DU BIOXYDE DE MERCURE
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de transformer en sels de peroxide, au moyen du chlore, fourniraient :
Avec la potasse, la soude ) DréciDité noir et l’ammoniaque, j précipité noir
— les carbonates alca-
lins ,
— l’acide sulfhydrique
et les sulfures alcalins ,
— le chromate de po- i
tasse , j
— Fiodure de potas- 1
sium , t
— le cyanure jaune de 1
potassium , J
— l’acide clilorhydri- j
que et les chlorures alcalins,
rouge, jaune , blanc ,
blanc,
— les sulfates solubles ,
blanc,
( protoxyde, ou plutôt mé~ 1 lange de bioxyde et de mercure métallique.
carbonate de protoxyde.
protosulfure de mercure»
chromate de protoxyde, protoiodure.
j protocyanure de mercure j ferrugineux.
protochlorure de mercure.
sulfate de protoxyde, que l’eau bouillante ne jau- ( nit pas.
Une lame de cuivre s’y recouvre d’une couche de mercure métallique, que le frottement rend plus distincte.
Deux procédés sont employés pour obtenir le bioxyde de mer- §a préparation cure.
Le premier, réservé pour la préparation du bioxyde destiné aux recherches expérimentales, consiste à chauffer le mercure pendant 12 à 15 jours, à une température voisine de son ébullition, dans un matras à fond plat, dont le col ouvert se termine par une pointe effilée. L’absorption de l’oxygène de Pair donne naissance a du bioxyde en petites lamelles isolées, brillantes, d’un rouge brun, et chimiquement pur. G’est le précipité per se des anciens.
Le second, beaucoup plus expéditif, consiste à décomposer l’azotate de mercure par la chaleur.
L’acide azotique se convertit en acide hypoazotique et en oxygène qui se dégagent.
Le bioxy de de mercure qui préexistait dans le sel, si Fou met en expérience de l’azotate de bioxyde, qui s’est produit aux dépens de l’oxygène de l’acide, si l’on agit sur de l’azotate de protoxyde, reste pour résidu; pourvu que la température n’ait pas été assez élevée pour le décomposer lui-même.
De l’eau phagédénique
*"*■'8 37e LEÇON.
Ôn introduit dans un matras en verre à fond plat, parties égales de mercure et d’acide azotique à 35°; quand la réaction, que l’on a commencé par laisser se produire à la température ordinaire, a cessé, auquel cas il ne se dégage plus de vapeurs rutilantes, on chauffe au bain de sable. Le mercure achève de se dissoudre, et bientôt l’excès d’acide se vaporisant, il reste au fond du vase de l’azotate de protoxyde ou de bioxyde, ou bien encore un mélange des deux; la matière est d’autant plus compacte que l’évaporation plus lentement conduite, a produit moins de boursouflure.
L’on continue de chauffer, en se réglant sur l’intensité du dégagement des vapeurs rutilantes; de temps à autre, on tâte la masse au moyen d’une baguette en verre, et quand celle-ci, qui d’abord ne s’y enfonçait qu’avec effort, ne rapportait que des points blancs et ternes d’azotates de mercure, ou jaunâtres et ternes encore de sous-azotate, la pénètre aisément, rapporte des particules brillantes et micacées d’un beau rouge, on en conclut que l’opération avance, et que l’azotate est presque entièrement décomposé.
Alors on donne un léger coup de feu, de telle sorte que des traces de mercure revivifié, viennent se condenser à l’extrémité supérieure du matras, et qu’une allumette en ignition qu’on y engages’yrallume, double signe auquel on reconnaît que l’oxyde, à son tour, commence à se décomposer; on enlève le bain de sable de dessus le feu, on laisse le matras refroidir lentement.» on le brise et l’on en retire l’oxyde.
Il est d’un rouge vif, en masse compacte, présentant çà et là, surtout vers les parties qui touchaient les parois du matras, de nombreuses paillettes. Sa surface est fréquemment recouverte d’une couche d’un jaune orangé, due à la présence d’une petite quantité de sous-azotate, dont te peu de conductibilité de la matière pour la chaleur, a prévenu la décomposition complète.
100 de mercure doivent fournir 108 de bioxyde.
L’eau phagédénique, que le Codex prescrit de préparer en a ajoutant 32 g r. d’eau de chaux à la solution aqueuse de 0gr,l de bichlorure de mercure, renferme en suspension de l’hydrate
DE LHYDRATE DE TRITOXYDE d’or. 119
de bioxyde, et en dissolution, du chlorure de calcium et de la chaux en excès.
