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DU SULFURE DE CALCIUM

susceptible d’être fermé, les cristaux qui se sont déposés, on les y laisse égoutter, et on les enferme encore humides, dans des

flacons bouchant bien.

M. Gueranger a fait la remarque, que la cristallisation est singulièrement favorisée par la précaution de chasser, au moven d’une légère ébullition , l’excès de gaz sulfhydrique retenu dans les liqueurs.

Mais comme l’ébullition, d’après M. Félix Boudet, finirait par convertir le bisulfhydrate en suit hydrate neutre, ou le suifhydrate de protosulfure en simple sulfure, le mieux est de ne dépasser que le moins possible le point de saturation, et de ne pas avoir recours à l’intervention de la chaleur.

Mm JSmifmre sMe ealeirnwi sim €?msMeat?.

(Foie de soufre calcaire.)

Sous la dénomination de sulfure de calcium, le Codex prépare deux composés dont Ton est du protosulfure de calcium (Ca , S) coloré par un peu de charbon , l’autre un mélange de polysulfure de calcium , d’hyposullite de chaux, eide chaux.

Le premier provient de la calcination dans un creuset couvert, d’un mélange intime de quatre parties de sulfate de chaux, exempt de carbonate de chaux, et d’une partie de noir de fumée, auquel on ajoute quelques gouttes d’huile, destinées à lier les particules de matière pulvérulente.

Le sulfate de chaux contenant du carbonate , fournirait du protosulfate mélangé de chaux.

Il est blanc, opaque, de saveur à la fois hépatique et alcaline, peu soluble dans l’eau, et présente la propriété éminemment caractéristique des protosulfures alcalins, de ne pas laisser précipiter de soufre quand on le décompose par les acides.

Le deuxième s’obtient en mélangeant très exactement :

100 parties de soufre sublimé,

500 — de chaux hydratée,

500 — d’eau.

faisant bouillir jusqu’à ce qu'une portion de la matière versée sur une surface froide s’y prenne en masse, solide, homogène, et

coulant sur un marbre huilé.

Leur

préparation.

136 38e leçon.

Traité par Peau , il laisse un résidu considérable principalement formé de chaux.

La théorie de sa préparation seraitlareproduction de celle que nous avons donnée en parlant du persulfure de potassium. Les conditions de l’opération sont en effet les mêmes, puisque le soufre, Peau, et un oxyde alcalin interviennent, seulement les proportions réagissantes sont telles, qu’il se produit plutôt du protosulfure que du quintisulfure, et qu’il reste un excès de chaux.

Les composés sulfurés dont il vient d’être fait mention devront être conservés à l’abri de Pair. Son oxygène, son acide carbonique, son eau hygrométrique tendant à leur faire éprouver des altérations que trahissent leurs changements d’aspect, de saveur, etc., etc., et dont le résultat le plus constant est l’oxygénation du métal et celle du soufre.

Nous ne devons pas omettre de faire remarquer, que les auteurs ne sont pas d’accord relativement aux proportions de soufre et d’alcali qu’il convient d’employer à leur préparation. Certaines de celles que l’on a proposé de substituer aux proportions du Codex, auraient l’avantage de fournir des composés plus en harmonie avec les combinaisons définies des chimistes, cependant, pour ne pas être exposé à produire des médicaments de compositions et peut-être de propriétés dissemblables, il convient de se conformer aux prescriptions du Codex, ou du moins de ne point substituer aux siennes les préparations d’autres formulaires.

Mm Smïfmre île fer .

Le fer et le soufre se combinent en trois proportions, pour donner naissance à autant de sulfures, auxquels les chimistes assL gnent les formules suivantes :

Fe,S protosulfure répondant au protoxyde ,

Fe2,S3 sesquisulfure — -—sesquioxyde,

Fe,S* bisulfure.

Sous le nom de fer sulfuré magnétique, de pyrite magnétique , on connaît encore une combinaison toute particulière ade proto et de bisulfure.

Le sulfure des pharmacies ne correspond à aucun de ces sub

DU BISULFURE D ETAIN.

fures; on doit le considérer comme du protosulfure retenant interposée une notable portion de fer.

