J>U KERMÈS
L’oxygène de l’air convertit partiellement le soufre en acide sulfureux qui se dégage, oxyde partiellement aussi le métal, et une portion de l’oxyde d’antimoine produit, s’unit intimement avec le sulfure indécomposé, pour former l’oxysulfure des chimistes, tandis que l’autre reste interposée dans la masse.
Le grillage étant moins prolongé pour le crocus que pour le foie, on conçoit qu’il doit contenir une, plus faible proportion d’oxvde.
SMu Verve d'antimoine .
(Oxysulfure demi-vitreux.)
Le verre d’antimoine, d’aspect vitreux, de couleur jaune hyacinthe, presque transparent, ne contient guère, sur 100, que 2 à 3 p. de sulfure et 89 à 90 p. d’oxyde. Le reste se compose principalement de silice.
Il est obtenu par le meme procédé que ses analogues, à cela s.ipréparatio près, que le grillage est infiniment plus prolongé, et que la matière est maintenue fondue assez longtemps, pour qu’elle enlève au creuset une notable portion de silice. Celle-ci, sans doute à l’état de silicate d’antimoine, rend le composé transparent et trèsincomplétementsoluble dans l’acide chlorhydrique concentré.
Observons que le foie, le crocus et le verre d’antimoine, renferment inévitablement les métaux étrangers que renfermait la matière mise en expérience , et varient de composition avec les conditions de leur préparation.
Les anciens pharmacologistes désignaient sous les mêmes dénominations, certains composés aujourd’hui sans usage et tous différents des précédents, qu’ils obtenaient par la calcination du sulfure d’antimoine avec le nitre.
Ces composés devaient contenir :
Du sulfate de potasse, DeFantimonite, j j nnf„gaA
Du sulfure de potassium , Et de rantimoniate, j e 1 liasse.
De Foxysulfure d’antimoine ,
Hu Kermès.
Outre celles déjà relatées, qui permettraient au besoin de ^propriété constater qu’il appartient au genre sulfure, et que sa base est
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l’antimoine, le kermès possède les propriétés suivantes : il est pulvérulent, d’un rouge brun, sans odeur, sans saveur, insoluble dans l’eau, soluble sans résidu dans l’acide chlorhydrique concentré et bouillant, en donnant naissance à du protochlorure d’antimoine, et à un dégagement de gaz sulfhydrique.
Peu de médicaments ont été l’objet de travaux plus nombreux ; car depuis Glauber, qui le découvrit vers 1700, il n’a guère cessé d’occuper les chimistes. De nos jours encore, MM. Gay-Lussac, Berzélius, Liébig, Robiquei, Ossian Henry, l’ont notamment pris pour sujet de leurs investigations.
Sa préparation. Décrivons d’abord ceux de ses procédés de préparation qui se pratiquent le plus habituellement 3 ensuite nous signalerons les avantages ou les inconvénients propres à chacun d’eux; nous comparerons la composition de leurs produits, pour enfin terminer par l’exposé des théories applicables aux opérations précédemment décrites.
Les procédés de préparation du kermès se peuvent réduire à quatre, qui consistent essentiellement :
1° A faire bouillir le sulfure d’antimoine dans une dissolution aqueuse de carbonnate de potasse, et de préférence de carbonate de soude, attendu que ce dernier fournit un produit d’une plus belle couleur; puis à filtrer, à laisser refroidir et à recueillir le dépôt.
Tel est le procédé de Cluzel renouvelé de ceux de Scheele et de la Ligerie.
2° A remplacer les carbonates alcalins par leurs alcalis caustiques ;
Tel est celui de Piderit.
3° A calciner un mélange de sulfure d’antimoine et de carbonate alcalin, puis à traiter par l’eau bouillante le produit de cette calcination ;
Tel est celui de M. Berzélius.
4° Et enfin, à calciner un mélange de sulfure d’antimoine, de carbonate alcalin et de soufre, puis encore à traiter par l’eau bouillante le produit de la calcination;
Tel est le procédé de Baurné, que le nouveau Codex repro-
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duit pour la préparation du korin ès, destiné aux usages de la médecine vétérinaire.
Thénard