prépare en plaçant du marbre blanc concassé dans un creuset couvert, sur une tourte en terre, au milieu d’un fourneau à réverbère, surmonté d’un long tuyau en tôle destiné à augmenter le tirage; chauffant pendant 1 à 2 heures, et laissant refroidir sans découvrir le creuset.
Chaque atome de carbonate abandonne 2 atomes d’acide carbonique, et fournit 1 atome de chaux vive; à très peu près 56 pour 100.
Comme il est d’observation, que la décomposition du carbonate est plus facile en se servant de bois vert qu’en se servant de bois sec, parce que l’eau que fournit le bois vert tend tout à la fois à disgréger la masse et à se substituer à l’acide carbonique pour former un hydrate, on se trouvera bien d’humecter de temps à autre les fragments de marbre.
La calcination est complète lorsque la matière délayée dans l’eau, après son entier refroidissement, ne fait aucune effervescence avec les acides.
88 36e LEÇON.
La chaux s’emploie en pharmacie,
De la
chaux vive.
De la
chaux éteinte.
A l’état de chaux vive ,
— — éteinte ou d’hydrate de chaux ,
— de lait de chaux ,
— d’eau de chaux.
La chaux vive n’est autre que le produit de la décomposition par la chaleur du carbonate de chaux.
Au besoin, on la réduit en poudre en la pilant promptement dans un mortier en fonte couvert, et passant au tamis.
La chaux éteinte est la chaux hydratée en poudre. On se la procure en plaçant dans une terrine en grès, des fragments de chaux vive, les arrosant avec de l’eau que l’on répartit le plus également possible à leur surface, en attendant d’ailleurs, pour en ajouter une nouvelle portion, que la précédente soit entièrement absorbée.
La combinaison de l’eau avec la chaux, par suite sa solidification, produisent une élévation de température telle , qu’une partie de l’eau réduite en vapeurs, s’échappe en écartant les particules calcaires, d’où la division de la masse. L’on couvre la terrine, afin que la chaleur s’y maintienne davantage, et lorsque la matière est refroidie, on la passe au travers d’un tamis en crin.
Si l’emploi d’une trop minime proportion d’eau avait laissé la divison incomplète, de telle sorte qu’au lieu d’hydrate, on dût obtenir un mélange d’hydrate et de chaux vive, on ajouterait de nouvelle eau sur les fragments restés intacts.
100 p. de bonne chaux, doivent fournir environ 131 p. de chaux éteinte, ce qui conduit à verser un peu plus de 31 p. d’eau sur 100 p. de chaux vive. Le véritable hydrate de chaux, s’obtient en versant sur la chaux vive assez de chaux pour la convertir en bouillie, puis, chauffant cette bouillie dans un creuset de platine ou d’argent, à la chaleur de la lampe à espritde-vin. (Berzélius.)
La chaux maigre, qui s’échauffe moins, se délite moins bien que la grasse- la chaux hydraulique qui absorbe l’eau pour ainsi dire sans s’échauffer, sans augmenter de volume , même abstrac-