Il est noir, cassant, facile à pulvériser, soluble dans les acides SespiopriétéSa sulfurique et chlorhydrique, avec dégagement de gaz sulfhydrique et de gaz hydrogène, précisément parce qu’il contient plus de fer qu’il n’en faut pour constituer un prolosulfure, et avec dépôt de soufre quand la combinaison ne s’est pas convenablement effectuée.

Sa préparation.

PourTobtenir : chauffez doucement dans un creuset couvert, un mélange de 6 p. de limaille de fer et de 4 p. de soufre, lorsque la réaction qui se manifestera par une abondante émission de vapeurs sulfureuses et par une grande élévation de température, sera terminée ; vous chaufferez assez pour amener la fusion complète de la matière, et vous coulerez sur une plaque en fonte.

J9«c Ifisnifi uk'e gi’étmim* (Or mussif ou musif.)

(Sn,S>) =

) Etain, 735,290 i Soufre , 402,330

Des trois sulfures d’étain connus des chimistes, à savoir :

Sa

composition.

Le protosulfure , Sn,S Le sesquisulfure , Sn2,S3 Le bisulfure, Sn,S*

le dernier seul a de l’intérêt pour le pharmacien.

Il est d’un jaune d’or, brillant, de texture micacée, d’une fai- ses propriétés, ble densité, gras au toucher.

Pour le préparer, faites fondre dans un creuset en terre, à la Sa plus douce chaleur possible, 12 p. d’étain de Malaca, retirez du Prépa,atl0n* feu, ajoutez 6 p. de mercure, triturez, et quand l’amalgame sera formé, broyezde avec 7 p. de fleur de soufre et 6 de sel ammoniac : vous introduirez ce mélange , aussi homogène que possible, dans un matras en verre placé sur un bain de sable, vous chaufferez graduellement jusqu’à ce qu’il se manifeste des vapeurs blanches et une légère odeur de gaz sulfhydrique. À cette époque, vous maintiendrez la température stationnaire jusqu’à

cessation de toute vapeur, puis vous laisserez refroidir lentement.

Au fond du matras se trouvera du proîosulfure d’étain, de couleur de plombagine, en proportion d’autant plus considérable, que la chaleur aura été moins ménagée, et au-dessus de lui, du bisulfure en écailles jaunes, brillantes, que vous enlèverez avec précaution après avoir brisé le matras.

Le mercure en divisant l’étain, permet de le réduire en particules presque impalpables , et favorise sa combinaison avec le soufre. Le sel ammoniac, en ne laissant pas la température dépasser le degré nécessaire à sa propre vaporisation, prévient la transformation du bisulfure en proîosulfure; de plus, il communique au produit l’état spongieux, en se frayant un passage au travers de la masse, à l’état de vapeur.

La théorie indique que 100p. d’étain correspondent à 154 de bisulfure, mais il s’en faut que l’on en obtienne cette proportion. La majeure partie du métal est convertie en protosulfure.

La fusion de Tétai o avec du soufre, ne fournirait que des mélanges, et d’un autre côté le sulfure résultant de la décomposition d'une solution légèrement acidulée de bichlorure d’étain, par l’acide sulfhydrsque ou par les sulfhydrales neutres, diffère du bisulfure des pharmacies par sa teinte jaune pâle, sa solubilité dans l’acide chlorhydrique.

Me® Smtfwres et Oœysutfk wrc* tV antimoine.

Il existe trois sulfures d’antimoine :

Un protosulfure , Sb2,S3 correspondant à l’oxyde ,

— deutosulfure , Sb,S2 — à l’acide antimonieux,

— persulfure, Sb2,S5 — à l’acide antimonique.

Le dernier est sans usage en médecine, le second fait partie du soufre doré d’antimoine, le premier non-seulement est employé par le pharmacien à l’état de liberté, mais encore fait partie essentielle ,

Du foie de soufre ,

— crocus metallorum ,

Du verre d’antimoine , Et du kermès.

DU PROTOSULFURE D ANTIMOINE

JDw Protosulfure dT antimoine , ou Antimoine

er te.

(Sb2,S»>= |

Antimoine, 1612,900 Soufre, 603,495

Sa

composition.