Elle contiendrait en suspension du bichlorure et du bioxyde combinés, en dissolution du bichlorure de mercure et du chlorure de calcium, si l’on n’employait que la meme quantité d’eau de chaux, pour 08r,2 de bichlorure de mercure, ainsi que le veulent certaines formules.
Une portion du bichlorure de mercure resterait alors indécomposce.
SBe t’Æïfjtfrate fie tritoæyfle lï'or.
I Or , 2486
(Au2, 03 -j- 3H2,0 = Oxygène, 300 §a
(Eau, 337,44 composition.
Cet oxyde, brun à l’état sec, d’un jaune rougeâtre à l’état d’hy- geg propP|éW8 drate, remarquable ainsi que son analogue le protoxyde, en ce qu’ils ne peuvent saturer les acides, tandis qu’ils se combinent si bien avec les alcalis, que beaucoup de chimistes les considèrent comme de véritables acides, se distingue :
Du protoxyde, par sa plus forte proportion d’oxygène, et parce qu’il n’est pas comme lui transformé par la lumière, en tritoxyde et en métal 3
Des oxydes des autres métaux, par la propriété qu’il possède, de se convertir à une haute température en oxygène et en or métallique’ de former, avec l’acide chlorhydrique, une dissolution d’un beau jaune, très styptique, colorant la peau en pourpre.
Le sulfate de protoxyde de fer et l’azotate de protoxyde de mercure ,
Un mélange de proto et de bichlorure d’étain,
i y produisent un dépôt brunâtre d’or métallique, que le frottement rend I jaune et brillant.
!y produit un dépôt pourpre, que nous étudierons plus loin sous le nom de précipité pourpre de Cassius.
Le Codex le prépare par le procédé suivant : il dissout dans sa préparation, environ 400 fois son poids d’eau distillée, du perchlorure d’or aussi peu acide que possible, y délaie 40 parties de magnésie calcinée pour 10 de chlorure, fait bouillir quelques minutes; jette le tout sur un filtre; y lave le dépôt formé d’oxyde d’or et de magnésie, d’abord avec de l’eau distillée jusqu’à ce que les liqueurs cessent de précipiter l’azotate d’argent, de manière à
entraîner tout le chlorure de magnésium; ensuite avec de l’acide azotique pur, étendu de 20 parties d’eau, jusqu’à ce que les nouvelles liqueurs ne précipitent pîuspar le carbonate, ou parle phosphate de soude, de manière à dissoudre toute la magnésie; en dernier lieu avec de l’eau distillée , qui entraîne l’excès d’acide dont il s’était imprégné.
Le produit séché à l’ombre et à l’air libre, constitue l’hydrate de tritoxide d’or.
Il importe d employer au lavage, de l’acide azotique exempt d’acide chlorhydrique ; carde la mutuelle décomposition de ces deux acides pourrait résulter du chlore, susceptible de dissoudre une partie du précipité; et de l’employer étendu, car à l’état de concentration, il pourrait déshydrater l’hydrate.
B un autre côté, comme les eaux de lavage entraînent toutes quelque peu d’or, celles-là, par ce qu’il tend à se produire entre le chlorure de magnésium et l’aurate de magnésie une combinaison soluble, celles-ci, parce que l’oxyde d’or, si peu basique qu’il soit, est cependant légèrement soluble dans l’acide azotique, il faut recueillir toutes les liqueurs, les réunir, les évaporer à siccité, calciner le produit de l’évaporation et le reprendre par l’eau aiguisée d’acide azotique pur. L’or entraîné se retrouve tout entier au fond du vase, sous forme de poudre.
1VÎ. le docteur Chrestien, auquel on est en grande partie redevable des applications médicales des composés d’or, précipitait son chlorure , peu acide et dissous, par un léger excès de bicarbonate de potasse; recueillait sur un filtre le précipité d’oxyde, le lavait et le séchait à l’abri de la chaleur et de la lumière.
Ce procédé est moins avantageux que le précédent, en ce qu’une notable portion de î’ox de reste dissoute à la faveur de 1 alcali. Si 1 on croyait devoir l’adopter, on évaporerait les liqueurs, on calcinerait le produit, et l’on traiterait par l’eau acidulée comme précédemment, afin de ne pas perdre d’or.
En remplaçant le bicarbonate alcalin par le carbonate neutre, à plus forte raison par la potasse caustique, on obtiendrait un oxychlorure au cas où la proportion de réactif ajoutée neserait
pas assez considérable, on dissoudrait l’oxyde, au cas où elle le serait trop ^