Le protosulfure est solide, brillan t, gris bleuâtre, très fusible , ses propriétés, de texture aiguillée , solubledans l’acide chlorhydrique bouillant et concentré, avec dégagement de gaz sulfhydrique. La dissolution qui en résulte offre tous les caractères énumérés en traitant de l’oxyde d’antimoine.

La majeure partie de celui que l’on emploie, est obtenue en Sa purification, purifiant par voie de fusion le sulfure naturel. On le chauffe dans des pots en terre percés à leur fond d’un trou qui les met en communication avec d’autres pots placés en dessous. Le sulfure fond et coule dans les vases inférieurs, tandis que la gangue infusibîe reste dans les supérieurs.

Toutefois, comme le sulfure ainsi purifié retient presque constamment une certaine quantité de sulfure d’arsenic, le Codex, pour l’en priver, prescrit de le faire digérer, pendant huit ou dix jours, dans un flacon bouché , avec le double de son poids d’ammoniaque liquide, en ayant le soin d’agiter fréquemment, de laisser déposer ; de renouveler les affusions d’ammoniaque et les digestions, jusqu’à ce que les liqueurs décantées cessent de précipiter du sulfure d’arsenic par l’addition des acides en excès; de laver le résidu à l’eau distillée, et de le sécher. A la suite de ces opérations, le sulfure d’antimoine ne retient plus guère que des traces de sulfure de cuivre et de fer, provenant des minerais, et que l’ammoniaque n’a pu lui enlever.

Si l’on voulait obtenir un produit exempt de sulfures étran- Sa préparation, gers, on triturerait, dans un mortier en fonte, de l’antimoinepur avec la moitié de son poids de soufre; on fondrait le mélange dans un creuset de Hesse, quel’on tiendrait couvert; on le coulerait; quand la matière serait refroidie, on la pulvériserait; on la mélangerait avec la moitié de son poids de soufre, et de nouveau l’on chaufferait à l’abri de l’air, aeve le soin, vers la fin, de donner un coup de feu capable de volatiliser l’excès de soufre.

Leurs

propriétés.

Leur

prépara! ion.

140 38e LEÇON.

Sans la précaution de tenir le creuset couvert, une portion du soufre de sulfure pourrait être brûlée, et de là, au lieu de sulfure, de l’oxysulfure.

Sans celle aussi de répéter la calcination, il arriverait souvent le métal ne se saturerait pas de soufre.

On n’a nullement à craindre qu’il se produise un sulfure plus sulfuré que le proto, puisque les deuto et persulfures sont ramenés par la chaleur à l’état de protosulfure; et si l’on pense que de l’antimoine a pu rester à l’état métallique, on s’assure de sa présence, en traitant la masse pulvérisée par l’acide chlorhydrique bouillant. Le métal reste pour résidu.

100 gr. d’antimoine fournissent 137 gr. de protosulfure.

Mes Oapyswtfures

Le protosulfure et le protoxyde d’antimoine s’unissent dans le rapport de 2 du premier à 1 du second, et donnent naissance à une combinaison définie de couleur jaune , insoluble dans l’eau, susceptible d’être partagée par l’acide chlorhydrique faible, en protoxyde qui se dissout, et en sulfure qui ne se dissout pas.

Le foie d’antimoine, le crocus mètallorum ou safran des métaux, le verre d’antimoine, sont des mélanges de cette combinaison avec des proportions variables de protoxyde.

Mu Foie iVuutiwioiue et ilu Crocus metaëëoru&n.

Le foie d’antimoine est opaque, à cassure vitreuse, d’un rouge jaunâtre; il contient, d’après M. Thomson, 1 p. de sulfure et 4 d’oxyde.

Le crocus est opaque, à cassure vitreuse, doué d’un éclat métallique prononcé, brun à l’état de masse, d’un brun rougeâtre à l’état de poudre; il contient, d’après le même chimiste, 1 p.de sulfure et seulement 2 p. d’oxyde.

On les obtient l’un et l’autre en grillant à l’air le sulfure d’antimoine du commerce, préalablement réduit en poudre, jusqu’à ce qu’il ait perdu son brillant métallique, et soit devenu d’un gris de cendre; puis, fondant le produit dans un creuset en terre, et coulant.

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